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Lyon-Villeurbanne vs AS Monaco: les messages d'encouragement des fans de la Roca Team

A la veille du match 5 face à l’ASVEL, décisif pour le titre de champion de France de basket, les fans de la Roca Team espèrent que leur équipe se remobilisera après un dernier match désappointant.

Thibaut Parat Publié le 24/06/2022 à 11:05, mis à jour le 24/06/2022 à 12:15
A la fin du match 4, les mines étaient déconfites salle Gaston-Médecin. Dylan Meiffret

Au moment du coup d’envoi, ce mercredi soir pour un match 4 à guichets fermés face à l’ASVEL, la salle Gaston-Médecin s’est montrée incandescente. Le public y croyait dur comme fer, persuadé qu’aucun obstacle ne viendrait s’ériger entre la Roca Team et le trophée tant convoité de la Betclic Élite. Mais les premiers instants de cette confrontation capitale ont démontré le contraire. Et, quart-temps après quart-temps, l’excitation a laissé place au stress puis à des mines déconfites.

En s’inclinant 68-85 (lire notre édition de ce jeudi), les hommes de Sasa Obradovic s’infligent un ultime match 5 ce samedi à 20 h 30. A Villeurbanne, loin de leur antre de Fontvieille. "On est en mode yo-yo sur ces matchs de finale, regrette Younes Essabri-Biancheri, un supporter monégasque de 25 ans. Les matchs 1 et 3, nos joueurs ont montré de l’envie, de la solidarité, de la cohésion. Mais pour les matchs 2 et 4, je n’ai rien vu de tout cela. Ni en attaque, ni en défense."

"Dans la difficulté, pas le collectif pour se rassurer"

L’AS Monaco a pêché collectivement, comme le décryptait justement Yakuba Ouattara après le match, en conférence de presse. Une analyse partagée par les fans. "Individuellement, avec un Mike James et un Dwayne Bacon, on a peut-être la meilleure équipe d’Europe. Mais collectivement parlant, c’est du niveau départemental, souffle, sévère, Guillaume Giordano, un Monégasque de 41 ans. Dans la difficulté, on n’a pas le collectif pour se rassurer. Dans le premier quart-temps, les mouvements de ballon étaient trop rares."

 

Frustré par ce match 4, ce supporter n’en est pas pour autant rancunier et, ce week-end, il filera à l’Astroballe de Villeurbanne pour clamer sa passion au cinq du Rocher. Mais sans se hasarder à un pronostic. "On est capable de leur mettre 20 points comme d’en prendre 40. C’est quitte ou double. Celui qui arrive à prédire l’issue du match peut jouer à l’EuroMillions. La clef sera de mettre de l’intensité dès l’entame", insiste-t-il..

Conjurer le mauvais sort

Défaite à deux reprises en match 5, en 2018 face au Mans puis en 2019 face au rival villeurbannais, la Roca Team conjurera-t-elle le mauvais sort ?

Affirmatif, selon Patrice Attendoli, fan "numéro 1" de l’équipe. "Il n’y aura pas de spectre du match 5. Ces gars-là sont des professionnels, on les a recrutés pour gagner le Graal. Ils peuvent rivaliser avec l’ASVEL. Il faudra juste une grande motivation, une défense impeccable, et en vouloir au rebond pour l’emporter. Avec les 2,21 mètres de Youssoupha Fall en face, ça ne sera pas simple."

Ce fan de la première heure craint, aussi, l’étuve de l’Astroballe, une salle orpheline de climatisation. "Pour les joueurs, ça va être terrible avec les chaleurs du moment."

"Enivrante et frustrante"

Quel que soit l’épilogue de ce match 5, les supporters rouges et blancs n’oublieront pas le chemin parcouru cette saison, marquée par le retour au club du coach Sasa Obradovic, après une série de cinq défaites en EuroLeague. "Cette saison fut palpitante, enivrante, frustrante, énervante, résume Pascal Del Taglia, abonné depuis la remontée en Pro A. À tout bien tout honneur, il faut féliciter Sasa Obradovic, car il a hérité d’une équipe qu’il n’a pas construite, en plein doute et désorganisée, et a réussi a insufflé un ‘‘certain’’ esprit de groupe. La Roca Team a été perçue comme une grande équipe, redoutée des cadors.

