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La poisse à la maison pour Charles Leclerc

Mis à jour le 27/05/2019 à 08:52 Publié le 27/05/2019 à 08:51
Illustration

Illustration Photo Georges Decoster et Jean-François Ottonello

La poisse à la maison pour Charles Leclerc

Pour la quatrième fois, Charles Leclerc n’a pas vu le drapeau à damier chez lui. S’il a fait le spectacle dans les premiers tours, le pilote monégasque n’a jamais digéré l’échec des qualifs

"C’est horrible parce qu’il est chez lui, et il marchait tellement fort… Ça aurait dû être un beau week-end pour lui." L’ex-champion du monde Nico Rosberg n’y est pas allé par quatre chemins pour évoquer le week-end de Charles Leclerc qui avait mal commencé… et qui s’est mal fini.

Quatre courses que Leclerc ne termine pas chez lui, en F2 puis en F1, devant ses amis, sa famille. "Il fallait prendre des risques, peut-être un petit peu trop de ma part, admettait-il. En partant 15e à Monaco, je savais que ça n’allait pas être une journée facile."

Samedi, pour sa première en rouge sur le Rocher, il payait déjà les pots cassés d’une stratégie complètement grotesque de la part de son écurie qui pensait que son temps suffisait pour poursuivre les qualifications. Résultat: éliminé d’entrée. La Scuderia a fait un drôle de cadeau empoisonné au pilote le plus attendu. Leclerc n’avait d’autre choix que de ranger sa fierté et partir en 15e position.

>>RELIRE. Voici comment Charles Leclerc s'est fait élminer dès la première séance de qualification du GP de Monaco.

"C’est très dur de louper une qualif’ ici comme il l’a fait parce qu’après tout le monde sait que le week-end est fini! C’est vraiment dommage", insistait Rosberg, "dépité pour Charles".

Pourtant Leclerc a lâché d’entrée les chevaux. A l’épingle du Fairmont, il prenait le meilleur sur Norris.Puis se retrouvait derrière Grosjean à qui il faisait sentir que La Rascasse serait The place to be.Par deux fois il s’est présenté à l’intérieur. La troisième fut la bonne, obligeant le Français à laisser la porte ouverte au septième tour.

Charles Leclerc
Charles Leclerc Photo Georges Decoster et Jean-François Ottonello

"C’était kamikaze", rouspétait Grosjean. La Rascasse est aux anges, et la manœuvre rendait hommage à Jules Bianchi qui avait mystifié au même endroit Kamui Kobayashi en 2014. Son mentor niçois avait signé l’exploit de marquer deux points au volant d’une Marussia qui n’espérait pas tant.

"Il a eu raison d’être agressif"

Trois tours plus tard, Nico Hülkenberg laissait moins de place à Charles et l’obligeait à toucher le rail de sécurité.Le début de la fin.

La crevaison lente qui en découlait aura raisonde ses derniers espoirs.Le pneu ne tardait pas à exploser, cassant le fond plat et détériorant la structure.

Après un premier arrêt au stand, puis un tête-à-queue de Kubica là où vous savez (La Rascasse) qui a semé le trouble dans le fin fond du classement, la course de Charles prenait fin.C’en était trop pour lui et sa monoplace après trois arrêts.

Mais le mal était fait depuis longtemps. "L’erreur n’a pas été commise aujourd’hui (ce dimanche) mais samedi, avouait Mattia Binotto, le Team principal de la Scuderia. Charles a eu raison d’être agressif, mais peut-être qu’il aurait dû être ensuite un peu plus patient."

Avait-il digéré la bévue grossière des qualifs? "Il a eu le temps de passer à autre chose entre les qualifs et le départ hier, estimait Franck Montagny, ex-pilote de F1 consultant pour Canal +.« Quand tu pars 15e ici, tu sais que la course est morte."

Pour lui, ce scénario était écrit d’avance. "Il faut forcément être agressif, multiplier les dépassements, détaillait-il.Tu prends beaucoup de risques pour aller chercher un point. L’abandon? Quand la voiture est morte, ça ne sert à rien d’abîmer le moteur. Honnêtement ici, tu prends le départ parce que tu es un compétiteur, mais quand tu es aussi loin sur la grille, tu pries pour avoir la pluie et gratter un point.Quand tu roules pour Ferrari, ça ne doit pas être ton objectif ; et derrière, une fois que ta voiture est endommagée, que tu ne peux plus rouler comme il faut, j’estime qu’ils ont bien fait d’arrêter."

En vrai, son week-end était terminé avant même le départ, ce dimanche après-midi. Les habitués du tourniquet monégasque le savaient très bien. Alors pour celui qui regardait les Ferrari passer en jouant aux petites voitures sur un balcon surplombant Sainte-Dévote, la déception était forcément là.

"J’ai tellement été soutenu ce week-end qu’il y a un peu de honte à terminer comme ça, c’est certain, avouait Leclerc. Mais on va continuer de travailler."

Vivement l’an prochain.


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