"Cette soirée, on s'en souviendra": le président Eric Elena revient sur la qualification historique du MBA en quart de finale de la Coupe de France

Après la qualification historique en quart de finale de Coupe de France décrochée mercredi à l’Annonciade, Éric Elena, président du MBA, est revenue sur cette folle soirée mais pas que…

Adrien Santucci Publié le 02/12/2022 à 16:34, mis à jour le 02/12/2022 à 18:50
Pour le président, le MBA "peut apporter beaucoup" au basket. Photo Jean-François Ottonello

Le MBA est en quart de finale de la Coupe de France après avoir sorti les Flammes Carolo au terme d’un dernier quart-temps de dingue remporté 27-9 pour coiffer au poteau les pensionnaires de Ligue féminine (77-72).

Un exploit majuscule réalisé par les Monégasques, après celui du tour précédent contre Toulouse au prix déjà d’une incroyable remontada. Ce club n’est décidément pas comme les autres, et montre semaine après semaine que rien ne lui fait peur, avec un groupe soudé et uni. Éric Elena est sans aucun doute un président heureux, et mesure un peu plus le chemin parcouru.

Même si comme toujours, il a le regard porté sur l’avenir. Certainement sa plus grande force.

Si on vous aviez dit 12 ans en arrière que vous vous retrouveriez en quart de Coupe de France après avoir sorti deux équipes de Ligue…

On m’a fait remarquer quelque chose d’encore plus fou, c’est que nous sommes à trois matchs d’une qualification en Coupe d’Europe. 12 ans en arrière, quand on était en pré-excellence, ce n’était pas envisageable. Ce qu’on a fait c’est vraiment énorme. Nous sommes en train de construire une véritable équipe, et quand je vois la rage des filles sur le terrain, je me dis qu’on a des beaux jours devant nous. Mais il faut garder les pieds sur terre.

Comment avez-vous vécu ce match mercredi? Encore un scénario fou…

Je savais que la marche était haute, mais je croyais en mes filles malgré cette première période qui a montré la différence entre une équipe de Ligue et une autre de Ligue 2. Je ne voulais juste pas qu’on se prenne une gifle. Et quand j’ai vu la dynamique s’inverser dans un quatrième quart-temps complètement fou, je me suis dit qu’elles n’allaient pas faire ça quand même ! Les Flammes Carolo n’avaient tout simplement plus de solution à la fin, ce qui veut dire beaucoup. Cette soirée, on s’en souviendra! On attend maintenant le tirage avec impatience avec l’espoir de recevoir un grand nom du basket français comme Bourges, Basket Landes ou l’Asvel.

L’apprentissage dans le monde professionnel se passe plutôt bien pour le MBA avec également un bilan équilibré en Ligue 2 (3v-3d)?

Oui je pense que nous sommes pas trop mal même si au début, d’un point de vue extra-sportif, c’était compliqué avec la fédération car c’était un monde auquel on n’était pas spécialement préparé. Sur le terrain, l’entame de saison est plutôt satisfaisante et on montre que Monaco a sa place. On sait qu’il y a quelque chose à faire, et les filles veulent s’en donner les moyens. Nous sommes dans la bonne direction, avec de la communion, du plaisir et une passion certaine. En Ligue 2, on remarque que tout est possible, que ce soit au niveau des montées et du maintien. C’est un championnat très homogène.

Comment voyez-vous les choses à moyen terme pour le basket féminin à Monaco?

À moyen terme, j’ai tenté un rapprochement avec l’ASM. J’ai fait une première proposition équilibrée qui a été refusée. J’en prépare une seconde mais je ne suis pas forcément optimiste quant au retour. La chose qui est certaine, c’est que nous n’irons pas sans garantie, et pour le moment, elle ne souhaite pas nous en donner. L’avenir du basket féminin ? Si on se maintient, j’espère que le gouvernement sera encore derrière nous, et que quelques partenaires puissent nous permettre de se stabiliser à ce niveau. Et un jour pourquoi pas la Ligue Féminine ? Le sport féminin à Monaco mérite ça, et je pense que le MBA peut apporter beaucoup.

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