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PHOTOS. Randonnée de Sainte-Agnès à la cime de Baudon pour une vue à 360°

Mis à jour le 31/10/2019 à 17:15 Publié le 09/11/2019 à 09:30
Sainte-Agnès est le village littoral le plus haut d’Europe.

Sainte-Agnès est le village littoral le plus haut d’Europe. Getty Images

PHOTOS. Randonnée de Sainte-Agnès à la cime de Baudon pour une vue à 360°

Prendre de la hauteur à deux pas de la mer? C’est possible à Sainte-Agnès, village perché entre Peille et Menton, qui du haut de ses 780 mètres d’altitude est le village littoral le plus haut d’Europe. Oserez-vous aller encore plus haut à la cime de Baudon?

Si vous aimez la randonnée, l’eau et l’altitude, vous envisagerez sans doute une balade dans le Mercantour et ses innombrables lacs. Sans quitter le littoral, vous retrouverez ces trois paramètres à la cime de Baudon.

Répertoriée dans la catégorie difficulté moyenne sur les sites de randonneurs, l’excursion au départ de Sainte-Agnès mérite amplement son statut.

Elle pourrait même prétendre à une accession au rang supérieur. Car, dès le départ de la petite chapelle Saint-Sébastien à Sainte-Agnès, la raideur du sentier est éreintante. Le premier panneau qui annonce la direction vers la cime de Baudon sera aussi le dernier.

Il prévoit une ascension de deux heures et vingt minutes. Pour le reste du trajet, le balisage jaune sera votre unique repère. Très vite, le rythme cardiaque s’accélère jusqu’à avoisiner les cent quatre-vingts pulsations par minute.

Par bonheur, la pente s’adoucit et le second souffle finit par arriver. Après moins d’une heure d’ascension et quelques passages sinueux, la clairière du Pas de la Piastre s’offre à vous.

Profitable aux marcheurs, elle correspond à un replat idéal pour imaginer une pause avant d’entamer la deuxième moitié du parcours. La montée se fait plus pentue et la balade qui était jusqu’alors une marche sportive s’apparente désormais à une session d’escalade.

Les obstacles rocheux concèdent tout de même quelques prises d’appuis qui rendent réalisable leur franchissement. Si vous vous pensez perdus en n’ayant pas rencontré d’indications directionnelles depuis longtemps, c’est que vous êtes sans doute sur le bon chemin.

Leur fréquence d’apparition et la pâleur des tirets jaunes rendent, en effet, leur visibilité presque insignifiante. Le plus dur semble être fait lorsque le sommet se dessine. L’odeur d’excréments laisse présager une présence animale.

Quelques mètres plus loin, un troupeau de chèvres peu farouches a investi la ligne de crête. L’arrivée au replat sommital de la cime de Baudon, par la soudaineté du panorama et la beauté des paysages, du bleu de la Méditerranée au vert de l’arc alpin, enthousiasmera le marcheur.

Et si vous aviez chaud au départ de Sainte-Agnès, il se pourrait que vous réajustiez la fermeture Éclair de votre veste tant l’air a rafraîchi l’atmosphère.

Pour le retour, il suffit d’aborder avec prudence le chemin en sens inverse. Votre instinct vous conduira sans doute à délaisser le sentier initial au profit d’une descente moins abrupte, allongeant très légèrement la distance.

Lorsque vous retrouverez le lieu du départ, vous aurez les jambes alourdies par sept kilomètres d’effort et l’esprit aéré par trois heures de bonheur dépaysant.

La cime de Baudon.
La cime de Baudon. Photo C. Migoule

Château de Sainte-Agnès, vigile vivace

En 1932, l’armée française a choisi Sainte-Agnès comme point hautement stratégique. Quatre-vingts ans plus tard, les vestiges du château font toujours la fierté des Agnésois.

Ouverte au public toute l’année, la forteresse abrite sur le versant sud, un petit jardin médiéval, qui faisait jadis, par ses plantes et ses fruits, office d’épicerie et de pharmacie.

Un itinéraire de visite y a été aménagé, balisé par des panneaux explicatifs, qui mène, après le franchissement d’une trappe, au point le plus haut du château, véritable poste d’observation.

Avec une vue à 360°, se révèlent sous nos pieds, entre autres, la baie de Menton et la vallée du Borrigo. En vous retournant, vous apprécierez le coup d’œil aux collines avoisinantes et aux premiers massifs du Mercantour.

La descente vers le village mérite un détour par le fort militaire. Ultime rempart de la ligne Maginot, l’édifice érigé en 1938 permit d’empêcher les Italiens, ennemis d’alors, de franchir Menton.

Il est entièrement souterrain, avec deux mille mètres carrés de galeries qui s’enfoncent sous plus de cinquante-cinq mètres de roches. Pas étonnant donc de voir figurer la commune agnésoise au classement des plus beaux villages de France.

Avec ses ruelles pavées enjambées de voûtes, Sainte-Agnès a tout le charme pittoresque d’un village médiéval. Année après année, les visiteurs ne semblent pas se lasser de ce balcon ouvert sur la Méditerranée...


Fort de la ligne Maginot - Sainte-Agnès.
1, place du fort. Ouvert uniquement le samedi et le dimanche matin du 1er octobre au 30 juin. Visite guidée uniquement les après-midi
à 14h30 et 16h. Tarifs: de 3 à 6€.
Rens. 04.93.35.84.58. www.sainteagnes.fr

Le château de Sainte-Agnès.
Le château de Sainte-Agnès. Photo C. Migoule

à partir de 1 €


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