Rubriques




Se connecter à

Comprendre le développement durable en 7 questions

Le développement durable est la notion qui définit le besoin de transition et de changement dont a besoin notre planète et ses habitants pour vivre dans un monde plus équitable, en bonne santé et en respectant l’environnement. Voici 7 questions pour tout comprendre.

Le développement durable est une notion qui est née dans les années 1960 avec les premières critiques du mode de croissance productiviste. iStock

1. Quand a commencé le développement durable?

Le développement durable est une notion qui est née dans les années 1960 avec les premières critiques du mode de croissance productiviste. Le Club de Rome, club d'industriels fondé en 1968, est à la tête de ce mouvement. Les années 1970 sont marquées, quant à elles, par de grandes catastrophes écologiques et industrielles. Parmi elles, on compte celle de Seveso, un village italien et sa région, contaminés par le nuage toxique d’une usine chimique en 1976, ou le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz, en 1978, détruisant faune et flore de la côte bretonne. La question des limites se pose: jusqu’où l’industrialisation doit-elle aller? La prise de conscience est bien là: le développement économique ne doit plus se faire à l’insu de l’environnement. C’est en 1987 que l’expression “développement durable” apparaît pour la première fois, dans le rapport Brundtland rédigé par la Commission mondiale pour l’environnement et le développement de l’ONU, intitulé Notre avenir à tous

2. A quoi sert le développement durable?

Le développement durable est l’idée que les sociétés humaines doivent vivre et répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Son principal objectif est d’améliorer les conditions de vie des êtres humains sans qu’il y ait des effets néfastes sur l’environnement. L’approche du développement durable repose donc sur trois dimensions: économique, social et environnemental.

Le développement durable est l’idée que les sociétés humaines doivent vivre et répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. iStock.

3. Comment intégrer le développement durable aux entreprises?

Désormais, de plus en plus d’entreprises sont contraintes d’adopter les principes du développement durable dans leurs activités. Il existe par exemple des lois qui obligent les entreprises à mesurer leurs impacts environnementaux et à les rendre publics, ce qui les incite à adopter des pratiques plus écologiques. Ainsi, beaucoup d’entreprises doivent gérer leurs productions en fonction des principes du développement durable. L'objectif: améliorer leur impact sur la planète, sur l’économie et sur la société. Mais c’est aussi le cas des institutions publiques et de tous les autres acteurs. Ces pratiques “durables” dans l’entreprise sont ainsi regroupées sous le terme RSE, ou responsabilité sociale de l’entreprise. Concrètement, il peut s’agir de choisir les énergies renouvelables ou de pratiquer l’efficacité énergétique, de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et son bilan carbone, de pratiquer l’éco-conception ou encore de prendre des mesures pour moins affecter la biodiversité et les écosystèmes.

4. Comment le développement durable peut-il être mis en œuvre localement?

Penser global, agir local. Voilà la formule que tous les citoyens devraient avoir en tête. Car agir en faveur d’un mieux-vivre au travers d’initiatives locales, aussi minimes soient-elles, est louable. Se servir de gobelets réutilisables, éviter de surchauffer son logement, baisser la puissance de la climatisation, utiliser des ampoules à basses consommations, éteindre ses écrans, ou encore recycler ses déchets, récupérer de l'eau de pluie, participer à un jardin partagé… Les actions pour le développement durable fleurissent et c’est tant mieux! Notamment auprès des collectivités. L’amélioration du cadre de vie pour une ville pour tous est souvent une priorité. La réfection des voiries comme des bâtiments publics peuvent être l’occasion de grands travaux permettant d’améliorer l’accessibilité aux personnes handicapées et à mobilité réduite. L’aménagement d’espaces verts et la végétalisation font, quant à eux, leurs preuves pour l’environnement, pour la santé, comme pour la cohésion sociale. Enfants, jeunes et moins jeunes peuvent ainsi profiter ensemble d’espaces de jeux, de terrains de sports, de parcs et de jardins. De petits gestes pour de grands projets.

Penser global, agir local. Voilà la formule que tous les citoyens devraient avoir en tête. iStock.

