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Pourquoi le constructeur électrique Venturi ouvre une école de pilotage ?

Mis à jour le 23/04/2018 à 08:38 Publié le 23/04/2018 à 08:21
Dorian Boccolacci habitué aux monoplaces des GP3Series s’essaye à l’électrique avec le simulateur dans les locaux de Venturi.

Dorian Boccolacci habitué aux monoplaces des GP3Series s’essaye à l’électrique avec le simulateur dans les locaux de Venturi. Photo Michael Alesi

Pourquoi le constructeur électrique Venturi ouvre une école de pilotage ?

Venturi Next Gen. Le nom de cette nouvelle école de pilotage est sans équivoque. L’écurie monégasque mise sur la nouvelle génération. Sur les petites pépites capables de s’offrir un avenir dans le microcosme de l’électrique. Nous avons posé quelques questions à Gildo Pallanca Pastor, à la tête de Venturi.

Pourquoi avoir créé la Venturi Next Gen où les jeunes sont sensibilisés à l’électrique, eux qui courent en thermique?
J’ai fait passer Venturi à la production de véhicules sportifs haut de gamme 100 % électriques, il y a 20 ans. Aujourd’hui, nous sommes des spécialistes de l’électromobilité de haute technologie. Ces jeunes gens vivent une époque où la mobilité électrique est en pleine expansion. Je veux leur donner la possibilité d’apprendre ce qui sera, de toute évidence, l’avenir du sport automobile.

Est-ce aussi une façon d’aider les talents sans moyens à se lancer?
Effectivement. Nous avons souvent donné la chance à des jeunes. Le pilote de développement de Venturi Formula E team, Michael Benyahia a seulement 17 ans. Il était pour moi logique de continuer à miser sur la jeunesse.

Les pilotes de Formule E, Maro Engel et Edoardo Mortara, jouent-ils le jeu en les conseillant?
Les académiciens ont le loisir d’observer Edoardo et Maro à Monaco sur le simulateur mais aussi lors des courses. Le sport automobile est leur passion et comme tout passionné, la transmission aux jeunes générations, fait partie intégrante de leur quotidien. Tout se passe naturellement dans le partage.

Pourquoi avoir misé sur les gamers?
Nous souhaitons faire des ponts entre le e-sport et la réalité, car je suis convaincu qu’il y a des pépites chez les gamers. Gaëtan, Maxime et Kevin ont pratiqué le kart à un bon niveau mais, faute de moyens, ont dû jeter l’éponge. Le virtuel leur a permis de continuer à assouvir leur passion. Voyons maintenant si, forts de cette expérience, on peut les ramener sur les pistes.

Le virtuel et la réalité du pilotage ne sont-ils pas aux antipodes?
La technologie des simulateurs est épatante. On est bien loin du jeu vidéo. Lorsque nos pilotes et ingénieurs arrivent dans une nouvelle ville, ils ont déjà fait des centaines de tours de piste, ils ont mis au point des stratégies énergétiques et repéré les subtilités du tracé que ce soit au niveau de son relief, des dessins des virages ou des bordures. Le réel et le virtuel n’en finissent plus de se rapprocher mais, bien sûr, il y aura toujours une différence notable entre les deux univers.


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