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Le Turini tranchera 0

Mis à jour le 27/01/2019 à 05:22 Publié le 27/01/2019 à 05:21
Cette année, Thierry Neuville et sa Hyundai i20 ne lâchent rien. Ou pas grand chose. De quoi garantir une lutte finale grandiose aujourd’hui.

Cette année, Thierry Neuville et sa Hyundai i20 ne lâchent rien. Ou pas grand chose. De quoi garantir une lutte finale grandiose aujourd’hui. Jo Lillini

Le Turini tranchera 0

Seulement 4’’3 d’écart entre le leader, Sébastien Ogier, et son challenger belge, Thierry Neuville : le mythique col azuréen fera office de juge de paix, ce matin

C’est sans doute un clin d’œil du destin. Quarante ans après l’inoubliable nuit magique de Bernard Darniche et Alain Mahé (voir page suivante), le Turini, cette montagne ô combien sacrée du sport automobile, enfilera à nouveau sa robe de juge de paix ce matin, épaulé pour l’occasion par son voisin, le col de Braus.

Alors que l’apothéose azuréenne du 87e Rallye Monte-Carlo se profile droit devant, avec deux passages programmés d’une part entre La Bollène et Peira Cava (ES 13 et 15), et de l’autre sur la rampe de lancement de La Cabanette, en surplomb de Lucéram et Sospel (ES 14 et 16), l’incertitude est totale. Que ce soit pour la victoire majuscule ou pour la petite marche du podium, également l’objet d’une féroce bagarre. Suspense au zénith, frissons garantis !

Si elle a causé la perte de certains gros bras qui n’auront pas vu la Principauté, tels Andreas Mikkelsen (Hyundai/roue arrière gauche arrachée), Elfyn Evans (Ford/sortie de route) et Esapekka Lappi (Citroën/défaillance moteur), l’ultime virée chronométrée dans les Hautes-Alpes n’est pas parvenue à figer la hiérarchie, hier.

Dans son cher massif du Champsaur, Sébastien Ogier a gardé les devants. Mais la Citroën C3 frappée du numéro 1 est encore et toujours suivie comme son ombre par la Hyundai i20 d’un Thierry Neuville qui tient la cadence... et la distance.

Loeb talonné par deux Toyota

Seulement 2 secondes séparaient les hommes forts de la semaine au moment de redémarrer, dès potron-minet. Une marge qui a doublé chemin faisant pour culminer désormais à 4’’3. Pas tout à fait un gouffre, vous en conviendrez...

Les mots du leader avant de mettre le cap vers la Principauté ? « Je suis satisfait de ma journée. Il fallait encore trouver le juste équilibre entre attaque lorsque c’était sec et prudence quand ça devenait glissant. Maintenant, tout reste à faire. Je m’attends à une dernière étape autant disputée, mais peut-être moins piégeuse, même si le sommet du Turini et la descente hyper rapide à l’ombre vers Peira Cava aiment réserver des surprises. La C3 a prouvé par le passé sa compétitivité sur ce type de terrain. J’ai bon espoir que ce soit toujours le cas. Et c’est clair que je vais essayer de décrocher la victoire. »

Ce serait alors sa septième au pied du Rocher. De quoi égaler le record de Sébastien Loeb. Mais aussi la centième de Citroën au top niveau depuis la création du championnat du monde des rallyes (1973).

Auparavant, il faudra réussir à contrer le rush final d’un Neuville forcément déchaîné à l’idée de conquérir enfin cette prestigieuse épreuve. Loeb, son illustre coéquipier remonté dans le top 3, devra quant à lui maintenir la menace Toyota dans les rétros (Latvala à 2’’3, Tänak à 17’’3).

Sa Majesté Turini, vieille connaissance, lui sourira-t-il une énième fois ?

À Gap


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