“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

PHOTOS. Au Grand Prix de Monaco, on ne plaisante pas avec la sécurité et la discipline

Mis à jour le 09/04/2019 à 10:23 Publié le 09/04/2019 à 10:20
L’atelier le plus spectaculaire est celui de l’incendie.

L’atelier le plus spectaculaire est celui de l’incendie. Jean-François Ottonello

PHOTOS. Au Grand Prix de Monaco, on ne plaisante pas avec la sécurité et la discipline

À cinq semaines du ePrix et sept semaines du 90e Grand Prix de Monaco, les 600 commissaires de piste de l’Automobile Club ont effectué ce week-end leur stage obligatoire à l'Espace Fontvieille. On va vous raconter pourquoi ces deux jours sont aussi importants.

Le mois d’avril est à peine entamé que l’on se sent déjà aspiré vers le 26 mai. La date du prochain Grand Prix de Formule 1. Une édition plus attendue que jamais puisque ce sera la 90e et que le petit Charles Leclerc, l’idole de tout un pays, sera au volant d’une Ferrari. Bref, à sept semaines de ce Grand Prix de folie, le bitume du circuit fait actuellement peau neuve, la construction de la direction de course et des stands s’opère chaque nuit façon Lego, et les commissaires de piste se sont retrouvés.

Ce week-end, comme d’habitude à l’espace Fontvieille, 600 bénévoles passionnés de Formule 1 ont participé au stage de remise à niveau, pour les anciens, l’écrasante majorité, et de formation pour les petits nouveaux, "les bleus" comme tout le monde les appelle. Nous avons assisté à tous les ateliers. Il en ressort deux certitudes: ces garçons et ces filles sont des pros et la sécurité est une exigence de chaque instant.

L'épreuve du feu

Tous les nouveaux commissaires de piste y passeront. C’est l’atelier le plus impressionnant. Celui qui donne des sueurs froides. Et chaudes. Le stand du feu.

"Allez les gars, ça brûle!", crie un pompier.

La présence, samedi en fin de matinée, du conseiller-ministre de l’Intérieur, du commandant des sapeurs-pompiers de Monaco et du patron des commissaires de piste à l’Automobile Club de Monaco a sans doute déstabilisé quelques "bleus", comme on les appelle affectueusement à l’ACM. En franchissant la glissière pour se ruer vers la voiture en feu avec les extincteurs, l’un d’eux a glissé et s’est retrouvé au sol, un autre a arrosé de neige carbonique la délégation officielle.

Et le commando a fait deux boulettes : "Vous avez oublié de porter secours à votre collègue blessé et le pilote est mort étouffé", annonce le pompier responsable de l’atelier. Mort? Mais pourquoi? Parce qu’ils ont laissé trop longtemps sur la voiture la couverture qui sert à étouffer le feu… et le pilote aussi, pour le coup.

"Nous allons juger s’ils sont aptes"

C’est le métier qui rentre. "Le baptême du feu", comme s’en est amusé Patrice Cellario. La raison d’être de ce week-end de stage organisé par l’ACM à l’Espace Fontvieille. Samedi et dimanche, quelque 600 commissaires de piste ont effectué une remise à niveau, pour l’écrasante majorité des anciens, et une formation complète pour la cinquantaine de nouveaux venus. À chaque étape de notre visite, à chaque interlocuteur interrogé, la même rengaine : "La sécurité est une priorité absolue", formule le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux, qui affiche 38 Grand Prix au compteur. Voilà pourquoi ce week-end de stage est indispensable. Il permet d’acquérir ou de faire revenir les bons réflexes. "Nous allons juger s’ils sont aptes à remplir leur mission pour le ePrix et le Grand Prix."

Chacun des 600 commissaires de piste sera ainsi évalué. Quelques-uns seront recalés.

Trois types d’ateliers sont installés à l’intérieur et autour du chapiteau, selon le poste qu’ils occuperont durant les deux épreuves du 11 et du 26 mai : l’incendie, le signalement (drapeaux) et l’intervention sur la piste.

La surprise Charles Leclerc

"Ce stage est obligatoire, précise Jean-Michel Matas, commissaire général adjoint de l’ACM, chargé du corps des commissaires de piste. La sécurité et la discipline sont prioritaires. Ici, on inculque l’ordre et la discipline. C’est indispensable." C’est sans doute pour cela, aussi, que les commissaires de piste de Monaco sont les plus réputés au monde.

Et puis, ce week-end est important pour renforcer la cohésion, l’esprit de corps.

Le président de l’ACM y passe toujours pour saluer les commissaires. Et samedi, Charles Leclerc a même fait la surprise de venir se promener pendant une demi-heure entre les ateliers.

Un clin d’œil sympathique aux commissaires de piste. Une marque de reconnaissance, aussi, de leur investissement bénévole dans le Grand Prix de Monaco.

Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct