"Pas simple, mais on va essayer", le pilote niçois Nicolas Ciamin vise une deuxième victoire au Rallye du Var

Vainqueur l’an dernier à Sainte-Maxime, le jeune pilote niçois Nicolas Ciamin (Hyundai i20 Rally2) prendra le départ de la manche finale varoise du championnat de France des rallyes, ce vendredi, avec l’ambition de doubler la mise. Rencontre.

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Gil Léon Publié le 24/11/2022 à 21:30, mis à jour le 24/11/2022 à 20:04
Nicolas Ciamin: "S’il n’y a que des routes sèches durant trois jours, notre tâche s’annonce complexe." Photo DPPI/Bastien Roux

Sur la courte liste des pilotes ayant remporté le Rallye du Var deux ans de suite, Nicolas Ciamin succèdera-t-il au regretté Philippe Bugalski (1998, 1999) ce dimanche? Vainqueur devant Yoann Bonato il y a douze mois - alors aux manettes d’une Skoda Fabia -, le jeune Niçois, qui boucle là sa première saison complète dans l’Hexagone avec la Hyundai i20 de l’écurie 2C Compétition, aborde l’ultime échéance en 3e position du championnat, 11 longueurs derrière... le même Bonato.

Nicolas, comment s’est déroulée la séance d’essais accomplie mardi du côté de Roquesteron?

Nous disposions de deux bases de test sur place. Les routes étaient humides le matin et sèches ensuite. De quoi passer en revue pas mal de réglages. Finalement, on ne change pas grand-chose par rapport à la course précédente. Quant au moteur neuf remplaçant celui qui a rendu l’âme au Critérium des Cévennes, je le trouve un peu meilleur. Juste un peu... À bas régime, ça reste perfectible.

Ici, vous connaissez bien le terrain. Quelles seraient les meilleures conditions pour performer?

 

J’espérais un Rallye du Var comme d’habitude, avec des routes assez grasses, glissantes, des changements d’adhérence. Manifestement, ce n’est pas ce qui nous attend. Les risques de pluie ont disparu. S’il n’y a que du sec au menu durant trois jours, notre tâche s’annonce complexe. Pas simple, mais on va essayer.

Qui sont vos principaux rivaux ce week-end?

Si Quentin Giordano manque à l’appel, Yoann Bonato reste en tête de liste. Je m’attends à voir aussi Hugo Margaillan très rapide. Il est chez lui, dans son jardin. Enfin, Stéphane Sarrazin devrait jouer avec nous. Et Cédric Robert, peut-être...

Finir vice-champion de France, c’est important?

Pas spécialement, même si je préfère être classé le plus haut possible. En début de saison, on visait le titre. Maintenant, à vrai dire, la 2e place finale ne nous tend pas les bras. Attention aux apparences: sur le papier, l’écart semble faible, mais il ne faut pas oublier les décomptes appliqués dimanche à l’heure du bilan. Pour nous, le challenge est plus complexe qu’il en a l’air. Par exemple, gagner ici ne suffira pas forcément.

 

L’an prochain, Nicolas Ciamin pourrait-il prolonger sa trajectoire dans le baquet d’une Hyundai i20 Rally2?

C’est mon souhait. De préférence en championnat du monde. J’espère poursuivre l’aventure, oui. Piloter une i20 officielle en WRC2. Mais aujourd’hui, il n’y a aucune certitude. Tout ce que je sais, c’est que sans le soutien d’un constructeur, la porte de l’ascenseur ne s’ouvrira pas. Dans ce cas, peut-être que je rempilerai en championnat de France. Ou que je retournerai courir sur circuit.

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