Les bolides d’antan en force sur le port Hercule pour la 24e édition du rallye Monte-Carlo historique

Quelque 250 bolides d’époque ont débarqué sur l’esplanade du port pour disputer la 24e édition du rallye Monte-Carlo historique. Dix-sept spéciales de régularité sont au menu.

Thibaut Parat Publié le 29/01/2022 à 09:11, mis à jour le 29/01/2022 à 11:15
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Plus de 250 véhicules d’époque ont investi le port Hercule pour le grand bonheur des amoureux de mécanique qui ont, toutefois, dû se contenter de les regarder depuis les barrières métalliques. Photo Cyril Dodergny

Derrière les barrières métalliques disposées le long de l’esplanade du port Hercule, ils lorgnent avec passion sur cette flopée de bolides d’antan.

À défaut d’être accrédités pour les tutoyer de près, ces amoureux de belles mécaniques se consolent avec le doux ronronnement des moteurs. Au compte-gouttes, vendredi, les quelque 250 véhicules en lice ont déboulé sur l’estrade pour « pointer » auprès des commissaires du rallye Monte-Carlo historique, 24e du nom.

"Depuis 14h15, ça n’arrête pas. Les concurrents arrivent de Milan, de Reims et de Bad Homburg, avec un passage obligatoire dans certaines villes, indique l’un d’entre eux. On pointe les carnets pour savoir s’ils arrivent à Monaco à la bonne heure. C’est à la minute après. S’ils sont en avance ou en retard, il y a une pénalité."

"Nos pieds étaient des blocs de glace"

Tout est question de régularité dans ce rallye. Et pas de vitesse comme son homologue, le "WRC". La première des dix-sept spéciales (un record!) n’a pas encore commencé que certains ont déjà déclaré forfait lors du parcours de concentration, à cause de pépins mécaniques.

Pour les autres, les organismes ont été mis à rude épreuve. "On est parti de Reims à 19 heures, la veille. On a roulé toute la nuit et on a très peu dormi", confient Michel et Jules Chabran, père et fils au volant d’une BMW 2002 TI de 1971, pressés de récupérer des forces à l’hôtel.

 

Plus loin, Valérie Dot et Barbara Hemmerle se souviendront longtemps des conditions dantesques rencontrées lors de cette première nocturne. "Le chauffage de notre Alfa Romeo (1979) ne marchait plus. Au col de la Croix-Haute, entre l’Isère et la Drôme, il y avait de la neige et du verglas. Le pare-brise a commencé à geler. Nos pieds étaient des blocs de glace. On a souffert ensemble, témoignent-elles, le sourire aux lèvres. Mais on est là pour la gagne. C’est un challenge incroyable et on va tout donner."

Quatre spéciales aujourd’hui

Lucidité et force mentale seront nécessaires pour espérer détrôner les derniers vainqueurs en date, Henrik Bjerregaard et Jaromir Svec, et rivaliser avec des pointures du rallye d’endurance, rodées à la compétition.

Les premières hostilités chronométrées débutent aujourd’hui. Aux aurores, les premiers véhicules ont pris la route pour Valence, ville étape d’où ils disputeront quatre spéciales. Une belle entrée en matière. Les concurrents seront de retour en Principauté, ce mardi dès 15 h 10, avant l’étape finale dans le mythique Turini.

Photo Cyril Dodergny.
Photo Cyril Dodergny.
Photo Cyril Dodergny.
Photo Cyril Dodergny.

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