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Basket : la Roca Team, c’est fou

Mis à jour le 28/12/2015 à 08:06 Publié le 28/12/2015 à 08:03
Adrian Uter, dans la peinture (ici f	ace à Watkins), a remporté le duel des poids lourds.

Adrian Uter, dans la peinture (ici f ace à Watkins), a remporté le duel des poids lourds. (Photo Cyril Dodergny)

Basket : la Roca Team, c’est fou

Dans une salle à guichets fermés, l’AS Monaco a renversé l’ASVEL et fait chavirer les cœurs...

Tout a commencé par un clapping général, lancé par le speaker avant le premier entre-deux et repris par un public debout, dans une salle à guichets fermés. Il fallait se pincer, on était bien à Monaco, où la balle orange est en train de faire le buzz, au-delà des espérances les plus folles des dirigeants ukrainiens de l’ASM, à la barre d’un club qui jouait encore devant des tribunes vides en N1M (3e division) il y a deux ans. Drôle de réchauffement climatique !

Il faut dire que la Roca Team fait tout pour s’attirer les suffrages : en battant (l’ex) coleader, Villeurbanne, le promu, qui termine l’année à la 2e place, signe le tour de force de rester invaincu à domicile (8 sur 8). Prise dans la tornade d’un 3e QT de dingue (29-16), l’ASVEL a subitement cédé alors qu’elle pensait, à la pause, tenir le contrôle des opérations.

Andersen façon Euroligue, Lang à distance, Kahudi inspiré, Villeurbanne, sans briller (et sans son meneur Meacham, blessé) mais pas meilleure défense de Pro A pour rien, a contenu pendant 20 minutes des Monégasques dans le dur, privés d’adresse extérieure (1 sur 7 en 1re période) mais affichant déjà la volonté de ne pas céder.

Exemple : Amara Sy, ultra-motivé face à son ancien club, qui arrachait un ballon dans les mains adverses pour adoucir l’addition au buzzer (32-38 à la pause). « Dans les têtes, ce panier a peut-être relancé Monaco », a concédé le shooteur de l’ASVEL, Nicolas Lang.

«Yak», pêche d’enfer

Au retour des vestiaires, tout a donc basculé. Un 6-0 d’entrée, une grosse défense, des ballons volés, du jeu rapide, des trois points, les passes de Drew, les jambes insolentes de Ouattara (même pas peur, face aux 2,13m d’Andersen), la puissance d’Uter... L’ASVEL s’est retrouvée dans les cordes, Akpomedah est rentré dans la danse au T3 (2 sur 2), imité par Gladyr et Amara Sy. A la question du rebond, l’ASM a répondu en équipe, luttant sur tous les ballons.

L’ASVEL, dans le QT4, a tenté un retour (66-60), mais la foi monégasque était la plus forte, à l’image d’un «Yak» Ouattara affichant décidément une pêche d’enfer, des deux côtés du terrain. Dans son petit volcan, la Roca Team a fait chavirer les cœurs. Trois jours après le départ à Malaga de son meneur All-Star DeMarcus Nelson, il fallait le faire. Et c’est désormais officiel, l’ASM est d’ores et déjà qualifiée pour la Leaders Cup (les 8 premiers de la phase aller), en février à Disney.

Amara Sy : « Notre plus belle »

Amara Sy (AS Monaco) : « C’est notre plus belle victoire à ce jour. À la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait se libérer en attaque. On s’est lâché, le public a suivi et on a repris confiance. J’ai un rôle différent, il y a des jeunes qui poussent comme Yakuba (Ouattara), c’est dans l’ordre naturel des choses.
Yakuba ? Il est exceptionnel, dans le jeu, dans l’attitude. Il peut encore aller plus haut. Il est notre joueur le plus régulier depuis le début de saison».

JD Jackson (entraîneur de Villeurbanne) : « Monaco a ajusté son jeu à la mi-temps, Uter a un peu régné, Andersen a ressenti la fatigue, Akpomedah a été très réaliste à trois points. Akpo, on ne le voit pas jouer tous les soirs , mais on sait qu’il est capable de rentrer ce genre de paniers. Avec la sortie rapide sur blessure d’Alex (Chassang), on a joué plus petiot. On aurait pu l’emporter, il n’y a pas de crise et la trêve sera la bienvenue pour nous. Monaco ? Ils jouent très bien chez eux, avec de la profondeur de banc, un bon collectif, ils ont mérité leur victoire. Pour le titre, il y a beaucoup d’équipes dans la course, Monaco fait partie du lot mais la route est encore longue ».

Zvezdan Mitrovic (entraîneur de Monaco) : « Monaco a joué sans Nelson (parti à Malaga, ndlr) et Villeurbanne sans Meacham. On a débuté en ressentant de la pression, on a raté à trois points, mais le public nousa donné l’énergie pour jouer très agressif. On a fait une press tout terrain, on a volé des ballons, trouvé du jeu rapide. On a joué avec la bonne attitude et je suis très heureux de la façon dont on a fini l’année. La question du meneur de jeu ? Drew, c’est sa première année en Europe, ce n’est pas si facile. Mitchell, Il n’avait pas joué depuis deux mois, l’entraînement ne remplace pas tout. On va se poser avec les dirigeants, réfléchir à la possibilité de prendre un nouveau joueur. Jouer pour le titre en juin prochain ? En Pro A, beaucoup d’équipes ont leur chance, c’est l’intérêt. Mais on a encore beaucoup à apprendre. Il faut garder les pieds sur terre, finir dans le top 8 et arriver en bonne forme aux play-off. Terminer l’année dans les 2-3 meilleures équipes, c’est au-delà des espérances du début. Il était important d’engranger car on aura des déplacements difficiles au retour. Et le Limoges que l’on va recevoir (le 16 janvier) sera plus fort que le Limoges d’aujourd’hui ». F.P.


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