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« Une réussite collective » pour le rallye de Monte-Carlo

Mis à jour le 25/01/2016 à 05:13 Publié le 25/01/2016 à 05:13
Quatrième triomphe en Principauté pour Sébastien Ogier qui a prolongé haut la main son règne - et celui de Volkswagen - en réalisant une nouvelle démonstration de force et d’adresse

Quatrième triomphe en Principauté pour Sébastien Ogier qui a prolongé haut la main son règne - et celui de Volkswagen - en réalisant une nouvelle démonstration de force et d’adresse Photo Michaël Alesi

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

« Une réussite collective » pour le rallye de Monte-Carlo

Quatrième triomphe en Principauté pour Sébastien Ogier qui a prolongé haut la main son règne - et celui de Volkswagen - en réalisant une nouvelle démonstration de force et d'adresse

Quatrième triomphe en Principauté pour Sébastien Ogier qui a prolongé haut la main son règne - et celui de Volkswagen - en réalisant une nouvelle démonstration de force et d’adresse

Un petit tour d’honneur sur les pentes du haut pays niçois et puis les voilà... Hier après-midi, sans surprise, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont conclu leur folle semaine de rentrée au sommet du Rocher. Et de quatre! Sept ans après avoir décroché la première victoire majuscule de leur trajectoire taille XXL ici même, à bord d’une Peugeot 207 Super 2000, alors que le Rallye Monte-Carlo roulait des mécaniques hors Mondial, en IRC (Intercontinental Rally Challenge), le Gapençais et son indissociable copilote aixois passent la quatrième sur les tablettes rouges et blanches. Kris Meeke (DS3), seul rival digne de ce nom, contraint à l’abandon samedi, le successeur de Sébastien Loeb au top niveau du WRC a pu conclure sa magistrale démonstration de supériorité en roue libre entre cols de Braus et de Turini pendant que les voisins de podiums, Andreas Mikkelsen et Thierry Neuville, se bagarraient comme des chiffonniers loin derrière (voir par ailleurs). Sitôt reparti, sitôt leader, le pilote de pointe du rouleau compresseur Volkswagen peut envisager l’avenir sereinement. Jari-Matti Latvala, son voisin de stand, ayant dérapé d’entrée, certains observateurs le voient déjà dans leur boule de cristal rejoindre Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen au rang des quadruples champions du monde en fin de saison. D’autres, encore plus pressés, imaginent même le pilote de la Polo numéro 1 changer d’air en 2017 pour rejoindre Citroën ou Toyota après l’arrêt anticipé d’une forteresse VW touchée de plein fouet par le « diesel gate ». En ce dimanche baigné de soleil, lui se moque des supputations. Seul l’instant présent l’intéresse. Et il le goûte à fond.

Sébastien, votre 33e victoire en WRC a-t-elle une saveur spéciale?
Absolument, comme les trois autres décrochées ici par le passé. Tout le monde sait que le Rallye Monte-Carlo me tient particulièrement à cœur. Je me rappelle de 2009 comme si c’était hier. Ce premier succès au niveau international m’a servi de tremplin. Quant à la série en cours depuis 2014, elle me comble de bonheur puisque l’épreuve se déroule majoritairement chez moi, autour de Gap.

Justement, peut-on dire que la course a encore basculé en votre faveur vendredi lors des deux passages dans la spéciale arrivant tout près de votre village?
Rester invaincu dans le Champsaur, c’est un peu la cerise sur le gâteau. Cette ES m’avait déjà souri l’an passé (aux dépens de Sébastien Loeb, ndlr). Là elle m’a permis de reprendre un petit avantage par rapport à Kris (Meeke), même si la voiture se comportait un peu bizarrement le matin après ma touchette dans le secteur précédent (ES 4). Toutefois, la vraie « bascule », je la situe samedi, quand Kris abandonne. Jusque-là, il a fallu attaquer à fond, prendre quelques risques parce qu’il ne lâchait rien. Dommage qu’il se soit arrêté. Sincèrement, j’aurais préféré que notre duel se prolonge jusqu’au bout.

