“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

On a suivi les commissaires de course au bord des pistes du 77e Grand Prix de Monte-Carlo

Mis à jour le 27/05/2019 à 11:40 Publié le 27/05/2019 à 12:30
Pas de casse au départ du Grand Prix au poste n°1.

Pas de casse au départ du Grand Prix au poste n°1. Photo A.C.

On a suivi les commissaires de course au bord des pistes du 77e Grand Prix de Monte-Carlo

Ce dimanche, nous avons suivi le Grand Prix avec les commissaires de course à Sainte-Dévote. Patients, concentrés, prêts à intervenir.

Trente commissaires de course, six pompiers professionnels, trois médecins réanimateurs et trois infirmiers. C’est l’effectif du poste n°1 "Sainte-Dévote", l’un des plus prisés du circuit de Monaco. Tout au bout de la seule longue ligne droite du tracé.

Preuve qu’il est en pole position sur la grille des postes de sécurité du circuit de Monaco, 90 % des bénévoles de l’Automobile Club qui y opèrent sont des fidèles.

"Allez les gars, on y va!"

Il est 14 h, ce dimanche. Cette grande famille a fini de déjeuner. Ici, les commissaires sont privilégiés. Ils ont de l’espace et ils en profitent : des chaises autour de grandes tables, une tente pour s’abriter du soleil ou de la pluie, des frigos et de quoi organiser la vie du camp. "C’est très convivial, sourit Frédéric Cottalorda, le chef de ce poste depuis 2013. Nous sommes privilégiés." Mais il ne faut pas trop en dire, cela rendrait les autres bénévoles jaloux…

14h37. "Allez les gars, on y va!" Fini de rigoler. Une quinzaine de commissaires suivent le chef pour former une haie d’honneur sur la piste. L’Orchestre des carabiniers du Prince part de Sainte-Dévote pour rejoindre, en musique bien sûr, la ligne de départ où va se dérouler la cérémonie avant le départ de la course.

Laura Dupêchez, c’est la petite nouvelle du poste « Sainte-Dévote ». À 26 ans, elle a suivi son petit ami, commissaire de piste au poste 2. Son job ? Signaleuse. « Je m’occupe de la “Game Boy” pour le Grand Prix. C’est le boîtier qui permet d’informer les pilotes sur les incidents de course et les interventions, avec des couleurs. Je double en fait les drapeaux. » « J’ai été très bien accueillie. L’ambiance est très chouette ici. »
Laura Dupêchez, c’est la petite nouvelle du poste « Sainte-Dévote ». À 26 ans, elle a suivi son petit ami, commissaire de piste au poste 2. Son job ? Signaleuse. « Je m’occupe de la “Game Boy” pour le Grand Prix. C’est le boîtier qui permet d’informer les pilotes sur les incidents de course et les interventions, avec des couleurs. Je double en fait les drapeaux. » « J’ai été très bien accueillie. L’ambiance est très chouette ici. » Photo A.C.

14h51. "Allez les gars, on y va!" Le chef de poste ordonne cette fois-ci la mise en place de ses "soldats" de part et d’autre du circuit. Deux signaleurs à la "Game Boy", les cinq autres, armés de leurs drapeaux, au pied de la grue, dans le virage et de l’autre côté de la piste. Un commando de sept commissaires d’intervention prend position de chaque côté du virage Sainte-Dévote. Fred, le chef, est aux aguets. Et nous aussi, au pied de la grue dont le moteur est déjà en marche, au cas où une F1 accidentée devrait être évacuée en quelques secondes.

Une très longue attente…

Cela n’arrivera pas. Les anges gardiens du poste Sainte-Dévote ne le savent pas encore. Chacun est à sa place, concentré. À l’écoute du chef. "C’est parti!", annonce Frédéric Cottalorda, le seul à être relié par radio avec la Direction de course.

Top départ du 77e Grand Prix de Monaco. À peine le temps de dire ouf et voilà les vingt bolides surgir à une vitesse folle devant nous. Freinage, chicane, accélération pour gravir la montée d’Ostende. Forte odeur de gomme brûlée. Les commissaires sont habitués. Impressionnant, pourtant, ce troupeau de F1 lancées à vive allure arrivant droit sur nous…

Le scénario, identique, se répète à chaque tour. Au dixième, drapeaux jaunes. Un obstacle est signalé sur la piste. C’est la conséquence de l’accrochage entre Charles Leclerc et la Renault de Nico Hülkenberg, puis d’un contact contre le rail. La Ferrari du Monégasque ne s’en remettra pas. Les commissaires de Sainte-Devote n’ont rien vu, l’incident s’étant produit à l’autre bout de la ligne droite, à La Rascasse.

Commence alors une longue attente. Très longue. Sans le moindre accident, sans aucune intervention à se mettre sous la dent. Et c’est tant mieux, évidemment. La difficulté est là pour les commissaires de piste : rester concentré et vigilant pendant les deux heures de course. Au cas où.

"Ma récréation"

Frédéric Cottalorda
Frédéric Cottalorda Photo A.C.

Frédéric Cottalorda, 40 ans, chef du poste n°1 "Sainte-Dévote": "C’est mon 21e Grand Prix. J’ai toujours été au poste 1. Ma première intervention en tant que chef de poste, en 2013, reste la plus marquante. C’était au GP2. Il y a eu un accrochage au départ et 13 voitures se sont retrouvées immobilisées. Pour un dépucelage, c’était violent (rire)."

"Je n’ai que des bons souvenirs. Sur ce poste, il se passe toujours quelque chose. Et comme la quasi-totalité des commissaires sont des fidèles, on se connaît bien, on passe des moments très sympas ici. C’est pour ça que tout le monde veut revenir sur ce poste chaque année. Il a toujours été un peu à part."

"L’activité de commissaire de course à l’ACM occupe une bonne partie de mon temps libre. Mais pour moi, c’est une récréation."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct