“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Le public porte en triomphe les vainqueurs du rallye Dans le QG de Citroën Racing, le stress avant la victoire

Mis à jour le 28/01/2019 à 05:03 Publié le 28/01/2019 à 05:03
Après avoir reçu la coupe des mains du prince Albert II, Sébastien Ogier s’est offert un petit bain de foule sur le port Hercule.

Après avoir reçu la coupe des mains du prince Albert II, Sébastien Ogier s’est offert un petit bain de foule sur le port Hercule. Jean-François Ottonello

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Le public porte en triomphe les vainqueurs du rallye Dans le QG de Citroën Racing, le stress avant la victoire

Hier sur le quai Albert-Ier, il y avait foule pour accueillir Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, le duo vainqueur de Citroën Racing. L’équipage a reçu la coupe des mains du prince Albert II

L’ultime spéciale était à peine achevée dans l’arrière-pays que, déjà, bon nombre de badauds se pressaient derrière les barrières du quai Albert-Ier. « On veut voir les champions ! Cette année, le rallye a été complètement dingue. Quel suspens jusqu’au bout », lâche Christophe, dont la place donne pile en face du podium.

Ni le froid, ni les puissantes bourrasques de vent ne les auraient fait déguerpir hier. Il faut dire que, pour ce 87e Rallye Monte-Carlo, les dieux de l’asphalte ont été particulièrement généreux dans l’effort. À peine 2,2 secondes d’écart entre Sébastien Ogier de Citroën Racing et Thierry Neuville de Hyundai (lire en pages sport). Sur seize spéciales et des centaines de kilomètres avalées à tombeau ouvert, l’écart est d’autant plus historique.

Un burn sur le bitume

En attendant de pouvoir saluer les protagonistes du rallye, le public patiente sagement en musique avec l’orchestre des carabiniers du prince. Et puis, voilà que Charles Leclerc, l’enfant du pays, déboule sous ses yeux. Un petit coucou à la foule avant de prendre place dans la loge princière. « On espère qu’en mai (pour le Grand Prix de F1, N.D.L.R.) c’est lui qui fera péter le champagne avec Ferrari », prie Angélique venue de Menton pour assister à cette remise des prix.

Au loin, Sébastien Ogier se laisse aller à un burn de la victoire sur le bitume du port Hercule. Il n’a pas encore reçu la coupe des mains du souverain que cela le démange déjà d’assurer le show.

Il lui faut attendre que tous les autres « vainqueurs » des autres catégories, plus basses que la sienne, passent sur le podium. Pour un cliché souvenir devant la nuée de photographes positionnés sur l’estrade en face. Vient alors le tour d’Ott Tänak (3e) puis celui de Thierry Neuville (2e). Et enfin celui de Sébastien Ogier accompagné de son copilote, tout aussi méritant, Julien Ingrassia. Ces deux-là grimpent alors sur le toit de leur voiture.

Ce Rallye Monte-Carlo, ils ne l’ont pas volé, et cela se sent dans les expressions rageuses du visage. Dans le bon sens du terme. Sur le podium, le prince Albert II et Michel Boeri, président de l’Automobile Club de Monaco, leur remettent les trophées.

Bain de foule

Et comme une douche de champagne ne suffisait pas, Sébastien Ogier, après avoir posé avec tout son staff, s’est offert un bain de foule amplement mérité. Tout était bon pour glaner le coup de griffe de ce septuple vainqueur du Rallye Monte-Carlo : une plaque officielle de la course, une casquette, une photo à son effigie... « Il est d’une simplicité déconcertante. C’est un beau champion ! On espère que le prochain rallye sera tout aussi serré au chronomètre », conclut Tristan. Sans doute pas le seul fan ravi d’une telle bataille sur les routes mythiques de cette épreuve.

Il y a des signes qui ne trompent guère. Des mains aussi moites que tremblantes, des ongles que l’on se ronge à outrance, des regards songeurs, le buffet du midi qui a du mal à passer… Tous les symptômes d’un stress intense, docteur. À quelques minutes du début de la dernière spéciale, dite Power Stage (ES16 : La Cabanette/Col de Braus), le QG de Citroën Racing, au niveau zéro du Novotel Monte-Carlo, est plongé dans un silence de mort.

Il faut dire que le pilote de la marque aux chevrons, Sébastien Ogier, est talonné de (très) près par son homologue de Hyundai, Thierry Neuville. À peine quatre dixièmes les séparent.

Un écart minime et… historique.

12h18. Sur l’écran géant installé dans cette pièce tamisée, les premières voitures s’élancent sur un asphalte sec. Il faudra patienter 13 h 03 pour que les deux concurrents pour le sacre n’en décousent. En dernier, histoire de ménager jusqu’au bout le suspens.

En attendant, la team en rouge a les yeux rivés sur une multitude d’écrans d’ordinateur. « On scrute les chronomètres des pilotes qui passent avant Seb, on lui donne les difficultés sur le circuit. Une fois qu’il sera parti dans la spéciale, on ne peut plus échanger avec le pilote », confie Simon, ingénieur performance pour Citroën Racing, un brin tendu.

Ogier se lance. Avale le circuit à tombeau ouvert. La moindre erreur et le trophée s’envole au profit du Belge, Thierry Neuville. Le staff suit davantage son évolution sur le tableau des temps, lequel s’actualise en temps réel, plutôt que sur la retransmission télévisuelle, en léger différé. Un retard lors du second pointage, en cours de route, met les nerfs à rude épreuve.

Et puis, la C3 WRC franchit la ligne d’arrivée en 9’41’’2. Cris de joie dans la salle. « 2,2 petites secondes d’avance sur Neuville au général », lance un gars de l’équipe. Tout le monde se prend dans les bras. Embrassade générale. Les larmes coulent sur le visage de Pierre Budar, patron de Citroën Racing, en l’honneur de ce pilote, sacré pour la septième fois à Monte-Carlo et de retour dans l’écurie cette année.

Une banderole « 100 victoires » est dégainée. Photo de famille avant de rejoindre le port Hercule pour la remise des prix (lire ci-dessus).

« Les neuf minutes ont été très longues. Mon cœur a battu très fort. Ce fut une très belle course. On va fêter ça, il reste encore les vérifications techniques. Et quand il y aura le tampon de la FIA, on pourra souffler ! », conclut, aux anges, Jean-Luc Gaucher, chef de la voiture de Sébastien Ogier.

Jean-François Ottonello

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.