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Le pilote niçois Eric Camilli vise encore haut sur les routes du Rallye Monte-Carlo

Mis à jour le 19/01/2021 à 10:02 Publié le 19/01/2021 à 10:00
Eric Camilli espère s'inviter à nouveau à la remise des prix.

Eric Camilli espère s'inviter à nouveau à la remise des prix. Photo Jo Lillini

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Le pilote niçois Eric Camilli vise encore haut sur les routes du Rallye Monte-Carlo

Un an après son éclatante victoire en Principauté, Eric Camilli espère réussir la passe de deux en catégorie WRC2 à bord d’une Citroën C3 Rally2. A partir de ce jeudi, le sociétaire de l’ASAC de Nice retrouvera sur sa route le Norvégien Andreas Mikkelsen (Skoda) qu’il désigne comme le rival numéro 1. Rencontre.

Eric, sur votre échelle de valeur, à quelle place se situe cette victoire dans l’antichambre de la catégorie reine décrochée en Principauté l’an passé ?
Ah c’est forcément la plus belle. Aucune hésitation. Parce qu’il s’agit du Monte-Carlo. Elle culmine bien au-dessus des succès décrochés auparavant en Sardaigne, en Allemagne, en Catalogne. Même les temps scratch obtenus en WRC (en 2016, sa seule saison au top niveau avec la Ford Fiesta du team M Sport, ndlr) ne pèsent pas aussi lourd. Il y a un an, on avait vraiment réussi une belle course. En tête du départ à l’arrivée. Pour débuter notre bout de chemin avec Citroën, on ne pouvait pas rêver mieux. Fantastique !

Vous évoquez une belle course. Peut-on dire une course parfaite ?
La course parfaite, ça n’existe pas. Surtout au Monte-Carlo. Tenez, Ogier totalise sept victoires ici. Demandez-lui s’il pense avoir réalisé au moins une fois une course parfaite. Nous, on a su éviter les embûches. On a mieux tiré notre épingle du jeu que les autres, voilà !

La crise sanitaire a ensuite fait fondre votre programme comme neige au soleil. Pas trop dur à encaisser, ce coup d’arrêt ?
À vrai dire, je l’ai pris avec du recul. Quand une pandémie mondiale stoppe tout, que voulez-vous faire ? C’est la vie.Initialement, je devais enchaîner cinq autres manches derrière. Et je n’en ai disputé qu’une (le Rallye de Sardaigne, en octobre). À 33 ans, mieux valait penser à la suite. Ma cible, très vite, c’était de redémarrer au Monte-Carlo 2021 avec le même genre de programme.

Quand le feu vert s’est-il allumé ?
Vers le 15 décembre. C’est assez tard, mais j’ai connu pire. Pour l’instant, la feuille de route comprend trois manches : Monte-Carlo, Portugal, Espagne.Elle n’est pas figée.Il y aura peut-être un bonus ou deux. Citroën Racing renouvelle son soutien. Une aide très précieuse. Essentielle. Pirelli m’accompagne aussi. Je suis donc tombé d’accord avec la structure portugaise Sports & You.Je connais le patron, José Pedro Fontes, depuis trois ou quatre ans. On s’est rencontré via mon activité coaching et nous sommes devenus très amis. Le team était présent au Monte-Carlo 2020, où il alignait la C3R5 du champion d’Espagne Pepe Lopez.Il veut accroître sa présence et son expérience en Mondial. Je suis content de lui donner un coup de pouce.

Il paraît que l’entraîneur de l’OM est impliqué. Vous confirmez ?
Absolument.José Pedro Fontes et André Villas Boas sont très potes. Ce dernier participe en tant qu’ambassadeur de l’ONG Ace Africa dont le nom apparaît sur la carrosserie de notre C3 Rally2. Cette organisation à but non lucratif figurait déjà sur la voiture avec laquelle il avait découvert le Dakar en 2018. Villas Boas adore le sport auto. Je crois d’ailleurs qu’il a eu l’opportunité de prendre en main une C3 R5 lors d’une séance d’essais au Portugal.

Dans quel état d’esprit vous allez aborder la course ?
Si vous voulez jouer la gagne au Monte-Carlo, il n’y a pas de round d’observation. Il faut trouver le bon rythme illico. A fortiori quand il y a un Andreas Mikkelsen en face. Attaque à paquet de rigueur !

Mikkelsen le Norvégien, c’est le rival numéro 1 ?
Oui, naturellement, compte tenu de son expérience et de sa pointe de vitesse. En 2017, sa précédente apparition au Monte-Carlo en WRC2 (déjà au volant d’une Skoda Fabia R5, ndlr), il avait laminé la concurrence. Tout le monde, moi y compris. J’avais pris une valise, je n’ai pas honte de le dire. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Cette fois, j’espère qu’il y aura match. Et que je gagnerai le match.

Connaissez-vous les deux nouvelles spéciales azuréennes de clôture ?
Pas trop, non. Mais étant originaire du village de Villeneuve-d’Entraunes, situé juste en face, près de Valberg, ça me fait super plaisir de rouler dans ce coin-là, entre Puget-Théniers et Entrevaux. Quand j’étais jeune conducteur et que j’aimais prendre les raccourcis qui allongent, j’ai dû passer une fois ou deux au col Saint-Raphaël.

Vous êtes papa depuis deux mois. La relève est assurée ?
Oui, c’est un immense bonheur. Et un sacré virage dans une vie. Notre fils s’appelle Joseph. Il porte le prénom de mon grand-père paternel, parti au printemps, qui m’avait transmis le virus du sport auto du côté d’Ajaccio. S’il me demande un jour de faire une course, je ne pourrai pas lui dire non.

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