 

Pour la saison prochaine, il est important de se concentrer sur le recrutement de tops joueurs ou de jeunes à forts potentiels français, afin de pouvoir s’appuyer sur eux et permettre des rotations équilibrées et donc plus nombreuses, notamment en Championnat de France."

Et, donc, de jouer les deux tableaux - français et européen - sans que les troupes finissent sur les rotules

"Je ne peux pas imaginer qu’il n’y ait pas une révolte et un coup d’éclat de la part de la Roca Team"

Au micro de Monaco-Info, il avait commenté la folle épopée de la Roca Team en EuroLeague, stoppée dans la fournaise de l’Olympiakos. David Cozette, ancien journaliste sportif reconverti dans l’hôtellerie, était ce mercredi à Gaston-Médecin pour le match 4 face à l’ASVEL.

Il nous livre son analyse avant le match décisif à Villeurbanne.

Votre analyse sur ces quatre matchs de finale face à l’ASVEL ?
Ils sont à l’image de la Roca Team cette saison, c’est-à-dire des hauts très hauts et des bas très bas. Elle est imprévisible. Quand on s’attend au pire on a le meilleur, et vice-versa. Cela arrive très souvent que sur de longues séries comme celle-ci, la vérité d’un jour ne soit jamais celle du lendemain. Il y a souvent de gros écarts dans un sens ou dans un autre. L’histoire du basket regorge de retournements de situation. Ce match 4 a beaucoup surpris. Le contexte était idéal. Le titre pouvait être fêté à la maison. Tout le monde a peut-être oublié qu’il fallait jouer un match et partir à la guerre.

Comment expliquer ces trous d’air ?
Ce mercredi soir, le manque de collectif était criant. C’était caricatural en fin de match : on voyait Mike James et Dwayne Bacon enchaîner les paniers, seuls contre le reste du monde. Ils ne pouvaient pas gagner sans jeu d’équipe. D’un autre côté, Mike James a, à lui tout seul, qualifié son équipe contre Strasbourg. Sans lui, à l’heure actuelle, elle serait déjà en vacances. Cette saison, ils ont gagné plein de matchs comme ça. Cette équipe monégasque bouleverse nos repères de basket. Mais face à l’ASVEL, ce mercredi, ça n’a pas suffi.

Le spectre des finales perdues peut-il jouer sur le mental des joueurs ?
Je ne pense pas. Quand on est capable, dans l’enfer de l’Olympiakos, d’être à deux doigts de gagner un match 5 d’EuroLeague, on doit être capable d’en remporter un de partout, et donc à l’Astroball face à une équipe de son niveau. Ce sont des compétiteurs. La Roca Team est une équipe qui fonctionne tellement à l’orgueil car son leader emblématique est un joueur très orgueilleux. Le fait qu’ils aient été blessés avec la défaite devant leur public, je ne peux pas imaginer qu’il n’y ait pas une révolte et un coup d’éclat de leur part. S’ils arrivent à se retrouver ensemble et à jouer sur cet aspect orgueil blessés, ils en sont capables.

Vous avez assisté au match 4 à Gaston-Médecin. Votre regard sur l’ambiance dans cette salle ?
Au coup d’envoi et lors des premières actions, je n’avais jamais connu une telle ferveur ici, même lors des anciennes finales de championnat de France jouées par Monaco.
On sentait les gens à cran et passionnés. Malheureusement, c’est vite retombé.

Que faudra-t-il de plus à la Roca Team, la saison prochaine, pour performer davantage ?
Que Mike James amène son pote Kevin Durant (rires). Même avec un coach de talent qui continue, Sasa Obradovic, même si l’équipe est renforcée par de forts joueurs d’EuroLeague, il ne faudrait pas penser que le final four en EuroLeague est déjà assuré. Il faudra une alchimie. La saison écoulée a été irréelle et marquée d’exploits. Je ne le souhaite pas, mais ce ne sera peut-être pas automatique l’année prochaine.

M.A. / Dir Com.

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