« Des routes très versatiles »

Concernant l’état du terrain, c’était un vrai Monte-Carlo? Aussi difficile que le précédent?
Un Rallye Monte-Carlo facile, je ne sais pas si ça existe. Moi, en tout cas, je n’en ai jamais disputé. Celui-ci fut fidèle à sa réputation, avec des routes très versatiles, sur lesquelles l’adhérence change tout le temps. Il y avait énormément de pièges que nous sommes parvenus à éviter en gardant un bon rythme. Tant mieux!

La clé essentielle de ce succès, à vos yeux?
(Du tac au tac) L’équipe, bien sûr. Au Monte-Carlo, c’est toujours une réussite collective. Plus que partout ailleurs. Nos ouvreurs, par exemple, méritent une mention parce qu’ils ont réalisé un super boulot. Puisque Simon Jean-Joseph m’épaulait pour la première fois sur ce rallye si atypique (voir nos éditions d’hier), je lui avais demandé de nous accompagner durant les reconnaissances afin d’accorder précisément nos violons. Pour regarder nos vidéos de l’année dernière, parler des choix de pneus dans telle ou telle condition, etc... C’était important, car il y a énormément de paramètres à ne pas négliger si on veut tout mettre dans l’ordre ici...

« Un week-endparfait »

Déjà 28 points à votre actif...
Oui, le compte est bon! Les 25 de la victoire, plus les 3 grappillés à la fin grâce à mon meilleur temps dans la « power stage », ça fait un week-end parfait. La meilleure manière de commencer la saison. Et d’aborder le prochain Rallye de Suède gonflé à bloc dans un peu plus de deux semaines...

Andreas Mikkelsen, aujourd’hui 2e à l’arrivée et au championnat, peut-il devenir votre rival numéro 1 dans la course au titre en lieu et place e Jari-Matti Latvala?
Sûr que c’est quelqu’un sur qui il faut compter. Andreas sait se montrer constant. Il commet peu d’erreurs et marque souvent des gros points. Face à lui, mieux vaut enchaîner des résultats positifs. On a peu de jokers. Mais bon, ces derniers temps, il a quand même rarement été capable de rivaliser tout à fait en vitesse pure, comme Jari, Kris ou un Loeb quand il est présent.

Que pensez-vous de la sanction infligée à Jari-Matti?
Pas grand-chose, à vrai dire... Il a reconnu son erreur (voir « la phrase » ci-contre). À partir de là, la FIA estime qu’il y a une faute et prononce un jugement. Il faut l’accepter. Rien de plus.

Des rumeurs pessimistes circulent concernant l’avenir du programme VW en WRC au-delà de la présente saison, surtout depuis la récente annonce du départ imminent de Jost Capito, votre patron. Avez-vous la certitude de poursuivre sous les mêmes couleurs en 2017?
(Il soupire) Je pense que l’on vit dans un monde où c’est très difficile d’avoir des garanties totales, absolues, sur le futur à moyen ou à long terme. Pour autant, aucun signe allant dans ce sens n’est parvenu jusqu’à moi au moment où je vous parle. Espérons que le successeur de Jost sera du même calibre. Qu’il saura défendre les intérêts de Volkswagen Motorsport en haut lieu. J’ai hâte de connaître son nom, de le rencontrer. Et comme je suis optimiste de nature, j’y crois...

Le chiffre

5

S’il totalise désormais quatre succès en Principauté, comme Sandro Munari, Walter Röhrl et Tommi Mäkinen, Sébastien Ogier est le 5e vainqueur du Rallye Monte-Carlo ayant réussi à enchaîner trois triomphes d’affilée, le « coup du chapeau » version automobile. Ses prédécesseurs s’appellent Munari (1975, 1976, 1977), Röhrl (1982, 1983, 1984), Makinen, seul « serial winner » puissance 4 (de 1999 à 2002) et Loeb (2003, 2004, 2005).

La phrase

« Je suis désolé de ce qui s’est passé. Je ne voyais plus rien, à cause de la fumée du moteur et de la boue sur mon pare-brise, après le passage dans le fossé. J’ai bien vu un spectateur sur le côté et je suis remonté doucement sur la route. » JARI-MATTI LATVALA

Les excuses du coéquipier finlandais d’Ogier, qui avait renversé un photographe amateur en sortant de la route, vendredi dans l’ES 11, n’ont pas convaincu le collège des commissaires sportifs puisque celui-ci s’est vu infliger une peine d’un rallye de suspension avec sursis assortie d’une amende de 5 000 €.

 

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