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Il insulte un policier et regrette… deux ans après

Mis à jour le 15/12/2017 à 05:10 Publié le 15/12/2017 à 05:10
« J'avais de graves problèmes avec un chiffre d'affaires en baisse », a expliqué le prévenu.

« J'avais de graves problèmes avec un chiffre d'affaires en baisse », a expliqué le prévenu. archives Eric Dulière

Il insulte un policier et regrette… deux ans après

Rouler sous le tunnel Louis-II… Cette portion mythique du circuit de F1, inciterait-elle les conducteurs à libérer toute l'énergie de leurs cylindrées ?

Rouler sous le tunnel Louis-II… Cette portion mythique du circuit de F1, inciterait-elle les conducteurs à libérer toute l'énergie de leurs cylindrées ? Un quinquagénaire semble avoir eu la tentation de se laisser tenter par un désir de performance mécanique avec son deux-roues un jour de 2015. Sans penser aux policiers aux aguets pour surveiller ! Mais, à peine contrôlé pour vitesse excessive, vers 12 h 20, et interpellé alors qu'il venait de doubler un véhicule par la gauche, le cyclomotoriste s'emportait jusqu'aux outrages.

À l'époque, l'infraction avait conduit cet administrateur de société devant le Tribunal correctionnel. Toutefois, absent à l'audience, il avait été condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis par défaut et au versement de 200 euros réclamés par la partie civile.

« Je pestais contre le sort néfaste »

Bien tardivement, il faisait opposition au jugement et le prévenu revenait en personne, mardi, à la barre. Il pouvait enfin s'expliquer sur les raisons de sa colère. « Vous étiez manifestement mécontent, rappelle le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Même très énervé, car le ton est monté et vous teniez des propos insultants à voix haute à l'encontre du fonctionnaire. Pourquoi lui avoir dit : "Ce n'est pas à vous que je m'adresse et amenez-moi au tribunal si vous le voulez ?" Vous aviez même fait ressortir des amitiés haut-placées pour l'intimider… »

Ce résident de Monaco le reconnaît : « Oui ! Je me suis emporté. J'avais de graves problèmes avec un chiffre d'affaires en baisse et l'obligation de licencier quatre employés. C'est pourtant vrai, je pestais contre le sort néfaste ! Je ne m'adressais pas à l'agent. » Le temps aurait-il permis une prise de conscience à la vue d'un prévenu calme, sincère, humble et même modeste à l'audience ?

« Un état d'agacement désagréable »

« L'agent de police ne faisait que son travail, considère le procureur Alexia Brianti. Au lieu de prendre la remontrance avec la distance suffisante, ce monsieur a manifesté un état d'agacement désagréable. Jusqu'à lâcher une insulte destinée à être entendue avec une agressivité particulière. Au lieu de saisir une seconde chance, il va se vanter de connaître du monde haut-placé… Ce n'est pas tolérable d'être injurié. » Une peine d'amende de 1 000 euros à 1 500 euros sera requise.

La défense préfère « shunter » les détails sur les mots que l'on prête au fautif. « Il n'est pas question de mettre en doute l'infraction reprochée, garantit Me Arnaud Cheynut. Son agacement, son écart de conduite, c'est la conséquence d'un exploitant de cinéma qui a perdu 60 % de son chiffre d'affaires. Au moment le plus critique de son avenir professionnel, les difficultés lui ont fait franchir l'interdit. Il est désolé ! Ne soyez pas sévère ! Faites l'application la plus juste de la loi pénale. »

Le tribunal ramènera la peine à 800 euros d'amende. Il devra également s'acquitter du versement - devenu définitif - de la somme de 200 euros à la partie civile.


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