5. Quels sont les métiers qui recrutent dans le développement durable?

La prise de conscience écologique poussent de plus en plus d’entreprises à recruter des professionnels spécialisés dans le développement durable. Les besoins devraient donc aller croissant. Si on pense à des métiers comme naturaliste, agriculteur bio ou garde forestier, d’autres métiers tendent à se développer. Ainsi, les techniciens en qualité de l'eau sont donc très recherchés, autant par des collectivités locales que des grandes entreprises. Le métier de chef de projet photovoltaïque ou le chargé de développement éolien connaît un véritable essor depuis quelques années. Dans le BTP, les artisans du second œuvre spécialisé en éco-construction ont de beaux jours devant eux. Le poste de responsable du développement durable ou responsable RSE est un métier en plein expansion: il consiste, en effet, à veiller à la mise en place de pratiques et de politiques respectueuses de l’environnement, de l’éthique et de questions sociétales touchant l’entreprise dans son quotidien. De nombreuses French Tech œuvrent également pour le développement durable, en rendant les moteurs moins polluants ou en fabriquant des vélos ultra légers à assistance électrique.

Le poste de responsable du développement durable ou responsable RSE est un métier en plein expansion. iStock.

6. Le monde du sport est-il concerné par le développement durable?

Le sport est lui aussi un élément important du développement durable. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, conduit par les Nations Unies, est par exemple une occasion de rapprocher les peuples de la planète et de susciter une action globale pour le développement durable dans le monde par le domaine du sport. Promouvoir un monde plus inclusif et plus pacifique est l’une des valeurs principales de ce programme. Car ses vertus sont bel et bien reconnus: le sport contribue au bien-être, indépendamment de l’âge, du sexe, de l’appartenance ethnique et sa pratique régulière a un effet bénéfique sur la vie sociale et la santé. Encourager l’égalité des sexes dans le sport est aussi l’un des objectifs du Programme 2030. Enfin, le sport offre un apprentissage tout au long de la vie et une éducation alternative pour les enfants non scolarisés. En pratiquant un sport ou une activité physique parallèlement à leurs études, les élèves acquièrent des compétences essentielles, notamment l’esprit d’équipe, le fair-play, le respect des règles et d’autrui, la coopération, la discipline et la tolérance. Ces compétences sont essentielles à leur participation future aux activités de groupe et à la vie professionnelle et peuvent stimuler la cohésion sociale avec les communautés et les sociétés.

7. L'industrie de l'automobile est-elle concernée par le développement durable?

Le secteur automobile est considéré comme un chef de file du développement durable. Ainsi, l'écomobilité ou la mobilité durable est une notion apparue dans le sillage des questions de développement durable. Elle comprend la conception, la mise en place et la gestion de modes de transport jugés moins nuisibles à l'environnement, en particulier à moindre contribution aux émissions de gaz à effet de serre. Et la mobilité, pour qu'elle soit durable, doit prendre en compte de multiples enjeux: des enjeux climatiques, de qualité de l'air, de santé, des enjeux énergétiques ou encore d'attractivité du territoire. Si la mobilité durable remet en question notre utilisation de la voiture, elle n’a pas pour objectif de la bannir totalement de nos vies. L’idée est de trouver le moyen de transport le plus adapté en fonction de chaque trajet. Face à l’urgence climatique, il convient d’apporter les réponses les plus adaptées pour relever le défi écologique. 

L’idée est de trouver le moyen de transport le plus adapté en fonction de chaque trajet. iStock.

Le salon EVER Monaco, qui se déroulera du 27 au 29 avril à l’Espace Fontvieille, mettra ces questions au centre de ses débats. Durant trois jours, l'événement sera le théâtre de rencontres internationales sur le thème des véhicules écologiques et des énergies renouvelables. Mais la manifestation s’adresse également aux énergéticiens, aux acteurs de l’habitat durable, et à toutes les entreprises qui participent à l’élaboration d’un futur décarboné. “EVER Monaco est incontournable pour tous les acteurs engagés dans la transition énergétique, indispensable pour un avenir serein. Le changement climatique et l’évolution de nos moyens de transport nous ont incité, depuis maintenant plus de quinze ans, à faire toujours davantage grâce à nos partenaires et nos exposants”, confirme Bernard Fautrier, Président d’EVER Monaco. Tables rondes, démonstrations technologiques et essais de véhicules à deux ou quatre roues font de ce salon le rendez-vous incontournable des acteurs de la mobilité de demain. Un nouveau centre d’essais "Ride&Drive" permettra de tester de nombreux véhicules écologiques et un village de start-ups est le point d’orgue d’une visite toujours plus riche et tournée vers l’avenir. En se fondant sur la mobilité et l’énergie, EVER Monaco, avec le soutien de la Fondation Prince Albert II de Monaco, contribue à alimenter les débats et à construire un environnement meilleur pour les générations futures.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.