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Un rallye Monte-Carlo peut en cacher un autre Les rallyes menacés ?

Mis à jour le 31/01/2020 à 11:08 Publié le 31/01/2020 à 11:08
Aujourd’hui à 20h, 96 voitures s’élanceront de Monaco pour rejoindre la ville de concentration, avant le début des spéciales de régularité.

Aujourd’hui à 20h, 96 voitures s’élanceront de Monaco pour rejoindre la ville de concentration, avant le début des spéciales de régularité. d’archives Cyril Dodergny et Jean-François Ottonello

Un rallye Monte-Carlo peut en cacher un autre Les rallyes menacés ?

Quelques jours après le rallye WRC, l’épreuve historique partira aujourd’hui de Monaco. 96 bolides d’antan partiront du quai Albert-Ier pour rejoindre le lieu de concentration, avant les 15 spéciales

Attention, une épreuve de rallye peut en cacher une autre. À l’ACM, on ne peut pas dire que les équipes d’organisation se tournent les pouces. À peine le rallye WRC a-t-il sacré, ce dimanche, le Belge Thierry Neuville et sa monture Hyundai qu’il faut déjà enchaîner sur la logistique du Monte-Carlo historique. Que les néophytes de l’automobile ne s’y méprennent pas, on ne parle pas là de vitesses démentielles sur l’asphalte sinueux de l’arrière-pays. Mais d’une épreuve de régularité sur routes ouvertes. En bref, pas de meilleur chronomètre à réaliser pour l’emporter mais une vitesse moyenne à tenir grâce aux savants calculs du copilote.

Les 312 bolides d’antan en lice - immatriculés de 1954 à 1979 - ne dépasseront jamais plus de 50 km/h sur le bitume. « Les concurrents peuvent utiliser les techniques modernes [pour réguler leur cadence, ndlr] mais on les limite toutefois sur le tableau de bord pour des raisons esthétiques, confie Michel Ferry, vice-président de l’Automobile Club de Monaco. Tenir une moyenne devient compliqué quand il faut évoluer sur une route enneigée, verglacée et de nuit. Il faut faire preuve d’une certaine virtuosité dans les épingles tout comme il ne faut pas aller trop vite dans les lignes droites. » Bref, tout est une question de dosage.

Réponse sur le bitume

Mercredi, les six premiers concurrents désertaient Athènes et Glasgow pour rallier la ville de concentration : Buis-les-Baronnies. Aujourd’hui, le reste du contingent quittera Reims, Bad Hombourg, Milan, Barcelone et Monaco (départ 20 h, quai Albert-Ier) pour rejoindre la commune drômoise. Les bolides d’antan partiront ce samedi pour quatre jours de course et quinze spéciales de régularité. Des routes entre l’Ardèche, la Drôme, les Hautes-Alpes et, forcément, l’arrière-pays niçois. Un tracé calqué sur les grandes heures du rallye Monte-Carlo. « C’est ce que viennent chercher les concurrents, sourit Michel Ferry. Et c’est ce qui attire des concurrents inédits comme Walter Röhrl au volant d’une Porsche 911 SC et son pilote Christian Geistdörfer. »

À son tableau de chasse, le duo allemand a accroché deux sacres de champions du monde des rallyes et 4 Monte-Carl’. Rien que ça. Arriveront-ils à titiller la paire Badosa-Reidl, derniers vainqueurs en date sur leur Renault 8, bien décidés à ne pas se faire chiper leur couronne en 2020 ? La réponse se jouera sur le bitume.

Nuit mythique du Turini

Parmi les autres noms à s’aligner sur cette 23e édition, on trouve aussi le p.d.-g. de PSA, Carlos Tavares ; Kenjiroō Shinozuka, vainqueur du Paris-Dakar en 1997 ; ou encore le frère de Carlos Sainz Senior. Bref, il y aura du VIP sur la grille de départ. Tout ce beau monde se retrouvera ce mardi après-midi dans le parc fermé du quai Albert-Ier à Monaco. Il faudra puiser dans ses réserves pour affronter la dernière nuit, la plus mythique, celle du Turini. « Ce que ne fait plus le rallye WRC », note Michel Ferry. Il est fort à parier que certains férus de mécanique braveront le froid glacial pour se positionner aux endroits stratégiques, les épingles, et voir ces centaines de belles d’antan renouer avec l’histoire du Monte-Carlo.

Cette année, encore, une vingtaine de voitures ont été refusées par la commission des voitures de collection de l’ACM. D’abord parce que cette cellule d’experts tient à faire la part belle aux mécaniques d’origine. Ensuite, parce que le nombre ne peut guère être plus élevé que jadis. Pour des raisons de logistique comme pour éviter plus de nuisances. « Le sport automobile sur routes est menacé, on en est conscient, avoue Michel Ferry, vice-président de l’ACM. À cause des nuisances de passage et sonores. Bien que le rallye historique soit sur routes ouvertes, quand vous avez 312 voitures qui passent de minute en minute, ça représente 5 à 6 heures de traversée du village. Les gens se plaignent. C’est la raison pour laquelle on prend le maximum de précaution pour informer le public, pour animer les villages traversés avec un buffet, avec un arrêt des voitures pour que les habitants les touchent, discutent avec les pilotes. Pour que ce soit une fête. »

Autre contrainte, technique cette fois-ci : la gestion des commissaires. Des hommes et femmes indispensables au bon déroulement des épreuves. « Ils se mettent en place une heure avant le passage de la première voiture et partent une demi-heure après le passage de la dernière. Quand ils sont 7 h debout, dans le froid et la nuit, c’est difficile pour eux et compliqué de travailler de façon sérieuse et correcte. 312 voitures, c’est un maximum pour les communes traversées et nos commissaires », ajoute-t-il.

Des nuisances, certes, mais un réel intérêt économique pour les professionnels du secteur. « Le rallye Monte-Carlo historique, c’est plus de 2000 personnes qui dorment, mangent, boivent pendant les cinq jours du rallye. Sans parler des reconnaissances les mois précédents. Dès la sortie des itinéraires, certains profitent des vacances d’été pour les effectuer. »


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