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Ses premiers pas en F1, la concurrence avec Vettel, ses débuts chez Ferrari... Charles Leclerc se confie avant le 77e Grand Prix de Monaco

Mis à jour le 03/05/2019 à 08:52 Publié le 03/05/2019 à 08:51
"En ce moment, beaucoup de monde suit attentivement mes premiers pas en rouge. ça me paraît normal."

"En ce moment, beaucoup de monde suit attentivement mes premiers pas en rouge. ça me paraît normal." Photo Dylan Meiffret

Ses premiers pas en F1, la concurrence avec Vettel, ses débuts chez Ferrari... Charles Leclerc se confie avant le 77e Grand Prix de Monaco

A mi-chemin entre Bakou et Barcelone, Charles Leclerc, croisé ce jeudi, chez lui, à Monaco, évoque ses premiers pas prometteurs dans l’habit de lumière Ferrari.

Dans trois semaines, ce salon panoramique perché au second étage du vaste bâtiment éphémère abritant la direction de course du Grand Prix de Monaco accueillera des spectateurs privilégiés de la 77e édition (23-26 mai), "VIP" triés sur le volet.

Ce jeudi matin, il faisait office de salle de conférence de presse. Où Charles Leclerc figurait en pole position, à 10 heures pile, face aux médias régionaux. Son intégration chez Ferrari, sa cohabitation avec Sebastian Vettel, les hauts et les bas de ses quatre premiers virages en rouge: la nouvelle star monégasque du paddock a répondu à tout.

Un tour de chauffe bouclé en 30 minutes chrono sur son premier bilan dans la peau d'un pilote Ferrari

Charles, après ces quatre premiers Grands Prix enchaînés en moins d’un mois et demi de Melbourne à Bakou, quel regard portez-vous sur le début de votre trajectoire dans la peau d’un pilote Ferrari ?
Globalement, je suis plutôt satisfait. Lors du week-end initial, en Australie, il a fallu assimiler pas mal de paramètres nouveaux. Prendre mes marques au sein de cette équipe, avec les uns et les autres.  Bon, la dernière escale en date (Grand Prix d’Azerbaïdjan, ndlr) n’a pas tourné comme je le souhaitais. Le samedi, lors de la qualif’, j’ai commis une erreur qui a changé la donne pour le lendemain. ça peut arriver, on le sait. Après, mieux vaut vite tourner la page, passer à autre chose. Le dimanche, en course, notre niveau de performance était plutôt bon. Maintenant, je me concentre sur la suite programmée la semaine prochaine à Barcelone.

Si c’était à refaire, que changeriez-vous en priorité: la panne de Bahreïn ou l’accident de Bakou?
Le problème qui me ralentit durant les derniers tours à Bahreïn, ça fait partie de la course, des sports mécaniques. On le subit. On ne peut pas l’anticiper.Alors, oui, si je devais réécrire l’histoire, je gommerais surtout la sortie de piste à Bakou. Clairement, je pense que la pole position était à notre portée. Attention, je ne sais pas si je l’aurais décrochée. En tout cas, sûr et certain que l’on pouvait prendre une bien meilleure place sur la grille. Donc gérer autrement la course, avec une stratégie différente.

À chaud, vous avez tenu des propos très durs envers vous-même. Cette virulente autocritique constituait-elle un message d’excuse adressé à l’équipe Ferrari?
Non, pas vraiment. Il s’agissait d’une réaction naturelle, spontanée. Pas de message à transmettre. Ces mots, en fait, ils sortent instantanément parce que je suis très exigeant avec moi-même. Depuis mes débuts en monoplaces, et même depuis le karting, je veux apprendre de mes erreurs afin de ne pas les reproduire.

Charles Leclerc : « Si on continue à travailler correctement, la réussite sera bientôt au rendez-vous. »
Charles Leclerc : « Si on continue à travailler correctement, la réussite sera bientôt au rendez-vous. » Photo Dylan Meiffret

En ce moment, on a l’impression que le match Vettel-Leclerc fait couler beaucoup plus d’encre et de salive que le duel Hamilton-Bottas. Avez-vous le même ressenti? Et, si oui, comment l’expliquez-vous ?
En parcourant les réseaux sociaux, je constate en effet qu’il y a beaucoup de commentaires sur nous deux (Vettel et lui). Quelque part, je le comprends. Hamilton et Bottas sont coéquipiers depuis longtemps alors que Ferrari accueille un jeune pilote. En ce moment, beaucoup de monde suit attentivement mes premiers pas en rouge. ça me paraît normal.

Avant l’ouverture des hostilités, le mot "pression" trônait en pole position dans toutes vos interviews. À présent, c’est le mot "consignes" qui a pris le relais...
Oui, on me demande systématiquement mon avis à ce sujet. J’ai reçu des consignes en course. J’en ai compris certaines...  Comme je le dis souvent, je suis prêt à les accepter jusqu’à un certain point. Pour l’instant, il n’y a rien de spécial à ajouter. À moi de faire le job correctement pour être devant.

Ferrari n’a pas encore ouvert son compteur de victoires en 2019. Désormais, peut-on dire que celui de vous deux qui gagnera le premier sera favorisé pour la suite et la fin de la saison?
Je ne sais pas. Le premier succès marquera les esprits, c’est sûr. Mais pour moi, ce n’est pas une obsession. Je n’y pense pas tout le temps. Je m’intéresse surtout à la performance, celle de la voiture, la mienne. Si on continue à travailler correctement, la réussite sera au rendez-vous bientôt.

Justement, côté chrono, la SF90 soutient régulièrement la comparaison avec la Mercedes. Que lui manque-t-il pour gagner?
Je pense que l’on peut améliorer notre rythme en course. Dans certaines conditions de piste, la voiture nécessite des réglages très précis, pointus, pour être efficace. Si vous ne figurez pas exactement dans la fenêtre d’utilisation, vous perdez du temps. Mais le potentiel est là ! À vrai dire, l’écart s’avère infime : même pas une demi-seconde au tour, à peine deux ou trois dixièmes. À Bahreïn, nous allions plus vite.  En Australie et en Chine, c’était eux. À Bakou, on avait une carte à jouer. Hélas, elle est tombée à l’eau le samedi par ma faute.

Mercedes vient d’aligner quatre doublés d’entrée. Un score sans précédent en début d’année. La course au titre a-t-elle déjà du plomb dans l’aile pour Ferrari ?
Ils ont fait le break. Un gros break, d’accord. Mais il reste quand même dix-sept étapes à négocier. Long bout de chemin, non? Moi, je crois que tout est possible. L’équipe aussi. Heureusement ! La voiture peut encore progresser, à condition de vite mettre le doigt sur les réglages adéquats.

Le tournant suivant est situé à Barcelone,sur la piste des essais hivernaux où la SF90 avait fait forte impression. Comment sentez-vous cette échéance?
N’accordez pas trop d’importance aux résultats des tests hivernaux. En février et mars, le mercure ne culminait pas très haut.Et puis Mercedes en avait gardé un peu sous le pied. Cela dit, j’aime bien cette piste.Tout le monde la connaît par cœur, donc ce sera dur de faire la différence. La lutte s’annonce encore acharnée.


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