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Jour 5 du 4e e-Rallye Monte-Carlo: une sortie de route et un tout droit

Mis à jour le 28/10/2019 à 08:41 Publié le 28/10/2019 à 09:00
Illustration

Illustration Photo Jo Lillini/ACM

Jour 5 du 4e e-Rallye Monte-Carlo: une sortie de route et un tout droit

Partenaire média du 4e E-Rallye Monte-Carlo, Monaco-Matin était au cœur de la course qui s’est achevée à Monaco dans la nuit de samedi à dimanche. Nos impressions à bord de la Renault Zoé numéro 33 de Nice-Matin et Radio Vinci Autoroutes.

Quelle aventure, ce E-Rallye! À peine remis de la journée de vendredi qui nous a vu frôler l’abandon pour cause de panne sèche, nous avons abordé la dernière étape avec pour unique ambition de rallier l’arrivée.

Avec Virginie, ma copilote, nous avions parfaitement en mémoire l’épreuve de nuit dantesque de l’édition précédente avec ses deux spéciales Lantosque-Lucéram et Sospel - La Bollène-Vésubie, grandes classiques du WRC.

Contrairement à l’an dernier, pas de pluies diluviennes, mais toujours l’éclairage notoirement insuffisant de notre Renault Zoé électrique de série. Suffisants en ville, les phares de notre auto sont aux abonnés absents dès qu’une épingle se profile. Lorsque vous faites la course contre le chrono dans des portions où le précipice est au bout de chaque lacet, ce n’est plus uniquement le classement de l’épreuve qui est en jeu… 23 heures.

Les premiers kilomètres de la spéciale du mythique col de Turini donnent le ton. Comme l’an passé, nous voyons les murets se rapprocher dangereusement à chaque virage.

Tenir la moyenne de régularité imposée est rigoureusement impossible tout au long des 32 km du parcours. Ma priorité, les mains accrochées au volant : éviter l’écart fatal et gérer au mieux la quasi-absence de visibilité. Un objectif à peu près rempli au terme de cette avant-dernière étape chronométrée particulièrement éprouvante.

Sueurs froides

Avant l’ultime spéciale, ça bâille à tout va dans l’habitacle. Il faut se ressaisir et se concentrer. Moins long que le précédent (17 km), le tracé est à peine moins piégeux. La fatigue aidant, mes trajectoires se font de plus en plus approximatives.

Au beau milieu d’un lacet, ce qui devait arriver arrive. Incapable de distinguer la route, j’envoie notre auto dans un bas-côté. Notre Zoé décolle et heurte une pierre. Les secondes durent des heures. Miracle : la roche a touché la jante mais épargné le pneu.

Notre voiture roule encore. Livide, Virginie continue à égrener les temps d’une toute petite voix. À sa place, j’aurais déjà hurlé sur le pilote! Il reste 10 km.

Déconcentré, je commets une nouvelle faute en tirant tout droit en entrée de courbe. Je pile, saisis violemment le pommeau du levier de vitesses pour enclencher la marche arrière. Celui-ci me reste dans les mains! Ne reste qu’une pauvre tige en métal récalcitrante.

Tétanisée, trop occupée à me maudire sur plusieurs générations, Virginie n’a rien vu. Les derniers kilomètres paraissent interminables jusqu’au panneau de fin de spéciale qui signe notre délivrance.

Pour notre deuxième participation au E-Rallye, nous avons vraiment eu chaud. Soulagés de franchir la ligne d’arrivée à Monaco, nous n’avons finalement pas à rougir de notre prestation d’ensemble.

Classés 32e sur 39 concurrents classés (et 45 au départ), nous avons (un peu) progressé et profité pleinement d’une compétition de plus en plus disputée et orchestrée de main de maître par les équipes de l’Automobile club de Monaco.

Un peu frustrés par nos performances inégales, nous n’avons qu’une envie: recommencer l’an prochain. En espérant un peu plus de réussite. Et des vrais phares.


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