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Rallye de Monte-Carlo : des yeux dans le ciel

Mis à jour le 25/01/2016 à 11:53 Publié le 25/01/2016 à 11:50
Dans l’hélicoptère qui embarque Jacky Adonte, directeur adjoint de la sécurité du rallye Monte-Carlo (à gauche dans le cockpit).

Dans l’hélicoptère qui embarque Jacky Adonte, directeur adjoint de la sécurité du rallye Monte-Carlo (à gauche dans le cockpit). Photo N.H.-F.

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Rallye de Monte-Carlo : des yeux dans le ciel

Ils assurent la sécurité du Rallye Monte-Carlo depuis les airs. À bord de deux hélicoptères, trois paires de regards scrutent le tracé de la course pour repérer des anomalies. Reportage en altitude

Ils assurent la sécurité du Rallye Monte-Carlo depuis les airs. À bord de deux hélicoptères, trois paires de regards scrutent le tracé de la course pour repérer des anomalies. Reportage en altitude

Le Larvotto s’efface. L’hélicoptère vient de tourner le dos à la mer. L’appareil teinté de rouge et de blanc laisse Monaco derrière lui et cingle en direction des montagnes enneigées qui se dessinent au loin, droit devant dans le ciel laiteux. À bord, tout le monde a enfilé d’épais casques équipés d’un micro. Ils permettent de se parler. Les occupants de l’hélicoptère communiquent aussi beaucoup avec la direction de course du rallye Monte-Carlo. L’appareil est l’un des deux qui, hier matin, vole au-dessus des épreuves spéciales qui se jouent ce jour-là.

L’homme assis à l’avant, à gauche du pilote, est l’un de ceux chargés de veiller à la sécurité de l’événement depuis le ciel. Il s’appelle Jacques Adonte mais tout le monde lui donne du Jacky. Il est de l’aventure du Rallye Monte-Carlo depuis 1972, y est aujourd’hui directeur adjoint de la sécurité. Et, ce dimanche matin, il a les yeux rivés sur le sol.Avant le début de chaque épreuve, il faut vérifier que tout soit en sécurité. Cela veut dire, notamment, vérifier que les spectateurs qui se pressent le long des routes qui serpentent à flanc de montagne se tiennent à bonne distance des bolides qui s’y affrontent. « On vérifie si tout est en place », résume Jacky Adonte. C’est l’un des gros enjeux des rallyes. Au sol ou depuis le ciel.

Depuis le cockpit de l’hélicoptère, les éléments au sol se détachent. Ce point rouge qui vient d’apparaître, par exemple. C’est un véhicule de secours et d’assistance aux victimes, l’un de ceux postés un peu partout sur le tracé du rallye. Celui-ci signale l’apparition d’un gros point de rassemblement du public. Un endroit potentiellement dangereux donc, selon tous ceux qui ont une part de responsabilité dans la sécurité de la course. Et quelque chose ne plaît pas trop à Jacky Adonte.

« Le Trafic, il me semble qu’il est proche du virage », dit dans son micro celui qui est venu au sport automobile un peu par hasard, via des connaissances, après avoir été employé des jeux à la Société des Bains de Mer. La situation est en train d’être évaluée. En attendant, les voitures de course ne sont pas encore là.L’hélicoptère continue de tournoyer dans le ciel, de s’arrêter, se placer en vol stationnaire pour permettre d’observer et de jauger au mieux la situation.

« J’aimerais bien faire bouger le Trafic, mais il y a la baraque à frites juste derrière, reprend Jacky Adonte. À mon avis, il faut le déplacer. On va voir. » Suivent des allers-retours vers d’autres points clés des spéciales du jour, La Bollène-Vésubie ou Peïra-Cava par exemple, des discussions, puis vient le moment de l’arbitrage : en revenant sur zone, le Trafic a bougé. « C’est OK pour moi », lance l’homme à la voix douce. Ensuite, l’hélicoptère repart. Et même avec l’habitude, voler est toujours un peu stressant, glisse l’ancien commissaire de course dans un sourire. « C’est stressant parce qu’on vole en montagne », appuie Bruno Franceschini, médecin anesthésiste réanimateur venu de Marseille.

« Mais les conditions de vol sont idéales. Parfois, ça secoue », poursuit ce bénévole, comme tous les autres praticiens présents sur le parcours. Et effectivement, la matinée se déroule bien. Il faut dire que cette année, il y a particulièrement peu de monde au bord des routes, constatent les deux hommes.
L’hélicoptère, lui, continue de tournoyer dans le ciel. Ses occupants scrutent toujours les points de rassemblement. Vérifient que tout le monde est en sécurité. Observent les bolides emprunter les lacets ou soulever des nuages de poussière.

Après trois heures et quelque de vol ponctuées d’arrêt, l’hélicoptère rentre à Monaco. Il faut refaire le plein. Ensuite, l’appareil repartira, et suivra les voitures de rallye jusqu’à l’arrivée de la dernière. Après avoir, encore une fois, laissé le Larvotto s’effacer derrière lui.


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