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"Un grand pas en avant": Susie Wolff présente l'alliance Venturi-Mercedes en Formule E

Mis à jour le 12/11/2019 à 08:42 Publié le 12/11/2019 à 08:42
Susie Wolff est prête à remettre les watts avec le commando Venturi.

Susie Wolff est prête à remettre les watts avec le commando Venturi. (Photo FIA Formula E)

"Un grand pas en avant": Susie Wolff présente l'alliance Venturi-Mercedes en Formule E

A l’aube de sa deuxième saison à la tête du team Venturi Racing, désormais motorisé par Mercedes, l'ancienne pilote reconvertie dans le management espère voir les monoplaces électriques monégasques monter en puissance.

Il paraît qu’elle aurait gardé une petite pointe de ce si délicieux accent écossais « pur malt » à couper au couteau.

Franchement, le signe particulier natal ne nous saute pas aux oreilles. Tant mieux! Dans son bureau jouxtant l’open space où phosphorent les cerveaux de l’équipe Venturi Racing, au onzième et dernier étage du Gildo Pastor Center ancré quartier Fontvieille, Susie Stoddart épouse Wolff est prête à remettre les watts.

Après sa campagne 2018-2019 d’apprentissage ponctuée d’une victoire marquante, la première du commando monégasque en Formule E, l’ancienne « test driver » Williams F1 devenue « team principal » voit se profiler droit devant un virage périlleux.

La semaine prochaine, du côté de Diriyah, théâtre moyen-oriental de la manche d’ouverture de la saison 6, le Petit Poucet Venturi étrennera en effet son alliance avec le géant Mercedes.

Alors que la firme à l’étoile débarque tout juste sur le front des monoplaces électriques, Madame Wolff entend profiter de ce coup de boost le plus vite possible. Contact!

Comment avez-vous vécu cette première saison dans la peau d’une team principal?
Ce fut un challenge formidable. Ce défi, vous savez, j’avais très envie de le relever. Très envie, aussi, de collaborer avec Gildo (Pallanca Pastor, le PDG de Venturi Automobiles, ndlr). Lui et moi, nous partageons la même passion de la course, la même volonté de gagner. La saison 5 a d’ailleurs vu Venturi décrocher sa première victoire en Formule E, à Hong Kong. J’en garde plein de bons souvenirs tout en étant à présent totalement focalisée sur la suite.

Que préférez-vous : piloter une voiture ou diriger une écurie?
A ce stade de ma vie, naturellement, je vous réponds le management. D’autant plus ici, chez Venturi, au sein d’une équipe composées de gens aussi compétents que motivés. Aujourd’hui, ma carrière au volant me paraît très loin. Mais cette expérience me sert beaucoup. Dans mon nouveau job, savoir ce qu’un pilote ressent sur un circuit, lors d’un tour de qualification ou au départ d’une course, c’est un énorme avantage dont je tiens compte dans chaque briefing avec nos ingénieurs et techniciens.

Qu’aimeriez-vous changer ou améliorer lors de votre saison 2 aux manettes?
Après avoir déjà enregistré pas mal de progrès en 2018-2019, bien sûr, il faut prolonger la pente ascendante. Venturi est capable de remporter un ePrix, de monter sur le podium, on le sait. Maintenant, il faut gagner en régularité, être capable de viser haut chaque week-end dans ce championnat de plus en plus compétitif qui accueille encore deux constructeurs supplémentaires.

Justement, l’association avec Mercedes, c’était essentiel pour que Venturi prolonge sa trajectoire en Formule E?
Je pense que la décision de Gildo est frappée au coin du bon sens. Pour essayer de rivaliser avec tous ces géants de l’automobile impliqués en Formule E, Mercedes, Audi, Porsche, BMW, Nissan, une telle alliance s’avère indispensable. C’est une condition primordiale quand on a l’ambition de continuer à grandir, oui.

