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La finale de la Coupe de France de basket annulée sous pression des joueuses

Mis à jour le 18/09/2020 à 17:17 Publié le 18/09/2020 à 17:15
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Illustration. Photo pixnio

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La finale de la Coupe de France de basket annulée sous pression des joueuses

Les heures de discussion en matinée n'auront pas suffi: la Fédération française de basket (FFBB) a été contrainte par les joueuses de Bourges et de l'Asvel à annuler la finale de la Coupe de France, qui aurait dû se tenir vendredi 18 septembre à Bercy, après quatre cas de Covid-19 dans les deux équipes.

"Le match ne se jouera pas ce soir. Je regrette cette décision. C'est, je pense, une décision des joueuses des deux équipes."

En quelques mots prononcés lors d'un point-presse à Bercy vendredi en début d'après-midi, le président de la Fédération française de basket Jean-Pierre Siutat a résumé, avec une certaine émotion dans la voix, une intense matinée de négociations entre les clubs, la Fédération et la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu, qui devait assister au match dans la soirée.

"Je voulais remercier la ministre déléguée aux Sports d'être venue ce matin pour porter un message très positif sur la forte volonté du gouvernement, de la Fédération, des Ligues et des clubs, de reprendre le jeu et la compétition", a-t-il ajouté.

Un message resté vain auprès des joueuses des deux équipes finalistes.

"En accord et avec le soutien de leurs staffs techniques et leurs dirigeants, elles ont décidé de ne pas jouer cette rencontre. Une décision forte et responsable, guidée par l'intérêt primordial de la préservation de la santé de celles-ci", déclarent les deux clubs dans un communiqué commun.

Quatre cas positifs

Trois cas positifs avaient été détectés pour le Tango et un pour l'Asvel en amont de la finale à Bercy. Dans cette situation, la FFBB prévoit de réunir un groupe sanitaire fédéral qui doit se prononcer sur la tenue de la rencontre. Un report n'est pas automatique.

"Malgré les nombreuses sollicitations de la part des deux clubs et du Syndicat National des Basketteurs (SNB), les critères du protocole qui ont motivé cette décision n'ont pas été précisés", ont regretté Bourges et l'Asvel.

"La ministre a dit que ce protocole, c'est une règle qui permet de favoriser le jeu et pas au contraire quelque chose qui l'empêche", a souligné le président Siutat.

Jeudi en fin d'après-midi, la FFBB avait décidé de maintenir le match vendredi soir (20h30). Mais les joueuses ont émis de fortes réserves sur le fait de jouer ce match, qui était censé marquer le retour du basket français féminin après plus de six mois de pause à cause au Covid-19.

A fortiori, il s'agissait du premier événement organisé avec du public à Bercy, depuis le confinement de la mi-mars.

Risque de sanctions financières

"C'est très difficile ce qui a été décidé aujourd'hui. Je respecte bien évidemment la crainte que peuvent avoir les joueuses sur le match. Mais ça va être ça tous les jours. J'ai tout fait pour que cette saison redémarre. Je ne sais pas, sincèrement, si cette saison va redémarrer", a regretté le président de la Fédération, évoquant "un vrai choc".

L'annulation de la rencontre, où plus de 2.500 spectateurs (sur une jauge de 5.000 loin des 15.000 possibles à Bercy) étaient attendues, représente un coût "sec" pour la Fédération: 300.000 euros selon Jean-Pierre Siutat, "sans les répercussions indirectes".

Dans un communiqué, la Fédération a évoqué un "forfait des deux équipes" et selon ses règlements en vigueur, "en cas de forfait d'une équipe, lors d'une rencontre de Championnat, Challenge, Coupe, Tournoi, Sélection, le club défaillant s'expose au remboursement des divers frais d'organisation engagés inutilement par un tiers organisateur et à une pénalité financière à son encontre prononcée par la Commission Fédérale des Compétitions".

Cette décision intervient à une semaine de la reprise de la Ligue féminine.

"J'espère que l'on va pouvoir démarrer. Il faudra bien à un moment donné que l'on décide quelque chose", a expliqué Jean-Pierre Siutat. "Il faut vivre avec, certainement jusqu'aux Jeux olympiques. Ca veut dire qu'il faut savoir prendre un minimum de risques", a-t-il conclu.

Les deux clubs "espèrent que cette décision permettra de définir un cadre précis, partagé avec l'ensemble des acteurs. L'objectif premier est de réunir les conditions nécessaires pour un retour au jeu serein."


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