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Basket: l'AS Monaco chute en 4e manche de la finale du championnat de France face à l'ASVEL

Empruntée et dominée par l’ASVEL, la Roca Team a raté la balle de match pour son premier titre de champion de France ce mercredi soir. Il reste la 5e manche, ce samedi, mais elle se disputera à Villeurbanne.

François Paturle Publié le 23/06/2022 à 05:01, mis à jour le 23/06/2022 à 10:35
Alpha Diallo face à la muraille Youssoupha Fall. Photo Dylan Meiffret

Les regrets ne servent pas à grand-chose, surtout qu’il reste une 5e manche à disputer samedi à l’Astroballe. Où tout restera possible ; non seulement pour glisser une formule passe-partout, mais cette Roca Team est totalement déroutante... Puisse-t-elle le rester jusqu’au bout, dans le bon sens cette fois-ci.

Ce mercredi soir, l’occasion de faire la fête, une fois pour toutes, était énorme, avec cette balle de match et de titre face à l’ASVEL dans une salle Gaston-Médecin encore à guichets fermés, et pleine d’attente, de ferveur au coup d’envoi... Sasa Obradovic n’avait eu de cesse de souligner l’importance de l’entame pour ne pas remettre en selle l’ASVEL.

Or, Monaco, au début, a tout raté. À côté de ses baskets, comme tétanisé. Pas un shoot, pas un rebond, aucun rythme et surtout, pas une passe. Aucun liant. Monaco n’a pas mis le contact A en perdre la boule. 28-2 d’évaluation pour l’ASVEL à la fin du QT1 et 19-9 au tableau d’affichage. L’ASVEL, qui accuse aussi la fatigue, a profité du cadeau précieux. Le champion en titre est monté en régime, William Howard a rentré des 3-pts à (très) longue distance.

 

TJ Parker a pu gérer les deux fautes du génie Okobo. Monaco, parvenant à équilibrer le débat dans le QT2, n’était pas largué à la pause (28-41).

James, 34 points en soliste. Photo Dylan Meiffret.

Marcos le bourreau

Mais Marcos Knight, l‘ancien monégasque, a joué les bourreaux. Scoreur dans toutes les positions, lui le taureau de l’EuroCup (39-63, 30e).

Le baroud d’honneur de Mike James, à la fin, ne pouvait suffire. 34 points pour MJ, mais deux petites passes à l’arrivée. Le soliste n’a pas joué les guides. Boutsiele est passé à côté. Thomas n’a pas pu jouer les sauveurs.

"On les a mis en confiance d’entrée, exactement ce qu’il ne fallait pas faire, a regretté Yakuba Ouattara. Au début, ils ont attaqué la raquette, ensuite ça roulait pour eux ; ils ont pu prendre des risques et se montrer adroits de loin".

"On est retombés dans nos travers ce soir, c’est le combat de toute la saison. Quand on joue de manière individualiste, on se met dans la difficulté. Quand on évolue en équipe, on est dur à jouer".

 

"On ressent beaucoup de frustration, surtout à cause de la manière dont on a perdu, a ajouté l’international français. On n’a pas fait honneur à nos fans. C’est dès l’entame qu’il faut avoir le couteau entre les dents".

Insondable Roca Team. Sasa Obradovic l’avoue lui-même depuis un moment : son équipe le rend fou parfois.

"Non, je n’arrive pas à comprendre, a glissé le coach serbe. On a un plan, une préparation mentale, et on déjoue, on s’égare au premier impondérable. Et au lieu de se regrouper, on s’éparpille. C’est dur. Mais on doit tourner la page. On n’a pas le choix. Cela peut encore être très différent samedi".

Monaco a deux jours, cette fois, pour se mettre dans la peau d’une équipe le dos au mur, ce qui lui réussit mieux. Ce mercredi soir, le podium est resté dans sa housse et le trophée de champion a repris la route de Lyon.

A Monaco de refuser que les paillettes de la désillusion lui retombent encore dessus samedi à l’Astroballe.

Offre numérique MM+

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