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L’Historique a mis le Grand Prix sur les bons rails

Mis à jour le 15/05/2018 à 09:45 Publié le 15/05/2018 à 09:13
Esprit de corps et efficacité ont dicté les interventions des commissaires.

Esprit de corps et efficacité ont dicté les interventions des commissaires. Photos Jean-François Ottonello

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L’Historique a mis le Grand Prix sur les bons rails

Galop d’essai de la grand-messe automobile prévue fin mai, l’Historique a attiré les foules et offert autant de spectacles en tribunes que de travail en bord de piste pour les commissaires

Les "papys" du volant ont fait de la résistance ce week-end à Monaco! En se tirant la bourre comme jamais sur le tourniquet monégasque, les anciennes gloires de l’automobile ont assuré le spectacle et, parfois, poussé leur bolide dans ses derniers retranchements.

Résultat: un public nombreux et conquis et beaucoup, beaucoup de boulot, pour les 658 commissaires de pistes.

LIRE. Record d'affluence pour le Grand Prix de Monaco Historique 2018

Commissaire général adjoint en charge du corps des commissaires, Jean-Michel Matas faisait les comptes hier, penché sur la main courante. Fier de l’esprit de corps, la cohésion et l’efficacité de ses troupes, il se tourne sereinement vers le grand oral du 24 au 27 mai prochain: le Grand Prix de Formule 1.

"Toutes sortes d’incidents confondus, on a enregistré 178 signalements durant les trois jours, dont 94 interventions. C’est beaucoup pour un Historique, les pilotes n’y sont pas allés de main morte! (rires) Les concurrents sont de plus en plus compétitifs et les voitures, fatalement, elles prennent un an de plus à chaque édition…" 

"On a coupé, scié... Ce n’était jamais arrivé"

Et de la casse – mécanique uniquement – il y en a eu sur cette 11e édition de l’Historique! Mais pas de réelle frayeur, malgré quelques interrogations préalables, notamment sur le grutage des voitures d’époque.

"Ce ne sont pas des Formule 1 et elles n’ont pas des arceaux pour être grutées à 6 ou 7 mètres de haut. Notre tactique était de les soulever légèrement avec les grues, jusqu’à 1m50, et d’aider les commissaires à les manipuler plus rapidement. On n’a pas eu de casse, sachant que ma hantise, aussi pour la Formule 1, c’est que la voiture se coupe en deux quand on la soulève."

Une crainte nourrie par des événements récents dont le dernier, pas plus tard que ce dimanche, lors du Grand Prix d’Espagne, lorsque le système de propulsion d’une monoplace, moteur et boîte de vitesses, s’est désolidarisé de la voiture en l’air!

Un événement non sans rappeler la dernière édition de l’Historique, en 2016, lorsqu’une McLaren M23 avait fait une chute de plusieurs mètres de haut en tombant d’une grue à Mirabeau.

Cette année, le seul incident qui aura donné du fil à retordre aux commissaires relevait plutôt de l’insolite. "Un aileron s’est encastré entre deux rails au bureau de Tabac et il était quasiment impossible de l’enlever. On y est arrivé mais ça a été très long. On a coupé, scié… Ce n’était jamais arrivé et on cherchera une solution cette semaine au cas où ça arrivait en F1."

"80 % d’entraînement et 20 % de réalité"

Outre ce casse-tête au final résolu, Jean-Michel Matas se réjouit que cette édition mouvementée de l’Historique ait permis de maintenir tout le monde en alerte, y compris les 50 nouveaux bénévoles qui ont du mettre la main à la pâte "tout en ayant la banane". "Tous les postes ont travaillé au moins une fois. ça leur montre que même s’il n’y a jamais rien sur un secteur, ça peut arriver à tout moment. Ce sera d’ailleurs mon message pour les briefings de Formule 1."

Preuve aussi que la formation dispensée il y a quelques semaines au chapiteau de Fontvieille [unique au monde, ndlr] porte ses fruits, personne n’ayant été pris de court. "C’est comme les pompiers, c’est de l’entraînement à 80 % et à 20 % la réalité des faits. On s’entraîne à fond et, quand il y a besoin, on fait face."

Et encore une fois les châssis ont été ramassés à la pelle ce week-end. De Sainte-Dévote au Portier. De la piscine à La Rascasse. Et même dans la ligne droite! Sous la pluie comme au soleil, l’Automobile Club de Monaco a encore brillé par son savoir-faire en terme de sécurité.

Au point que, pour la première fois depuis belle lurette, le conseiller de gouvernement-ministre, Patrice Cellario, était du briefing du dimanche matin, quelques jours après la simulation de plan rouge sur le circuit, pour féliciter les garants de ce spectacle automobile sans pareil.

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