La Roca Team baptisera sa sublime nouvelle arène ce dimanche à Monaco

Le public découvrira ce dimanche la nouvelle configuration de la salle Gaston-Medecin, entièrement rénovée avec une jauge élevée à 4 600 places autour du parquet de basket-ball.

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Cédric Vérany Publié le 01/10/2022 à 19:05, mis à jour le 01/10/2022 à 19:25
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Exit les fauteuils en plastiques, les murs crépis et les barrières blanches. La salle Gaston-Médécin, bâtie en 1985 et restée dans son jus eighties fait peau neuve. Il fallait au moins ça pour la hisser au niveau de l’équipe de basket-ball nationale, dont elle est l’antre.

Depuis quelques semaines, beaucoup se demandaient ce qui se passait dans le cœur du stade Louis II où les grandes manœuvres étaient lancées pour transformer la salle entre deux saisons de championnat.

Présentée à la presse en primeur, l’enceinte totalement repensée sera dévoilée au public ce dimanche, pour le match à 17 heures qui opposera la Roca Team à Roanne. L’occasion de découvrir une arène très réussie tout en hêtre clair, ponctuée de garde-corps en verre qui compte « un tout petit peu moins de 4 600 places », précise Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur, heureux de voir ces travaux aboutir dans le temps imparti.

Treize semaines de travaux

En effet, le tour de force était de tenir le calendrier fixé en treize semaines de chantier entre le dernier match joué le 23 juin et celui prévu ce 2 octobre sur le parquet monégasque.

Outre l’esthétique et le confort, la nécessité de ces travaux était surtout légale. En rejoignant le championnat d’EuroLigue en 2020, le club monégasque se devait de respecter le règlement et de disposer de structures compatibles avec le cahier des charges des clubs européens concurrents. Notamment en haussant la capacité de spectateurs de leur salle.

 

La chose n’était pas aisée pour une enceinte vieillissante et incluse dans le mastodonte qu’est le stade Louis II sollicité toute l’année.

Il a fallu donc penser ce projet de salle fabriquée en usine (lire par ailleurs) qui ne restait plus qu’a adapté à l’écrin actuel pour réduire les délais de travaux au cours des mois d’été.

Rénovation efficace

Précédemment, le parquet avait été repeint, des rangées de fauteuils provisoirement ajoutés. Cette fois, la capacité de la salle a été presque doublée.

Sans possibilité de pousser les murs, de l’espace a été gagné en modifiant les pentes des gradins et en ajoutant des sièges dans les virages entre les tribunes. Un point esthétique qui uniformise l’arène et ses 3 600 fauteuils en bois clair, avec petit coussin blanc et gravure sur le dossier.

 

Le confort de l’assise a été bien pensé, la visibilité sur le terrain aussi. Les rangs demeurent tout de même un peu étroits. Une contrainte qui devrait par contre donner davantage d’électricité à l’ambiance les soirs de matches à enjeu. La loge princière elle, est restée à sa place, comme les deux travées de fauteuils rouges molletonnés - réservés aux VIP - en bordure de terrain.

La topographie du territoire monégasque fait que la Principauté ne devrait jamais disposer d’une aréna façon NBA pour loger son équipe nationale de basket-ball. Mais cette transfiguration de l’existant fait le job pour gagner en confort et modernité. « C’est un double exploit », estime Patrice Cellario, « de concevoir dans un lieu occupé une transformation de cette ampleur via un travail de conception et de préfabrication. Le tout dans un temps d’opération excessivement réduit pour que la Roca Team mène à bien sa saison sportive ».

Une enveloppe de 14 millions d’euros a été investie dans ce projet, ponctionnés dans les 355 millions d’euros destinés à rénover complètement le Louis II. À l’été 2023, ce sera le parquet de la salle qui devrait à son tour, subir un lifting complet.

Patrice Cellario l’a précisé, avec le sourire, en menant la visite de la nouvelle salle Gaston-Médécin, « nous n’avons pas enlevé le toit de la salle pour faire les travaux ». En clair, la configuration de l’espace, en rez-de-chaussée du stade Louis II a forcément contraint le chantier pour évacuer les anciens équipements et y loger les nouvelles structures. Dès la fin du mois de juin, les bulldozers ont pris la place des basketteurs dans l’arène. Des engins de démolition choisis « légers » pour ne pas heurter le parquet et grignoter progressivement l’ancienne structure.

Mises à nu les fondations étaient alors aptes à accueillir une ossature métallique conçue préalablement en usine pour coller aux côtés des quatre faces de la salle. Et tout a été assemblé sur place comme un Meccano géant, « avec les difficultés de transport et d’intégration dans le bâtiment », précise le conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur. L’affaire s’est jouée au millimètre notamment pour installer les deux tribunes latérales avec mezzanine qui bordent le parquet.

Une fois cette étape achevée, la pose des gradins et des sièges a pu démarrer à la fin de l’été. Là aussi les travées et les fauteuils en hêtre ont tous été usinés en amont, démontés puis remontés à Monaco. Une course contre la montre pour accueillir le public, ce dimanche, dans une enceinte transformée.

Depuis la loge princière, le panorama sur la nouvelle salle Gaston-Médécin s’ouvre sur une enceinte transfigurée. Manuel Vitali/Dir. Com..

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