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PHOTOS. Les 670 commissaires de piste sont prêts pour le Grand Prix de Monaco

Mis à jour le 29/04/2019 à 10:42 Publié le 29/04/2019 à 10:36
Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires, a rappelé les principes fondamentaux de leur mission.

Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires, a rappelé les principes fondamentaux de leur mission. Photo Cyril Dodergny

PHOTOS. Les 670 commissaires de piste sont prêts pour le Grand Prix de Monaco

La traditionnelle réunion des commissaires de piste du Grand Prix s'est déroulée mardi dernier. L'occasion de rappeler quelques consignes, et les raison pour lesquelles il faut les respecter.

C’était mardi soir, dans la grande salle de l’espace Léo Ferré, à Fontvieille. Les 670 hommes et femmes qui officieront cette année en tant que commissaires de piste (dont 420 seront également présents au ePrix) étaient rassemblés pour la traditionnelle réunion d’information. Un événement qui relève aussi du rituel d’intégration à ce corps unique au monde.

Il y a plusieurs semaines, la plupart ont subi une formation annuelle, au cours de laquelle ils ont appris à intervenir pour la sécurité, dans le respect des consignes et des règlements.

Ce mardi soir faisait également office de piqûre de rappel.

De plus en plus de femmes intègrent le corps des commissaires.
De plus en plus de femmes intègrent le corps des commissaires. Photo Cyril Dodergny

Christian Tornatore, le commissaire général de l’Automobile club de Monaco, a procédé à un rappel des caractéristiques techniques et sportives des deux épreuves: évolution de tailles et de masse, et de puissance des véhicules, durée des épreuves et longueur du parcours. Certaines spécificités du ePrix méritaient d’être rappelées. Chaque véhicule est équipé d’une LED dont la couleur donne de précieuses informations: verte quand tout va bien, rouge en cas d’incident, violette ou bleue dans certaines phases d’accélération particulière.

Autant d’informations à retenir en plus de toutes les procédures destinées à préserver la sécurité de tous, et l’image de la Principauté.

Un milliard

Car pendant quelques heures, un sixième de la planète aura les yeux rivés sur Monaco. Au total, un milliard de téléspectateurs sont susceptibles d’apercevoir leurs faits et gestes. Alors Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires, a lancé cette instruction: "L’image que vous représentez n’est pas celle de votre personne mais celle de l’ACM et même celle de la Principauté de Monaco. Vous n’avez pas le droit de l’entacher. Pour éviter toute image ou toute utilisation répréhensible de situations anodines pour vous, essayez lorsque vous arrivez dans votre poste, de visualiser l’emplacement des caméras fixes, et des photographes, et tenez en compte y compris en intercourses."

Formés, encadrés, et prévenus: ils sont à présent prêts à entrer en piste.

«Soyez conscient des responsabilités que vous avez», a rappelé Patrice Cellario, conseiller de gouvernement ministre de l’Intérieur.
«Soyez conscient des responsabilités que vous avez», a rappelé Patrice Cellario, conseiller de gouvernement ministre de l’Intérieur. Photo Cyril Dodergny

L'événement qui a généré toute la sécurité du grand prix de Monaco

Monaco est probablement le Grand Prix le plus sûr du monde. Et cela n’est pas  dû au hasard. Michel Boeri, président de l’automobile club de Monaco, a assisté à un événement terrifiant alors qu’il était lui-même commissaire de piste, alors "en simple blue-jeans et casquette" selon ses propres termes. Mardi soir, il a rappelé les conditions du terrible accident qui a coûté la vie à Lorenzo Bandini, en 1967, lorsque sa voiture s’est enflammée.

Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires, a rappelé les principes fondamentaux de leur mission.
Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires, a rappelé les principes fondamentaux de leur mission. Photo Cyril Dodergny

"À tout instant peut survenir un incident de ce genre et c’est un très mauvais moment à passer. J’étais à la chicane lorsqu’il y a eu cet accident, entouré de gens remarquables. Quand la voiture a explosé, nous sommes tous restés scotchés. Bien évidemment, nous n’étions pas équipés, et nous n’avions pas été formés. Cela a été assez atroce. Nous n’avions pas de matériel d’extraction, nous utilisions un grappin. Dans les flammes, on ne voit pas où il atterrit. Quand on a réussi à le dégager et qu’il était allongé sur le quai, Bandini s’est à nouveau enflammé. C’est le commandant des pompiers qui l’a éteint avec sa veste en cuir. (...) Alors préparez-vous, lors de ce grand prix à affronter n’importe quelle situation. C’est là qu’on pourra dire de vous que vous êtes non seulement les meilleurs commissaires au monde, par votre formation, mais qu’en plus dans une situation difficile, vous avez été remarquable. C’est tout le mal que je vous souhaite."


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