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Rallye de Monte-Carlo : une tradition et une grosse machine

Mis à jour le 25/01/2016 à 11:50 Publié le 25/01/2016 à 11:46
Sébastien Ogier et Julien Ingrassia reçoivent leur coupe des mains du prince Albert II, hier après-midi.

Sébastien Ogier et Julien Ingrassia reçoivent leur coupe des mains du prince Albert II, hier après-midi. Photo Michael Alesi

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Rallye de Monte-Carlo : une tradition et une grosse machine

La 84e édition du Rallye Monte-Carlo s’est achevée hier. Avant un prochain opus, dans un an, zoom sur certains de ceux qui s’assurent de la sécurité de la course et de ses spectateurs

La 84e édition du Rallye Monte-Carlo s’est achevée hier. Avant un prochain opus, dans un an, zoom sur certains de ceux qui s’assurent de la sécurité de la course et de ses spectateurs

Et d’un coup, des applaudissements retentissent. Les premiers équipages honorés après la fin de la 84e édition du Rallye Monte-Carlo, hier après-midi, arrivent sur la place du Palais. Le 10e, le 9e, le 8e… tous montent, en voiture, sur un podium installé face au palais princier. Jusqu’aux vainqueurs, Sébastien Ogier et son copilote Julien Ingrassia (Volkswagen). Toujours sous les applaudissements, il monte sur sa voiture, se fait remettre sa coupe par le prince Albert II, et ceux qui occupent le podium s’aspergent de champagne. Et puis le speaker déroule le reste du classement.
C’est donc comme cela que s’est achevée cette édition du rallye. Pour les pilotes et les autres. Ceux qui, au sol, dans des hélicoptères ou depuis la direction de course, permettent le bon déroulement du rallye. C’est-à-dire sa mise en sécurité. Découverte.

À la direction de course, priorité à l’information

Ambiance studieuse dans cette salle où remontent toutes les données venues du terrain.
Ambiance studieuse dans cette salle où remontent toutes les données venues du terrain. Photo Michael Alesi

Les panneaux annoncent la couleur. « Zone de silence », préviennent des pancartes accrochées à l’intérieur de l’Automobile club de Monaco. L’avertissement a fonctionné : il y a peu de bruit dans la salle. Logique. Ici, c’est le centre névralgique de la course, là où remontent toutes les informations du terrain. Bienvenue dans la direction de course du Rallye Monte-Carlo.
À première vue, cela ressemble à une salle de contrôle. Des rangées d’écrans s’étalent les unes derrière les autres, toutes placées face à un autre écran, largement plus gros. Dessus : une carte du tracé de l’épreuve spéciale qui se joue cet après-midi-là.

« On écoute tout ce qu’il se passe »
De petits ronds s’y déplacent. On peut notamment y voir le leader du moment, Sébastien Ogier, progresser. Ceux qui ont fixé leurs regards sur les écrans font partie de l’Automobile club de Monaco, l’organisateur, sont gendarmes ou pompiers. Les trois entités qui, ensemble, choisissent quelle décision prendre quand un événement survient. Exemple ce samedi après-midi, quand, par radio, la salle est avisée de la chute d’un spectateur. Il faut déterminer quels moyens de secours engager. C’est le sujet d’une discussion entre des gendarmes et des pompiers, derrière leurs écrans. Tout se passe dans l’ambiance toujours studieuse, avec pas mal de concentration dans l’air.

« C’est quand même l’endroit où on écoute tout ce qu’il se passe », pose Christian Tornatore, le directeur de l’épreuve. « Tout ce qu’il se passe », ce sont toutes les informations recueillies par les femmes et les hommes sur le terrain, et qui remontent jusqu’à Monaco, dans les casques vissés sur les oreilles de tous ceux installés dans la grande salle.
Comme deux médecins membres de la commission médicale de l’Automobile club de Monaco. De la salle du boulevard Albert-Ier, Brigitte Pasquier, médecin du sport à Monaco et Olivier Terno, médecin anesthésiste réanimateur au Centre hospitalier Princesse-Grace, ont une vision d’ensemble de tout le dispositif médical sur zone.
« On laisse faire ceux qui sont sur place, explique Olivier Terno. On exécute ce qu’ils demandent ».

Leur priorité reste le sauvetage de la vie. Comme celle de toute la direction de course, d’ailleurs. Et cela veut dire prendre des décisions. Même si « on espère ne rien avoir à faire », sourit Brigitte Pasquier. Cela voudrait dire que tout se déroule sans accroc.
Tous ces éléments soulignent, encore, l’importance de l’information. « Quand on est au courant de tout, on peut gérer les moyens », résume encore Olivier Terno.


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