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Le président de l'Automobile Club de Monaco Michel Boeri, cédera sa place en 2021

Mis à jour le 23/05/2017 à 11:28 Publié le 23/05/2017 à 05:23
Le président de l'Automobile Club de Monaco, ici avec Alain Prost lors du dernier ePrix.

Le président de l'Automobile Club de Monaco, ici avec Alain Prost lors du dernier ePrix. Michael Alesi

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Le président de l'Automobile Club de Monaco Michel Boeri, cédera sa place en 2021

À trois jours du début des épreuves du Grand Prix, le président de l'Automobile Club de Monaco lance un appel pour trouver un candidat à sa succession avant la fin de son mandat

Michel Boeri est rarement avare en formules chocs et points de vue bien tranchés. Hier, le président de l'Automobile Club de Monaco (ACM), l'organisateur du Grand Prix de F1 qui se court dimanche prochain, s'est livré à quelques confidences. À 78 ans, le « Président » annonce qu'il cédera la place qu'il occupe depuis quarante-quatre ans en 2021, à l'issue de son mandat. Il évoque aussi la collaboration à venir entre le jeune retraité Nico Rosberg et l'ACM, ainsi qu'un projet qui lui tient à cœur : offrir de nouveaux stands aux écuries en 2018.

Qu’est-ce que l’arrivée de Liberty à la tête de la F1 va changer?
L’envie de Liberty de mettre l’accent sur les réseaux sociaux, par exemple, est une très bonne chose. Cela va augmenter la visibilité de l’épreuve, notamment auprès des jeunes. En cela, nous sommes tout à fait en phase avec Liberty, qui veut redonner un aspect glamour, people et sexy au Grand Prix. Nous sommes en phase aussi sur le plan sportif. Nous devons retrouver des courses non aseptisées, bruyantes, avec quelques accidents que nous souhaitons tous anodins. Du vrai spectacle, c’est ce que demande le public.

En terme de spectacle, justement, la rivalité entre Rosberg et Hamilton a été un point fort. Rosberg va-t-il manquer à ce Grand Prix?
La nature a horreur du vide. Les gens n’attendent pas que Rosberg revienne mais que quelqu’un vienne mettre un terme à la domination d’Hamilton.
La F1 a besoin de changements. Il n’y a rien de mieux qu’un jeune qui a la rage aux dents pour dégager un vieux pilote de son podium.

Nico Rosberg va-t-il travailler avec l’ACM?
Pour ce Grand Prix, non. Mais très gentiment, il a proposé de collaborer avec nous, pour discuter du perfectionnement des stages de commissaires, avec la vision du pilote, de l’aménagement de certaines parties du circuit ou encore de la sécurité de la piste.
Et puis, c’est vrai, la présence de Rosberg à l’Automobile Club est un vecteur de communication exceptionnel. Il est donc le bienvenu.

Après la nouvelle direction de course en 2016 et la loge princière cette année, quoi de neuf en 2018?
La notoriété du Grand Prix s’est construite sur nos moyens de sécurité. Nous avons été les premiers à mettre des grues au bord du circuit, à installer des rails, à créer une école de commissaires, à les habiller en orange, à les casquer. Chaque année, les services de l’État refont le tiers de la surface du circuit. Récemment, un nouveau revêtement a été posé sur l’échappatoire de Sainte-Dévote, avec un «grip» extraordinaire. Lors du ePrix, les gens de la FIA en sont tombés babas. Ce procédé sera certainement étendu à tous les circuits au monde. Il a aussi fallu se mettre en conformité. On l’a fait avec la direction de course, qui est aujourd’hui l’une des plus belles du circuit, et la loge princière qui était totalement obsolète. Cette année, je vais me battre comme un chien pour refaire la ligne de stands. L’équipement a quatorze ans d’existence. Les stands sont petits, les étages peu exploitables pour tous les sponsors et, sachez-le, le tout est sans toilettes!

Quel est le coût d’un tel projet?
Environ 2 millions d’euros. L’objectif est de revenir à un standard normal, décent. Avoir des nouveaux stands en 2018.
On ne peut pas continuer à vivre dans la préhistoire, avec les stands les plus moches et les plus inconfortables du circuit.

Cette année, le Grand Prix sera diffusé sur Canal + et, nouveauté, sur C8, gratuitement. Bon pour l’image du Grand Prix?
Le fait que Canal + choisisse Monaco comme la seule course, ou presque, à être diffusée hors cryptage est une bonne chose. Ils vont passer de 1 ou 2 millions à 5 ou 6 millions de téléspectateurs.  Mais il faut surtout raisonner sur la globalité: nous avons 400 millions de téléspectateurs en direct à travers le monde, et probablement 700 millions avec le différé. Je répète, 700 millions de personnes ont chaque année une image positive de Monaco. Ici, à l’ACM, nous travaillons dans l’intérêt du pays.

Vous avez été réélu en 2016 pour un nouveau mandat qui se terminera en 2021. Ce sera le dernier?
Le contrat avec la Formula One Management se termine en 2021. Nous sommes tranquilles jusque-là, il ne peut rien arriver au Grand Prix de Monaco. Mais après, la perspective de participer à la négociation d’un nouveau contrat ne m’enchante pas. Je n’ai plus envie d’avoir ces discussions sans fin, de passer des nuits entières à négocier au milieu d’une batterie d’avocats. Je ne sais pas si ce sera aussi compliqué avec les Américains de Liberty. En tout cas, il va falloir que quelqu’un accepte de venir boulonner gratuitement, avec une prise de risque importante. Ce serait bien de trouver une équipe qui prendrait la relève en 2021. Nous laissons en héritage une affaire totalement structurée et un Grand Prix en plein essor. Je lance un appel: que ceux qui ont envie de prendre la relève se manifestent avant 2021.


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