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“On se prend vite au jeu”: le pilote de F1 Esteban Ocon raconte sa découverte du Rallye Monte-Carlo en Alpine

Mis à jour le 21/01/2021 à 21:37 Publié le 21/01/2021 à 21:35
Esteban Ocon a vite apprivoisé cette Alpine A110S.

Esteban Ocon a vite apprivoisé cette Alpine A110S. Photo G. L.

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“On se prend vite au jeu”: le pilote de F1 Esteban Ocon raconte sa découverte du Rallye Monte-Carlo en Alpine

Invité surprise, Esteban Ocon a célébré ce jeudi les 50 ans du premier triomphe d’Alpine à Monaco en ouvrant la route avec une A110S. L’occasion de découvrir un frisson très différent de la Formule 1

Attention, sur les routes du 89e Rallye Monte-Carlo, un anniversaire peut en cacher un autre. Ainsi, tandis que la doyenne des compétitions routières souffle sa 110e bougie, cette semaine, Alpine crée aussi l’événement en
célébrant les 50 ans de la première victoire de sa mythique Berlinette en Principauté décrochée par le Suédois Ove Andersson.

Ce jeudi, cinq A110 RGT, cravachées notamment par Cédric Robert et Emmanuel Guigou, des "pointures", sont parties à l’assaut des épreuves spéciales. De quoi sceller le come-back tant attendu de la firme au "A fléché" dans la cour des grands. Heureuse surprise, un certain Esteban Ocon a ajouté sa pierre à l’édifice.

Ouvreur de luxe, le pilote de F1 maison s’est glissé dans le baquet d’une A110S frappée de son numéro fétiche, le 31. Un joujou extra avec lequel il a parcouru les deux ES de l’étape initiale 70 minutes avant sa majesté Sébastien Ogier avant de faire un "stop and go" devant notre magnéto...

Esteban, vous voilà pilote de rallye. Vous en rêviez?
C’est une discipline que je suis depuis longtemps. Depuis tout gamin, je regarde les images du WRCavec les yeux écarquillés. Donc je ne vous cache pas que l’envie de vivre une expérience telle que celle-ci me titillait. Commencer ma trajectoire de pilote Alpine F1 au volant d’une A110S sur les routes du Monte-Carlo, c’est un clin d’œil sympa.

Peut-on dire que vous avez découvert un autre monde?
Ah oui, clairement ! Bon, la voiture, je la contrôle, pas de problème. Mais la philosophie est complètement différente. Il faut modifier plein de paramètres. Intégrer plein de spécificités. S’adapter, quoi ! Là, je ne roulais pas du tout à 100 %. Aucun risque. On n’était pas là pour affoler le chrono, d’autant qu’il s’agit d’une voiture de série. Mais les sensations sont allées crescendo. On se prend vite au jeu.

Pour vous, le pistard, quelle est la principale difficulté?
Les changements d’adhérence, d’abord. Parfois, on passe du sec au très glissant en l’espace d’une cinquantaine de mètres. Si la neige avait disparu, il restait quelques plaques de glace dans l’ES 2. Les pneus cloutés n’étaient pas superflus, croyez-moi. Il y a aussi les cordes. Dans quel virage peut-on couper ? Où faut-il s’abstenir ? Et puis les enchaînement négociés en aveugle. Moi, quand je ne vois ni l’angle, ni la sortie, j’ai tendance à lever le pied. Bref, ce sont quelques petits trucs de confiance à choper. Heureusement, j’avais la chance d’être épaulé par un copilote aguerri.

"Une excellente motricité, même sur goudron sale"

Ce roulage, vous l’aviez préparé?
Oui, j’ai effectué une petite séance d’essais la semaine dernière. Pierre-Louis Loubet m’a gentiment donné ses notes. Je le connais bien car on bosse souvent notre condition physique ensemble. Il m’arrive aussi de croiser Sébastien Ogier puisqu’il fréquente le même centre d’entraînement.

Avez-vous piloté contre nature, en quelque sorte?
Si l’Alpine A110 est une propulsion, comme la F1, le mode d’emploi n’a rien à voir, évidemment. Mais je me suis régalé. Pas de mauvaise surprise, ni de frayeur. L’auto possède une excellente motricité, même sur le goudron sale, la boue, les graviers... En toutes circonstances, on apprécie son comportement très sain. C’était fun!

Côté Formule 1, quel regard portez-vous sur les récents changements opérés au sein de l’état-major de l’équipe?
On était proche de Cyril (Abiteboul), donc son départ nous attriste, naturellement. J’ai déjà eu l’occasion d’échanger par visioconférence avec les patrons qui prennent les commandes, Laurent Rossi (le nouveau directeur général d’Alpine, ndlr) et Davide Brivio (nommé directeur de la compétition). Ce sont des gens à la fois très humbles et très motivés. On est entre de bonnes mains.

Le mot de la fin à propos de votre cohabitation avec Fernando Alonso: comment ça démarre?
ça va pas mal, merci ! On s’envoie des textos, on se téléphone. Depuis son arrivée, en fin de saison dernière, il
s’implique à fond.Lui et moi, nous partageons la même ambition : prolonger la montée en puissance de cette écurie portant désormais les couleurs Alpine.

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