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Le patron d’Alpine ne fera pas "la danse de la pluie" pour gagner le Grand Prix de France

Pour bousculer la hiérarchie dimanche, sur son grand prix national, Alpine préfère miser sur les quelques certitudes retrouvées ce vendredi sur la piste du Paul-Ricard. Plutôt que de parier sur les caprices d’une météo encore incertaine.

Laurent Seguin Publié le 18/06/2021 à 20:22, mis à jour le 18/06/2021 à 21:54
Patron d’Alpine F1, Laurent Rossi est satisfait de cette première journée sur le Paul-Ricard, avec les bons essais libres d’Alonso et Ocon. (Photo by NICOLAS TUCAT / POOL / AFP) NICOLAS TUCAT / Nice Matin

Si le ciel varois ne semble pas vraiment savoir sur quel pied swinguer, Laurent Rossi sait lui, qu’il ne fera pas " la danse de la pluie". Après le départ en trombe des deux monoplaces tricolores de Fernando Alonso et d’Esteban Ocon, respectivement quatrième et cinquième lors des deux séances d’essais libres disputés ce vendredi 18 juin au Castellet, le directeur général d’Alpine F1 a le moral au beau fixe.

Et un visage bien plus rayonnant que la météo varoise, soupçonnée, depuis quarante-huit heures, de pouvoir nous réserver une "drôle" de surprise, en invitant, peut-être, la pluie dimanche sur la piste du Paul-Ricard. Élevé jeudi, le risque d’orage a toutefois perdu ce vendredi de sa vigueur et dans les paddocks du Castellet, les promesses d’averses n’engagent désormais plus que ceux qui veulent encore bien y croire. Ceux qui croisent même les doigts pour avoir une chance de bousculer dimanche la hiérarchie en tête d’une course promise, sur piste sèche, aux écuries de pointe de Lewis Hamilton et Max Verstappen.

"Même la neige n’effraie pas Alonso"

"La pluie peut nous servir, car elle nivelle les performances vers le bas, juge le patron d’Alpine. Et il est vrai qu’avec elle, la course devient ensuite une affaire de pilotage. Mais si Esteban (Ocon) est très performant sous la pluie et si Fernando (Alonso) est un double champion du monde (2005 et 2006) que rien n’effraie, pas même la neige, je ne vais pas invoquer les dieux de la pluie pour qu’elle tombe dimanche", s’amuse Laurent Rossi. Pas franchement prêt à tout pour briller sur son grand prix national, le boss d’Alpine troquerait même "volontiers une performance désastreuse ici contre des victoires ailleurs".

"Pas un derby de foot"

Tout juste renaissant, le mythe Alpine s’inscrit désormais dans un contexte il est vrai bien différent des grandes heures de la Berlinette et chez Alpine, on a évidemment " envie d’aller explorer les racines de la marque (très franco-françaises), mais on veut aussi créer notre propre histoire, plus planétaire", prévient Rossi. Pas question donc de se mettre une pression particulière sur un grand prix, certes, national, mais qui n’est pas non plus "un derby de foot".

 

Juste cette envie d’avancer, de se rapprocher des écuries de pointe en se battant dans "un chapeau très tendu" occupé par des équipes comme McLaren, Alpha-Tauri, Aston-Martin et… Alpine. Cette écurie française qui " retrouve des références (chronométriques) proches de celles d’Imola ou de Portimão ".

Cette équipe tricolore qui espère maintenant "pouvoir conserver un rythme élevé en course sur un tracé plus conventionnel que ceux de Monaco ou Bakou ", dernières étapes du championnat du monde de F1. Juste une troupe dirigée par un patron qui a les pieds sur terre. Qu’elle soit sèche ou trempée.

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