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Basket: Gladyr, la providence de l'AS Monaco

Mis à jour le 25/05/2016 à 05:07 Publié le 25/05/2016 à 05:07
Sergii Gladyr, davantage qu’un sixième homme !

Sergii Gladyr, davantage qu’un sixième homme ! Jean-François Ottonello

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Basket: Gladyr, la providence de l'AS Monaco

L'ailier monégasque, en fusion, a une énième fois réalisé un travail de sape conséquent

Du Stakhanovisme dans la plus pure tradition. Sergii Gladyr, le sixième homme de Mitrovic, a été omniscient. Dans un acte 2 à suspense où la force de caractère monégasque a primé, l'international ukrainien s'est livré corps et âme.

Etonnant ? Pas vraiment.

Gladyr et son 1,96m, rarement dans le cinq de départ cette saison (2 fois en 38 matchs) est du genre accrocheur.

Catalogué comme shooter à son arrivée en Principauté à l'été 2015, le joueur de 26 ans se plaît sous les cercles. Tel un guépard jaillissant sur sa proie, l'ex-nanterrien (2013-2014 où il remporta la Coupe de France) décolle et récolte.

Encore six rebonds hier soir devant l'ASVEL (avec 11 points, 5 fautes provoquées et 3 interceptions). Un charisme fort capable d'emmener dans son sillage ses compères. Et faire des misères aux Villeurbannais.

Au point même d'enflammer les gradins de Gaston-Médecin d'où sont descendus des « Gladyr, Gladyr ! ».

Il faut dire que le transfuge de Nancy au dernier mercato estival, sait s'attirer les faveurs du public. C'est lui qui a remis la Roca Team en tête après le repos (42-43 puis 47-43, 25').

Le numéro 13 floqué sur son dos est loin de lui porter malheur. Son shoot magistral dans le corner, à 58 secondes du terme, alors que l'antre monégasque ressemblait à une souffrière, est venu guider tout un groupe (59-61 puis 62-61, 40').

« Il a été exceptionnel ce soir (hier), savourait Mitrovic après-coup. Sergii nous a mis sur le chemin de la victoire avec ce tir. »

Une explosion de joie d'un côté, une claque sur le visage de l'autre.

L'ASVEL avait plutôt la gueule de bois au sortir des vestiaires. Si pour Livio Jean-Charles « ce shoot fait très mal », pour Edouard Choquet, il inverse totalement la tendance : « On tenait le match jusqu'à ce moment là. »

L’humilité, un leitmotiv

Et concernant le principal intéressé ? Il est arrivé en badinant dans l'espace presse. Le sac sur le dos, juché sur sa trottinette. Féroce sur les planches et relax en dehors.

Mais surtout dans la retenue : « Il y a surtout une énorme passe d'Adrian (Uter) et je prends le shoot tout simplement. Tout le monde était heureux et m'en a parlé dans le vestiaire. »

Seul fausse note au tableau, les quatre fautes personnelles de ce géant de l'Est, contraint à squatter le banc plus que de raison.

Marié à une compatriote championne olympique d'escrime, Sergii Gladyr admettait ce léger faux-pas :

« J'ai été très frustré. Mes réactions, dans ce contexte de play-offs ont été un peu exagérées (il a notamment pris une faute technique). Maintenant, si nous perdons nos deux prochains matchs, mon shoot n'aura servi à rien. »

Réaliste. J.D Jackson, le coach de l'ASVEL risque de longtemps ressasser le cauchemar Gladyr. Le museler sera l'une des priorités à l'Astroballe. Et dire que l'Ukrainien n'a passé que 16 minutes sur le parquet hier soir...

Offre numérique MM+

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