“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Il est parvenu à bousculer les pointures du paddock, le pilote monégasque Charles Leclerc fait sa place dans le monde de la F1

Mis à jour le 09/08/2019 à 07:49 Publié le 09/08/2019 à 08:35
illustration

illustration Photo Georges Decoster

Il est parvenu à bousculer les pointures du paddock, le pilote monégasque Charles Leclerc fait sa place dans le monde de la F1

S’il n’est pas encore parvenu à embrasser la victoire, le Monégasque se montre d’emblée digne de la confiance que lui accorde la Scuderia Ferrari en bousculant les gros bras du paddock.

Vacances, on oublie tout ? Que nenni ! Alors que sa Majesté F1 vient de couper le son et l’image pour son traditionnel break estival de trois semaines, jetons donc un œil dans le rétro. En l’espace de cinq mois et douze courses, à peine, Charles Leclerc a pris place tout naturellement dans le gotha de la "formule reine".

Bombardé titulaire en lieu et place de Kimi Räikkönen chez Ferrari, à 21 ans, après une seule saison d’apprentissage au sein du cocon Alfa Romeo-Sauber, l’enfant terrible de la Principauté s’est plutôt très bien acquitté de son immense tâche jusqu’à présent. En témoigne ce bilan comptable garni à mi-chemin de cinq podiums, deux pole positions et deux meilleurs tours en course. De quoi occuper le 5e rang de la hiérarchie provisoire, à 24 longueurs de la référence Sebastian Vettel (4e).

Tout cela malgré ces stratégies foireuses dont la Scuderia a le secret - la qualif’ abrégée du GP de Monaco fut un modèle du genre ! - et les consignes d’équipe ayant à maintes reprises brisé son élan en début de saison. Malgré quelques erreurs de jeunesse, aussi. Et surtout au volant d’une SF90 qui s’apparente de plus en plus à un ratage intégral. Pour laquelle il faudrait inventer des circuits sans virages...

Bref, s’il n’a pas encore réussi à s’inviter sur la plus haute marche de la "boîte", tout comme son voisin de stand champion du monde puissance 4, le petit prince Charles de Monaco est monté à toute vitesse sur l’échelle de la renommée, où il côtoie aujourd’hui les pointures XXL du paddock. La preuve par trois.

Sebastian et lui

Samedi dernier, en Hongrie, malgré une bourde en Q1 qui aurait pu lui coûter beaucoup plus cher, Charles Leclerc (4e) est revenu à la hauteur de Sebastian Vettel (5e).
Sur le terrain des qualifications, 6 partout, balle au centre! Côté course ? Là, le leader allemand de la Scuderia, qui accomplit sa cinquième campagne en rouge, mène 8 à 4. Un score un brin trompeur quant au rapport de forces entre l’un et l’autre...

Dès la mise à feu australienne, le successeur de Räikkönen a en effet montré qu’il n’était pas là pour jouer le porteur d’eau. D’abord en tentant une attaque osée au départ, dans le virage 1, puis en remontant comme un avion sur les talons de la SF90 n°5 en fin d’épreuve.Ce qui contraindra l’état major de la Scuderia à geler les positions. "Je sais que Charles me bottera très vite les fesses", concéda Vettel le soir même. "Cela me permettra de hausser mon niveau."

Vettel et lui.
Vettel et lui. Photo Georges Decoster

Les messages radio frustrants, voire irritants, vont s’enchaîner lors des échéances suivantes. Là où un Max Verstappen aurait probalement pété les plombs et rué dans les brancards, lui s’abstient de faire des vagues. Déjà sous le charme de son coup de volant, le paddock loue sa maturité. Bahreïn, Autriche, Allemagne: à trois reprises, il entrevoit la victoire. Si celle-ci se dérobe chaque fois, la pépite du Rocher n’a pas tout perdu, loin s’en faut...

Ces derniers mois, il a définitivement gagné l’estime du Cheval Cabré. Selon Sky Sport Italia, des discussions seraient d’ailleurs en cours concernant une extension de deux ans de son contrat. L’accord porterait ainsi jusqu’à fin 2024, avec à la clé une revalorisation financière conséquente à partir de 2020...

Pendant ce temps, la rumeur la plus répandue sur l’avenir de Vettel (32 ans) évoque sa lassitude croissante. Après toutes ces tentatives infructueuses de coiffer la couronne suprême dans l’habit de lumière rouge, celui-ci songerait à tirer un trait sur la F1, cet hiver ou dans un an. Ce qu’il dément catégoriquement.

Lewis et lui

Battu par son coéquipier Valtteri Bottas deux semaines plus tôt à Melbourne, le nouveau voisin de palier de Juan Manuel Fangio sur les tablettes de la F1 semble encore devoir s’incliner, cedimanche 31 mars, dans la nuit moite de Bahreïn.

Incroyable mais vrai : le voilà maintenant qui subit la loi d’un Charles Leclerc en état de grâce. Epatant poleman, puis solide leader, malgré un départ médiocre vite oublié, le Monégasque tient en respect "Monsieur" Lewis Hamilton.

Hamilton et lui
Hamilton et lui Photo Georges Decoster

On connaît la suite. Au 46e des 57 tours, la Ferrari n°16, qui compte alors 9’’7 de marge, perd subitement de la puissance et finit au ralenti, sauvant in extremis la 3e place. Avant la cérémonie du podium, le quintuple champion du monde est le premier à consoler le héros malheureux avec des mots synonymes d’adoubement.

"Charles avait fourni les efforts nécessaires pour gagner", expliqua la star de Mercedes. "Je me suis déjà retrouvé dans la même situation que lui. Je sais ce qu’il ressent. Il a plein d’enseignements positifs à retirer. Sûr qu’on va avoir du pain sur la planche dans le futur pour tenir son rythme."

Parole d’expert...

Max et lui

Six ans après, l’histoire bégaie. Max Verstappen vainqueur, Charles Leclerc 2e à l’arrivée du Grand Prix d’Autriche, le 30 juin. Mêmes hommes et même ordre qu’au championnat du monde de karting (KZ1) 2013 à Varennes-sur-Allier! Nés à une quinzaine de jours d’intervalle, ces deux garnements-là se croisent, s’affrontent, depuis belle lurette.

Verstappen et lui.
Verstappen et lui. Photo Georges Decoster

Sur les terres de Red Bull, le Monégasque garde longtemps l’avantage, parti en pole position, leader jusqu’à l’antépénultième boucle. Mais avec des pneus durs en lambeaux, rien à faire contre l’attaque virile du "meilleur ennemi" lancé comme une fusée vers son sixième triomphe au top niveau, qui l’écarte brutalement.

Dès le virage suivant à Silverstone, les inséparables remettent le couvert. Passe d’armes homérique à très haute vitesse, derrière les Flèches d’Argent, cette fois. "Je pense qu’on a 10-15 ans devant nous pour se tirer la bourre", claironne le Néerlandais, parfait dans le rôle du "bad boy". Vivement la suite!


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.