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Questions pour des champions en clair sur Canal +

Mis à jour le 30/05/2016 à 05:15 Publié le 30/05/2016 à 05:15
Pour une fois, Julien Fébreau et Jacques Villeneuve ne regardent pas les petits écrans de leur cabine télé, mais la boule de cristal que nous leur avons tendu. Et ils jouent le jeu !
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Questions pour des champions en clair sur Canal +

Duo vedette de la chaîne de la F1 depuis 2013, Julien Fébreau et Jacques Villeneuve se livrent à un jeu d'anticipation. Voyance en direct...

À 14 heures pile, hier, comme chaque dimanche de course, ils vous ont donné rendez-vous au premier virage. En pole position sur l'antenne de Canal + depuis que la chaîne à péage a coché la case F1, voilà trois ans, Julien Fébreau et Jacques Villeneuve composent un duo complémentaire. Un équipage vite devenu indissociable car très apprécié pour ses analyses pointues et son franc-parler. Sur un fil et sans filet, tels les as du volant en action sur le vertigineux toboggan monégasque, ils vous ont fait partager leurs points de vue et leurs émotions 78 tours durant, jusqu'au dénouement du 74e Grand Prix de Monaco.

Et maintenant ? Messieurs, quelle suite prédisez-vous pour ce championnat du monde 2016 très loin d'être plié alors que quinze virages restent à négocier, du Canada dans deux semaines à Abu Dhabi le 27 novembre ? À notre invitation, les deux voix de référence des GP dans l'Hexagone se sont jetées à l'eau en jouant au « oui ou non ». Un jeu d'anticipation composé de six questions. Sur les quais du port Hercule, Fébreau et Villeneuve se mouillent. Réponses en direct et en clair...

Rosberg enfin couronné ?

Auteur d'un début de saison canon, le « meilleur ennemi » de Lewis Hamilton tiendra-t-il la distance pour coiffer sa première couronne suprême ?

Julien Fébreau : NON. On est encore trop loin de la fin pour imaginer que Nico a les clés en main. Je pense d'ailleurs qu'il ne les a pas vraiment. Lorsque sa voiture fonctionne, on sait que Lewis est un brin plus vite. Il a perdu du terrain lors des premières échéances à cause d'une succession de problèmes et d'un micro-relâchement personnel. Mais compte tenu du temps restant devant lui, je le crois capable de réagir et de rafler la mise une troisième fois d'affilée.

Jacques Villeneuve : OUI. Nico a entamé cette campagne comme il a terminé la précédente. Avec l'instinct du tueur. En gagnant les quatre premières courses, il s'est non seulement octroyé une avance importante au classement, mais aussi un avantage psychologique essentiel. Bien sûr, mathématiquement, tout reste possible car il y a encore un long chemin à parcourir. Mais Nico a une occasion en or qu'il doit savoir saisir.

Verstappen devant Ricciardo ?

Bourreau de Sainz en 2015, le plus jeune vainqueur d'un Grand Prix gagnera-t-il son bras de fer contre l'Australien chez Red Bull ?

J. F. : OUI. D'abord parce qu'il s'agit d'un cas exceptionnel. Un phénomène comme lui, on n'en voit arriver un seulement tous les 15 ou 20 ans. En fait, Verstappen se retrouve aujourd'hui dans la position de Ricciardo face à Vettel en 2014. Nous avons, d'un côté, un affamé absolu qui ne se pose pas de questions et n'a aucune considération pour ses adversaires, et de l'autre, un chef d'équipe censé aller plus vite qui va forcément douter. Avantage Verstappen.

J. V. : OUI. À Barcelone, les astres se sont alignés d'emblée pour le successeur de Kvyat. De quoi le booster mentalement, un peu comme Rosberg. Vous savez, chez Red Bull, ils sont forts pour propulser un pilote au sommet... et pour le détruire tout aussi vite. À l'instar de Ricciardo, qui avait vite pris le dessus sur Vettel il y a deux ans, Verstappen est tout de suite devenu la nouvelle coqueluche. Donc la suite s'annonce compliquée pour l'Australien...

Ferrari aussi fort qu'en 2015 ?

Avec deux échéances de plus au calendrier, la Scuderia réussira-t-elle à embrasser la victoire à trois reprises comme la saison dernière ?

J. F. : OUI. On est là dans la problématique d'une écurie qui a besoin de circuits qui lui conviennent et de conditions favorables pour performer, contrairement à Mercedes, capable de gagner partout. Ferrari ne tiendra pas ses promesses. Ils ne se battront pas pour les titres pilotes et constructeurs. Mais de manière circonstancielle, sur un tracé tel que Singapour, ou ailleurs avec des températures particulières, des faits de course avantageux, la SF16-H saura tirer son épingle du jeu.

J. V. : OUI. À la régulière, sans conteste, Ferrari est derrière Mercedes en ce moment, même si l'écart a un peu diminué. Mais le duel Rosberg-Hamilton peut jouer en sa faveur ici ou là. Tout comme les soucis de fiabilité des Flèches d'Argent. En 2015, la Scuderia a gagné deux courses grâce aux circonstances et une sur un circuit où elle était vraiment supérieure. Elle peut faire aussi bien cette saison.

Renault mieux que Lotus ?

La nouvelle équipe d'Enstone battant pavillon français présentera-t-elle un meilleur bilan comptable que sa devancière (6e avec 78 pts en 2015) en fin d'exercice ?

J. F. : NON. En F1, le temps joue contre tout le monde... et surtout contre les teams qui démarrent avec un déficit de préparation. Renault a concrétisé son projet de reprise très tard. Si le moteur va progresser dans les semaines à venir, le châssis, maillon faible de RS 16, ne devrait pas beaucoup évoluer car ils ont tout intérêt à concentrer dès maintenant leurs efforts et leurs ressources sur la révolution technique de 2017.

J. V. : NON. Impossible ! En rachetant une équipe en faillite, Renault a sorti un cadavre du tombeau (sic). Aujourd'hui, ils sont dans une phase de reconstruction. Certes, leur moteur soutient la comparaison avec ses concurrents. Côté châssis, en revanche... À Enstone, le chantier est énorme. Leur travail, en fait, on pourra commencer à le juger l'an prochain. En 2016, ils ont démarré trop tard, dans l'urgence.

Grosjean, un avenir en rouge ?

Le seul pilote français du paddock empruntera-t-il la passerelle tendue entre Haas et Ferrari pour devenir le coéquipier de Sebastian Vettel en 2017 ?

J. F. : OUI. Aujourd'hui, Romain évolue dans un environnement proche de la Scuderia. Il parle fréquemment avec ses ingénieurs. En tant qu'écurie cliente, Haas utilise la soufflerie de Ferrari. Son simulateur, aussi. Puisque Verstappen vient de sortir de la course à la succession de Räikkönen, Romain voit ses chances augmenter. Si Kimi s'en va, sûr qu'il possède l'expérience et le talent requis.

J. V. : NON. Si Romain a offert tout de suite à Haas de très bons points, en sachant profiter de situations favorables, j'ai du mal à le voir piloter une Ferrari l'an prochain. Le problème, c'est qu'il manque de concurrence interne depuis un certain temps. Devancer Maldonado chez Lotus, hier, et Gutierrez chez Haas, aujourd'hui, c'est normal. ça ne lui donne pas de valeur. Donc difficile de le juger. À vrai dire, il aurait mieux valu que Räikkönen prolonge chez Lotus à ses côtés...

Bientôt des renforts tricolores ?

Pierre Gasly et (ou) Esteban Ocon recevront-ils le sésame qu'ils attendent pour rouler en Grand Prix d'ici début 2017 ?

J. F. : OUI. Le timing me semble parfait pour l'un et l'autre. Aujourd'hui, tout indique qu'ils vont pousser les portes de la F1. Concernant Gasly, les décideurs de Red Bull viennent de rétrograder Kvyat chez Toro Rosso et je ne vois pas pour quelle raison ils le prolongeraient l'an prochain. Aucun intérêt ! Quant à Ocon, Renault envoie des signes encourageants. Pour eux, il serait tentant de précipiter sa titularisation à la place de Palmer mais ils ne veulent pas qu'il se brûle les ailes. Rendez-vous en 2017...

J. V. : OUI. Pourquoi pas ? Indéniablement, les deux possèdent le talent, le potentiel. Red Bull devrait donner sa chance à Gasly. Ce serait logique. Ocon, lui, a un pied chez Mercedes et l'autre chez Renault. En plus, il dispute le DTM (championnat allemand des voitures de tourisme, ndlr), une très bonne école pour endurcir son mental, gérer la pression et la « politique » d'un grand constructeur. Tout est réuni pour que l'avenir leur sourit...


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