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GP de Monaco Historique: quand les vieilles voitures font resurgir les souvenirs

Les quelque 230 bolides qui prendront le départ du 10e Grand Prix de Monaco Historique étaient exposés hier sur le quai Antoine-Ier. Les visiteurs ont pu exhumer leurs souvenirs d'enfance

Grégoire Bosc-Bierne Publié le 13/05/2016 à 05:11, mis à jour le 13/05/2016 à 05:11
De gauche à droite et de haut en bas : chaque visiteur a son histoire de Grand Prix à raconter. Une histoire qui le lie intimement à ces bolides de course mythiques qui ont façonné leurs souvenirs. Alain , Barbara et George ; Paolo ; John ; Jan ; Hervé et Marion nous ont raconté les leurs. Photo Michael Alesi

Chacun son époque, chacun sa voiture et chacun son champion. C'est un véritable musée à ciel ouvert qui s'offre aux passionnés sur le quai Antoine-Ier. Ceux-ci peuvent admirer depuis mercredi les quelque 230 bolides qui prendront part, dès aujourd'hui, au 10e Grand Prix de Monaco Historique.

Alain Gerbet a assisté à toutes les éditions depuis la première en 1997. « ça fait vivre le passé, c'est toute une ambiance », affirme-t-il entre deux photos. Il reprend : « Chaque époque a ses bons côtés mais les années cinquante avec les moteurs à l'avant des voitures, c'était quand même quelque chose. Il fallait du cœur et du courage pour mener une course, les pilotes étaient des gladiateurs. »

« Ces voitures sont des œuvres d'art »

Plus loin, Barbara et George Edney, un couple d'Anglais à la retraite, scrute les moindres détails d'une antique Ferrari. « J'étais un enfant dans les années soixante et ça me faisait rêver », se rappelle George, qui a fait de l'automobile sa passion pour la vie. Il poursuit : « Quand j'étais jeune, j'étais pilote puis ingénieur moteur. Mes idoles étaient Jackie Stewart dans les années soixante, puis Michael Schumacher et maintenant c'est Nico Rosberg mon champion. » Avec sa femme, ils viennent tous les deux ans depuis l'Angleterre dans leur clinquante MG TF de 1956. Un rendez-vous qu'ils n'ont jamais manqué depuis 1997. « C'est juste incroyable cette ambiance. Toutes les voitures sont uniques, avec leur histoire. Ma préférée, c'est la Lotus 32 de 1960 », sourit Barbara.

Paolo Tartini, un Italien venu de Gênes, profite de cette exposition pour allier l'utile à l'agréable. « Je suis ici pour le travail. Je prépare un film qui raconte la restauration d'une vieille voiture de course, une Ferrari 312b » s'exclame-t-il, à la recherche d'une potentielle figurante. Les étoiles dans les yeux, il se laisse envahir par les souvenirs : « J'avais six ou sept ans et je me souviens de ces voitures somptueuses que je voyais à la télévision. Ce sont les voitures de mon enfance et aujourd'hui, je peux les voir et même les toucher.» Si pour les besoins de son film, Paolo recherche une Ferrari des années soixante-dix, sa préférence va à la Bugatti Type 57 de 1935. « Des voitures qui procurent des émotions fortes », selon lui.

 

Jan de Rohan Willner n'est pas du même avis. Ce propriétaire de multiples voitures de collection préfère les arrondis des Jaguar. Il explique, presque transcendé : « Ces voitures, c'est tout l'esprit Grand Prix. Ce sont des œuvres d'art, avec des courbes remarquables .»

L'Aston Martin de James Bond

Hervé Pierret et Marion Pazier, un couple de la région salonaise découvre quant à lui les voitures légendaires qui ont traversé le temps et les esprits. « On connaît mieux les voitures de rallye récentes comme celle que pilote Sébastien Loeb », déclare Marion.

Son compagnon ajoute : « On découvre le Grand Prix Historique. Il n'y a pas à dire, c'est de la belle mécanique, avec peu d'électronique. On a pu voir l'Aston Martin DB5 de James Bond, qu'on retrouve dans Golden-Eye ou Demain ne meurt jamais. »

 

L'odeur de l'asphalte, les mécaniciens qui s'agitent autour de mythiques bolides de course qui ont façonné des enfances et forgé des vocations, il n'en faut pas plus à ces amoureux d'antiques mécaniques pour ressentir toute la passion du Grand Prix Historique. Aucun doute que les mêmes visages seront présents lors de la prochaine édition.

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