Quelles sont les principales conséquences du mariage Mercedes-Venturi pour votre staff technique?
Celui-ci n’est plus en charge de la conception du groupe motopropulseur. C’est à dire que les différents processus liés à la construction, au design, ne lui incombent plus. Désormais, Venturi Racing exploite le package EQ Mercedes Benz comprenant la chaîne de traction et d’autres organes (partie arrière du châssis, suspension arrière, amortisseurs, système de refroidissement, électronique embarquée). Libérée de ces tâches, notre équipe peut concentrer tous ses efforts sur la performance en piste. Un grand pas en avant, assurément.

Comment se traduira ce partenariat lors des week-ends de course ? Partagerez-vous vos données, par exemple?
Il y aura des interactions, ça me semble évident. Si Venturi benéficie de la puissance technologique d’un grand constructeur, celui-ci, débutant en Formule E, compte sur l’expérience engrangée par notre équipe depuis la génèse de la discipline, en 2013. L’un a besoin de l’autre et vice versa. On grandira beaucoup plus vite ensemble que séparément, croyez-moi.

Reconduire le duo Felipe Massa-Edoardo Mortara, c’est aussi une évidence?
Ah oui ! On n’a pas hésité une seconde. Depuis mon arrivée, je ne cesse de répéter que Venturi possède un tandem de pilotes très solide. Felipe s’est beaucoup investi durant sa saison de rookie. Comme ‘‘Edo’’, il possède maintenant une bonne connaissance de la Formule E. Un socle sur lequel nous pouvons bâtir.

Quelle est la qualité numéro 1 de chacun?
Ils sont différents mais complémentaires. On l’a vu notamment ici, lors de l’ePrix de Monaco, Felipe a une super pointe de vitesse. ‘‘Edo’’ également, mais l’équipe apprécie d’abord chez lui sa sensibilité technique. Il maîtrise parfaitement les subtilités de la Formule E, en particulier le paramètre important de la gestion de l’énergie.

Craignez-vous d’avoir à essuyer quelques plâtres avec ce moteur Mercedes flambant neuf?
Des pannes de jeunesse, on peut s’y attendre. Ce serait presque normal. Wait and see... Mais il y a une certitude : quelle que soit la discipline, Mercedes se donne les moyens de réussir vite et longtemps. La F1 peut témoigner.

A quoi pourrait ressembler une saison 6 réussie selon vous?
Comme nous avons fini 8e en 2019, on doit viser le top 6 du championnat constructeurs. Plutôt que de donner un nombre de victoires et de podiums, je préfère citer deux mots clés: régularité et progression.

Comme l’an passé, le championnat va débuter en Arabie Saoudite. Cela vous pose-t-il un problème moral en tant que femme?
Absolument pas. En 2018, je me suis senti à l’aise là-bas, dans cette société, cet environnement. Aucune contrainte. J’ai découvert un pays où les mentalités changent, évoluent. Une profonde mutation exposée à travers l’accueil de tous ces grands événements sportifs internationaux orchestrés par des hommes et des femmes.

La Formule E séduit les constructeurs, toujours plus nombreux. Fera-t-elle bientôt de l’ombre à la Formule 1?
La Formule E a un pouvoir d’attraction assez phénoménal, vous avez raison. Au passage, je tiens à saluer le flair des gens, tel Gildo, qui ont mesuré d’entrée son potentiel. Mais, bon, de là à imaginer qu’elle supplantera un jour la F1, non, je ne le crois pas. Il s’agit de deux mondes différents. Chacun trace sa route de son côté.

Pour conclure, dites-nous Susie: être l’épouse de Toto Wolff, l’homme qui gagne tout en F1 depuis sept ans, c’est une sacrée pression supplémentaire pour une patronne d’écurie, hein?
Bien sûr, sa réussite constitue un moteur qui me pousse à me surpasser. Je suis heureuse et fière de le voir empiler les titres de la sorte. C’est d’ailleurs en le regardant œuvrer que j’ai eu envie de me lancer dans le management d’un team. Mais, s’il vous plaît, ne parlons pas d’un surcroît de pression. Plutôt d’une source d’inspiration...


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