Notre essai de la Peugeot 408, la berline qui ringardise les SUV

Entre berline et SUV, la Peugeot 408 invente une silhouette inédite. Est-elle vraiment si novatrice? Réponse au volant dans les environs de Barcelone.

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Denis Carreaux Publié le 27/11/2022 à 18:11, mis à jour le 27/11/2022 à 18:18
La nouvelle Peugeot 408 casse les codes avec sa silhouette élancée, entre grande berline et SUV. Photo Peugeot

Quoi de neuf?

Elle en jette, cette 408! Posée face à la Méditerranée dans les jardins d’un grand hôtel de la Costa Dorada, la nouvelle Peugeot se la joue un brin hautaine dans sa magnifique robe Bleu Obsession.

Caisse rehaussée, calandre spectaculaire, lignes sculpturales et logo proéminent: on aimera ou on détestera. En tout cas, la nouvelle lionne ne laissera pas indifférent.

À mi-chemin entre 308 et 3008, cette grande berline de 4,69m (seulement 6cm de moins qu’une 508) sort des sentiers battus. Lignes acérées, détails esthétiques originaux comme ces "oreilles de chat" au sommet du hayon, elle ne manque pas de charisme.

Certains choix esthétiques surprennent, à l’image de ces jantes quasiment pleines (optionnelles sur GT) aussi futuristes que celles du Renault Espace 2000-1 de...1987.

La nouvelle Peugeot 408 casse les codes avec sa silhouette élancée, entre grande berline et SUV. Photo Peugeot.

À bord

Moderne et bien fini, l’habitacle de la 408 reprend la planche de bord de la 308, son fameux "i-cockpit", son petit volant et son système multimédia perfectionné.

La 408 offre beaucoup plus d’espace aux passagers arrière que sa petite sœur et son coffre est plus grand. (536l sur les versions thermiques, 487l sur l’hybride à cause des batteries)

La nouvelle Peugeot 408 casse les codes avec sa silhouette élancée, entre grande berline et SUV. Photo Peugeot.

Au volant

Sur les larges rubans autoroutiers des environs de Barcelone, le premier contact est excellent. Qualité d’amortissement, tenue de cap, silence royal, relances franches, la 408 est une grande routière.

Si le passage entre thermique et électrique se fait en douceur, il faut veiller à bien rester en mode hybride, sous peine de vider les batteries trop vite.

Routes de montagne et longues courbes, la conduite est apaisante et le comportement rigoureux en dépit du poids conséquent de cette version hybride qui se rappelle à vous dans les virages serrés et de l’absence de vrai mode manuel de la boîte EAT6 un peu frustrante en conduite sportive.

Très techno, la 408 intègre une trentaine d’aides à la conduite, mais a pensé à simplifier...leur déconnexion. Curieux sur le papier, mais en définitive plutôt utile au quotidien.

Côté finances

Originale, avec son style très personnel qui ringardise les SUV, la Peugeot 408 est ambitieuse. Ses tarifs aussi. Au sommet de la gamme, la version hybride 225 ch GT de notre essai est facturée 51.400 euros.

On pourra lui préférer la définition 180 ch, qui ne perd pas grand-chose en performances et coûte tout de même 1900 euros de moins (49.500 euros) pour une autonomie électrique équivalente, jusqu’à 64km selon le constructeur.

En entrée de gamme, Peugeot propose une unique motorisation thermique (PureTech 130 ch), à partir de 37.350 euros. La gamme 408 devrait s’élargir rapidement, notamment avec une version 100% électrique (très) attendue en 2023, encore plus en phase avec le statut de cette auto dont Peugeot espère bien faire un phénomène de mode.

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