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"L’objectif? Gagner le championnat": Arthur Leclerc affiche ses ambitions pour cette saison en F4

Mis à jour le 27/04/2019 à 13:47 Publié le 27/04/2019 à 13:45
Arthur lors du Grand Prix de Monaco 2018.

Arthur lors du Grand Prix de Monaco 2018. J.-F.O.

"L’objectif? Gagner le championnat": Arthur Leclerc affiche ses ambitions pour cette saison en F4

Le petit frère de Charles rempile pour une saison en F4, en Allemagne, dès ce week-end. 5e du championnat français en 2018, il ne vise que le titre pour rêver plus haut et se faire un prénom.

Dans un mois, tout Monaco n’aura d’yeux que pour son chouchou, Charles Leclerc, qui prendra le départ du Grand Prix de Monaco, pour la gagne, au volant d’une Ferrari. Dans l’ombre du frangin, Arthur, 18 ans, poursuit lui aussi ses rêves.

>> RELIRE. Le petit frère de Charles Leclerc intègre le Sauber Junior Team

Tout juste titulaire du permis de conduire, « Tutur » va vivre une saison haletante entre thermique et électrique, entre F4 et FE (lire ci-contre), entre US Racing (Sauber) et Venturi. Entre Allemagne et Monaco, où l’ancien élève de FANB aime revenir décompressé avec sa fidèle bande de potes. « Dès que j’ai un peu de temps je reviens. Le Mans c’est bien, mais bon… [rires] »

Interne au centre de formation de la Fédération française du sport automobile, le Monégasque reprend, ce week-end, le volant de ses ambitions. Une deuxième saison en F4, en Allemagne, où seule la victoire comptera. Dans les paddocks, il pourra compter sur un certain Ralf Schumacher comme team manager.

Quand as-tu attrapé le virus du sport mécanique?

Quand j’étais petit avec mon frère Charles, qui allait beaucoup au kart, et mon père (Hervé), qui était un passionné de sport auto. Lorenzo [son demi-frère, ndlr] aussi faisait du kart. Un peu toute la famille était dans le sport, du coup je me suis mis au kart et j’ai tout de suite adoré.

À quel moment as-tu ressenti l’envie de faire carrière?

J’ai toujours été passionné avec une envie de gagner et de réussir, ça ne m’a jamais lâché. J’ai gagné un championnat de kart en 2014 en cadets, et ensuite il y a eu trois ans un peu d’attente où je ne faisais plus de karting mais j’étais toujours sur le simulateur en train de jouer et essayer de gagner les courses. Revenir en F4, c’est l’occasion de prouver.

Ton parcours est atypique avec cette « pause »…

C’était un peu compliqué niveau budget pour aller faire du karting. Ce qui coûtait moins cher, c’était d’aller à la FNAC, d’acheter un jeu et de m’entraîner sur simulateur [rires]. J’avais beaucoup d’amis dans le sport auto qui jouaient aussi et maintenant je les retrouve en F4, c’est assez marrant.

En 2018, tu as retrouvé un volant en championnat de France F4, quelles ont été les sensations?

C’était assez bizarre. Je suivais énormément le sport auto, je regardais les courses de karting à la télévision et je rêvais d’être à la place de certains dont je me suis retrouvé en face. C’était assez compliqué de me remettre dans le bain lors des premières courses. Cette première année a surtout servi à ça.

Le côté humain, le travail d’équipe et l’adversité, te manquait?

Le sport auto a toujours été très compétitif à tous les niveaux, même en dehors de la voiture. C’est la compétition un peu de partout et j’avais un peu oublié ce fait-là, parce que quand j’étais petit je n’y faisais pas trop attention.

Les places sont chères en sport auto, comment as-tu réussi ce retour en F4?

C’est un peu compliqué. Il y a une histoire avec mon père qui était l’hôpital. Charles était encore en F2 et on lui avait promis, avant son décès, qu’il irait en F1 parce que c’était son plus grand rêve. Charles partait en F1 et moi il me cherchait un baquet pour la F4. Mon oncle, Thierry Manni, a financé des essais chez Prema Team. On a continué à travailler et il a financé une saison en F4. Au début, ce n’était pas trop l’objectif de faire une saison, on voulait voir comment ça marchait dans une F4, et puis ça a bien marché dès les premiers tests et on a continué.

