Prince Albert II : "Il était vraiment impossible d’imaginer une saison de F1 sans Monaco"

Le prince Albert II est ce jeudi soir à la tribune de la 77e Assemblée générale de l’ONU, où quelque 150 chefs d’État se succèdent à New York pour tenter de répondre aux maux du monde. En amont, le souverain a réagi à l’annonce du nouveau contrat liant l’Automobile Club de Monaco, Formula One et la FIA, au micro de Monaco Info.

Thomas Michel Publié le 21/09/2022 à 19:20, mis à jour le 21/09/2022 à 16:32
Charles Leclerc courra bien à domicile ces trois prochaines années. Jean-François Ottonello

"C’est une grande satisfaction, un grand soulagement. Il était vraiment impossible pour moi d’imaginer une saison de F1 sans le Grand Prix de Monaco, non seulement pour des raisons historiques mais aussi pour son importance dans le monde du sport automobile et de la F1 en particulier."

"Un terrain d’entente assez aisé à trouver"


"Cela fait déjà quelques mois que les négociations étaient en cours et je savais que cela allait être finalisé ces jours-ci, a confié le prince Albert II, évoquant des prolongations dans les négociations. L’annonce devait même tomber il y a une semaine mais il a fallu attendre un certain nombre de confirmations sur certains points."


Le souverain a confirmé être intervenu dans les pourparlers tout en laissant le soin au président de l’Automobile Club de Monaco, Me Michel Boeri, d’en révéler les clauses.

"J’ai pu évoquer ce dossier avec l’Automobile Club, la Formula One et toutes les instances du sport automobile, pour essayer de trouver un terrain d’entente. Il a été assez aisé à trouver, restait ensuite des points de détails – qui avaient tous leur importance – que l’Automobile Club pourra expliquer. Cela s’est passé dans un bon esprit, un esprit constructif, et c’était bénéfique pour tout le monde qu’on arrive à trouver un accord. Il faut s’en réjouir."

"LE Grand Prix que les pilotes aspirent à gagner"


S’en réjouir car le Grand Prix est ancré dans l’ADN de la Principauté et contribue chaque année à sa vitalité avec des retombées économiques évaluées autour des 100 millions d’euros (1,5 % du PIB de Monaco en 2016, pour exemple), sans compter les bénéfices pour la France voisine.

 

"C’est un moment important de la vie de la Principauté sur plan économique bien sûr, mais aussi sur le plan du prestige et de la notoriété. C’est une tradition qui existe depuis presque 100 ans [1929, ndlr] et c’était pour nous extrêmement important qu’il y ait cette finalisation. Nous en sommes extrêmement heureux et je remercie l’Automobile Club, Formula One et la FIA d’avoir œuvré ensemble pour que ce résultat soit des plus positifs et qu’on puisse avancer ensemble pour le sport automobile et la F1."


Amoureux de sport, le souverain a enfin rappelé le challenge unique que peut représenter la boucle monégasque dans la carrière d’un pilote.

"Si vous demandez à tous les pilotes anciens ou actuels, ils vous diront que c’est vraiment LE Grand Prix que tout le monde aspire à remporter un jour. Si les principaux protagonistes le plébiscitent, c’est qu’il y a non seulement une histoire et un tracé unique, mais aussi de vraies difficultés sur un circuit certes moins rapide mais avec beaucoup de pièges. C’est un circuit impardonnable et les pilotes ont ce désir de vouloir le dominer et trouver les clés pour qu’il y ait le succès au bout."

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