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On a testé le simulateur F1 de la Collection du prince

Mis à jour le 25/06/2018 à 08:10 Publié le 25/06/2018 à 05:09
Résistance du volant, secousses, ceinture de sécurité qui se resserre au freinage… le simulateur donne, en seulement 8 minutes, une vraie idée de l’effort fourni par les – vrais – pilotes.

Résistance du volant, secousses, ceinture de sécurité qui se resserre au freinage… le simulateur donne, en seulement 8 minutes, une vraie idée de l’effort fourni par les – vrais – pilotes. Photo JFO

On a testé le simulateur F1 de la Collection du prince

C'est certainement ce qu'il manquait le plus au superbe Musée de l'automobile de Fontvieille : une interaction avec son public. Désormais, on peut y piloter une F1 comme ses idoles. Et on adore !

Dès l'entrée de la collection de voitures anciennes du Prince de Monaco, sur les terrasses de Fontvieille, un ronronnement familier attire le visiteur comme le miel les abeilles.

Depuis quelques jours, il semblerait que l'une des nombreuses monoplaces de Formule 1 parquées comme sur une ligne de départ ait remis le contact… Serait-ce la Red Bull 2017 de Daniel Ricciardo, dernier don enregistré par le directeur du musée, Philippe Renzini, et son équipe ? Impossible, seul le châssis est exposé. Mais alors d'où provient ce doux bruit de V6, parfois entrecoupé de bruits de choc ?

D'une « petite » pièce sous l'escalier central du musée. A la porte, le casque d'Ayrton Senna et les gants d'as du volant, tels Martin Brundle, Damon Hill ou Mikka Häkkinen.

Derrière, dans la pénombre, trône le nouveau jouet de la Collection. Un simulateur de Formule 1 nec plus ultra d'une valeur de 65.000 euros. Le baquet rouge, floqué « Wave Italy », fait face à trois écrans HD incurvés de manière à couvrir le champ de vision panoramique du pilote. En l'occurrence, nous.

Sans halo mais en position de course

Limité à deux mètres, le baquet impose une position semi-couchée, les fesses calées à seulement quelques centimètres d'un asphalte… heureusement virtuel.

Les pédales ajustées au pilote et le harnais solidement fixé à son tronc, on vous tend une paire de gants de course ! Seul le casque nous est épargné dans cette « attraction » interdite aux femmes enceintes, aux personnes alcoolisées ou simplement sensibles aux remous… car le simulateur est articulé par deux vérins placés sous son train arrière. Et ça secoue !

À l'écran, l'heure est au choix du circuit. Monaco s'impose. Top départ pour 8 minutes sur piste ouverte, tarifées 20 euros pour le grand public. Un billet pour le tourniquet monégasque et son lot de sensations.

La mise en route se fait depuis les stands. Bonne nouvelle: le simulateur, dont la rumeur prétend qu'il aurait servi chez Ferrari, a été construit avant l'introduction du halo en Formule 1. C'est donc sans cet appendice obstruant le champ de vision que l'on s'élance.

Première précision, et pas des moindres : les règles officielles s'appliquent, à commencer par la limitation de vitesse dans les stands. C'est donc à vitesse "urbaine" - mais déjà avec des fourmis dans les jambes - qu'on gagne la ligne de départ. Juste avant le virage de Sainte-Dévote, le temps d'une première accélération et des premières sensations.

Résistance du volant, secousses, ceinture de sécurité qui se resserre au freinage… le simulateur donne,  en seulement 8 minutes, une vraie idée de l'effort fourni par les - vrais - pilotes.

L'habitable accuse ses premières secousses en chevauchant les ralentisseurs et, au freinage, le harnais se resserre sur notre corps. Une intensité inattendue et déjà un message en rouge à l'écran… On a mordu le virage de Sainte-Dévote…

Conséquence : le temps au tour ne sera pas comptabilisé. Il ne le sera jamais…

À fond de cale dans le tunnel… et bim!

La montée d'Ostende s'avale à bon train. Pas le temps de faire un coucou aux patients de l'IM2S que la première résistance du volant se fait ressentir au léger décroché à mi-pente.

Les courbes aux abords du Casino se passent sans trop de mal, mais les freinages de Mirabeau sont délicats… Celui du secteur bas se terminera dans le rail. En vrai, la grue aurait ramassé une sacrée épave. Sur ce simulateur, une fois le choc encaissé, un passage en mode manuel - grâce aux palettes derrière le volant - permet d'enclencher la marche arrière et se remettre en ordre de marche.

Place au virage du Fairmont. À force de couvrir le Grand Prix de Monaco comme journaliste, on le sait, impossible de négocier la boucle à plus de 60 km/h. ça passe…

Se profile le tunnel et, c'est décidé, ce sera à fond de cale ! Hormis l'insoupçonnée résistance du volant à mi-parcours, on tient la courbe et esquisse même un sourire en sortant au pied du Yacht-club à plus de 280 km/h. Sauf que la chicane du port a le don de faire déchanter…

À chaque tour, parfois pour une rainure de pneus mais souvent pour l'avoir complètement coupée, la chicane invalidera toute tentative de réaliser un tour de circuit référence.

Les bras à l'épreuve

On se ressaisit pour avaler avec précaution le virage du Tabac mais difficile, au fil des tours, d'être constant dans l'approche des virages de la piscine.

Quant à La Rascasse, sa longue courbe force à une contorsion des bras vers la droite et, en sortie, chaque fois la même tentation : rebiquer vers l'entrée des stands au lieu de fondre sur le boulevard Albert-Ier.

Les tours s'enchaînent (un peu plus de cinq avant que le moteur ne se coupe) et l'effort se fait sentir.

Au moment de s'extirper du baquet, on se dit qu'une course entière doit laisser des traces physiquement. Mais qu'on serait volontiers partant… de suite !

Photo JFO

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