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Le jeune Niçois Nicolas Ciamin s’invite au palmarès du Rallye d’Antibes à bord d’une Alpine

La firme française en rêvait, le pilote azuréen l’a fait ! Ce samedi, au terme du parcours de la manche antiboise du championnat de France jalonnée de 15 épreuves spéciales, son A110 RGT a terrassé les 4 roues motrices. Dominateur d’un bout à l’autre, Nicolas Ciamin remet Alpine sur le devant de la scène.

Gil Léon Publié le 09/10/2021 à 19:55, mis à jour le 09/10/2021 à 20:26
Nicolas Ciamin a fait parler la poudre deux jours durant au volant de son Alpine A110 RGT! Photo Thierry Mouchet

Seul un caprice du ciel imprévu aurait pu lui mettre des bâtons dans les roues. L’un de ces orages capables d’éclater à tout instant là-haut, sur les sommets des Alpes sudistes, histoire de faire basculer une course en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Si quelques nuages noirs ont encombré le plafond de la seconde étape du 56e Rallye Antibes-Côte d’Azur, ce samedi, les vannes sont restées closes.

Alors, sans surprise, cette fois, Nicolas Ciamin a continué à cravacher sa propulsion "made in France" avec maestria. Encore intouchable. Toujours irrésistible. Et il s’en est allé offrir à l’Alpine A110 du XXIe siècle sa première victoire sur la scène hexagonale. En laminant proprement les 4 roues motrices des gros bras du championnat de France, s’il vous plaît!

Dimanche dernier, le jeune loup niçois ne totalisait qu’une journée d’essais - en 2019 - au volant de l’héritière des mythiques Berlinette du temps jadis. Et il cherchait désespérément un copilote pour remplacer le titulaire du baquet de droite, indisponible, lors de cet extra à domicile. In extremis, le voisin Maxime Martini s’est libéré d’un engagement sur une autre épreuve. Aujourd’hui, nul doute qu’il ne le regrette pas...

 

À 23 ans, Ciamin, lui, ne regrette pas d’avoir lâché le volant de la Citroën C3 Rally2 avec laquelle il n’est jamais parvenu à s’exprimer pleinement entre hiver et été dans les rangs du Mondial WRC3. Après avoir enchaîné les déceptions, en Croatie, au Portugal, en Sardaigne, le voilà qui reprend des couleurs. Et de quelle manière! Au terme d’un cavalier seul en tête conclu devant - clin d’œil du destin - les deux C3 Rally2 de pointe engagées dans la course au titre.

Eric Camilli, finit 2e à 38’’2. "J’ai gagné le match des Rally2", souffle l’autre enfant de la baie des Anges qui conserve une petite chance de coiffer la couronne. "J’aurais préféré remporter le Rallye d’Antibes, bien sûr. Alpine a fait du super boulot. Ciamin exploite cette auto à merveille. Nous, on a réalisé une course propre et on devance nos deux rivaux directs. Objectif atteint".

C’est donc Yoann Bonato qui complète le top 3, à plus d’une minute (1’05’’5). Désormais tout proche d’un quatrième sacre, l’Isérois est un homme heureux même si le palmarès de la manche azuréenne se refuse toujours à lui: "Les bons points glanés ici suffisent à mon bonheur. Je n’ai pris aucun risque, jamais tenté le diable. Voir une A110 rafler la mise ne m’étonne pas. Je savais que ce profil de terrain leur convenait".

Il n’en demeure pas moins que l’homme fort du week-end réussit là une performance exceptionnelle. Et même inédite puisque ni Emmanuel Guigou, ni Cédric Robert, les deux pilotes Alpine de référence, n’avaient accompli pareil récital. Deux mois après avoir sabré le champagne en F1 grâce à Esteban Ocon, la firme de Dieppe retrouve ainsi le chemin du succès sur son terrain de prédilection, en rallye, le berceau de la légende du "A fléché".

 

Le mot de la fin signé Ciamin? "Cette victoire en championnat de France fait du bien. Je l’apprécie autant que la première (Rallye du Touquet 2019, sur une Volkswagen Polo R5, ndlr). D’abord parce qu’on gagne avec une 2 roues motrices. Ensuite parce qu’il s’agit d’une course à domicile qui ne m’avait jamais souri par le passé. J’ai commencé à y songer ce matin, quand on a fait jeu égal dans Villars-Massoins-Tournefort (ES 9). Ensuite, il fallait juste s’appliquer à gérer notre capital. L’expérience acquise au volant de l’Abarth 124 (une RGT avec laquelle il s’était déjà mis en évidence entre 2017 et 2019) et à bord de la Ligier JS Cup que je pilote parfois sur circuit m’a beaucoup servi. Maintenant, espérons que cette expérience positive en appellera une autre avant l’année prochaine".

Attention, il n’est pas exclu de le revoir bientôt venir mettre son grain de sel aux avant-postes. Peut-être lors de la finale varoise, fin novembre, du côté de Sainte-Maxime...

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