Tu as signé des bons chronos d’entrée et fini le championnat 5e. Résultat plus qu’honorable, non?

Mouais [sourire]. Ça aurait pu être plus. En général, la saison s’est bien passée. Le premier meeting, je ne m’y attendais pas du tout et je gagne une course. C’était vraiment mon retour et j’étais content de prouver que je pouvais aller vite. Après je fais un podium avec le meilleur temps en course, la vitesse était là et j’étais content, jusqu’à la dernière course qui ne s’est pas passée comme prévu et j’ai terminé cinquième.

Ça reste une année d’apprentissage…

Oui sur la piste et sur moi. Comment gérer la pression, gérer les émotions… J’ai encore énormément de choses à apprendre.

Le rôle du grand frère?

Charles était toujours là quand j’avais des questions. Il m’aide un peu de partout car le sport auto est complet au niveau mental et technique. Après il me laisse me débrouiller seul aussi, parce que c’est comme ça qu’on apprend le plus, en faisant des erreurs. Lorenzo et Thierry m’ont beaucoup aidé aussi.

L’équipe Venturi vient d’annoncer qu’elle compterait d’autant plus sur toi cette saison au sein de son programme de développement pour les jeunes pilotes. Comment s’est fait le lien?

On avait des relations avec Gildo Pastor et Richard Borfiga. Venturi est venu vers moi il y a un an pour me proposer de rentrer dans son Academy. Ils m’ont appris beaucoup sur le plan des simulateurs et j’allais sur les courses avec Edoardo Mortara et Maro Engel. C’est top d’être aux côtés de ces grands pilotes car ils sont très expérimentés. Maintenant, il y a Felipe Massa aussi, et de voir comment il travaille m’apprend beaucoup.

Qu’est-ce que l’aventure en électrique avec Venturi t’a apporté?

Il y a un nouveau championnat avec une FE beaucoup plus performante. Susie Wolff [directrice de l’équipe] m’a appelé à Noël pour me dire que j’allais faire les tests à Marrakech et Venturi m’a un peu sauvé car les tests ont permis de relancer les discussions pour la suite de ma carrière. Les tests se sont super bien passés et Venturi me soutient cette année, comme Sauber via son programme Junior Team en F4 et mon oncle avec Stajvelo.

L’électrique, c’est l’avenir?

Oui je pense. J’espère que le roulage va un peu augmenter d’ailleurs. On ne roule pas beaucoup sur les circuits car c’est réservé aux pilotes officiels, sinon jamais ils ne s’entraînent. Sur les EPrix, il n’y a pas de séances, seulement deux free practice, les qualifs et la course en une journée. C’est vraiment différent et ça touche un public complètement différent de la F1 en roulant dans les villes.

Tu rêves toujours d’être le premier pilote monégasque en Formule E?

Oui [rires], c’est toujours d’actualité ! Surtout avec un Team monégasque.

Comment abordes-tu le championnat F4 en Allemagne?

Il y aura sept meetings avec trois courses. L’objectif c’est de gagner le championnat. C’est ma deuxième année et les tests se sont bien passés dans l’ensemble. Maintenant il faut attendre la première course parce qu’on ne sait jamais avec les autres teams.

Ta voiture est bien plus performante que la F4 France?

Oui beaucoup plus et le Team est juste top. Je me sens très confiant avec la voiture et je pense qu’on a toutes nos chances en travaillant beaucoup.

Financièrement, quels sont tes soutiens?

La société de gestion de fortune Financial Strategy. Le Groupe Landeau, basé au Mans et qui me sponsorise depuis que je fais du kart en cadet. Formula Medicine, qui est mon partenaire dans la préparation physique et mental et a beaucoup travaillé avec Charles. Mon oncle Thierry Manni ainsi que mon frère Charles. Je remercie ces personnes et ces sociétés sans qui tout ceci ne serait pas possible.

Rêves-tu de F1 déjà?

Je suis plus dans une démarche étape par étape. Concentré sur ma saison de F4.

Comment se passe ta préparation mentale avec Formula Medicine, dont Charles a souvent vanté les mérites?

Ils m’indiquent là où aller, après c’est à toi de faire les choses. S’il n’y a pas de volonté de le faire, tu peux avoir les meilleurs coachs du monde et tu ne seras pas bon. [«Et il a ses frères pour le tester mentalement, le titiller et voir s’il craque », plaisante Lorenzo].


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