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Formule E: "Venturi doit confirmer"

Mis à jour le 19/04/2016 à 05:12 Publié le 19/04/2016 à 05:12
Stéphane Sarrazin : « Après avoir enchaîné pas mal de galères, ce podium enfin gravi, à Long Beach, c'était comme une victoire... »

Stéphane Sarrazin : « Après avoir enchaîné pas mal de galères, ce podium enfin gravi, à Long Beach, c'était comme une victoire... » DR

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Formule E: "Venturi doit confirmer"

Après avoir gravi son premier podium outre-Atlantique, Stéphane Sarrazin veut maintenir la monoplace électrique du constructeur monégasque aux avant-postes, à Paris et ailleurs

Le 2 avril dernier, sur les bords du Pacifique, à Long Beach, il a failli décrocher l'Amérique. Si dame victoire s'est refusée à lui de justesse (2e à 0''7 de Lucas Di Grassi) chez l'oncle Sam, Stéphane Sarrazin a enfin trouvé le chemin du podium et concrétisé la progression du commando monégasque Venturi en championnat FIA Formule E.

Et maintenant ? Voilà l'inédite manche française qui se profile droit devant. Samedi, tous les regards seront braqués sur le 1er e-Prix de Paris disputé autour de l'Hôtel des Invalides. L'occasion d'enchaîner un second coup d'éclat d'affilée pour l'ambassadeur gardois de l'ASA Grasse et sa monoplace électrique, plus survoltés que jamais...

Stéphane, votre patience et votre persévérance ont enfin été récompensées à Long Beach...
Oui, ce podium nous a apporté beaucoup de joie. Et puis ce fut aussi un soulagement, bien sûr. Après être passé plusieurs fois à côté lors des échéances précédentes... Savoir l’auto rapide et ne pas réussir à concrétiser les efforts de l’équipe, à la longue, ça devenait frustrant.

Quelle a été la clé de la réussite en Californie?
D’abord, nous sommes parvenus à faire une course propre. Zéro erreur. Arrêt au stand parfait. Stratégie aussi. Si l’auto marche très bien depuis le début de saison, jusque-là, nous avions accumulé trop de fautes ou de soucis.
Je pense par exemple à la manche de Putrajaya, en Malaisie, où une panne survenue sur la première ligne de la grille de départ m’oblige à m’élancer derrière tout le monde. Aujourd’hui, il nous manque encore un peu de performance. À Long Beach, Di Grassi roulait un poil plus vite en fin de course. Peut-être que j’aurais pu essayer le dépassement une fois. Mais, bon, dans notre position, mieux valait ne pas tenter le diable et assurer le résultat.

Sur le podium, vous sembliez aussi heureux que le vainqueur. Vrai ou faux?
Oui, on peut dire que c’était comme une victoire. La saison dernière, on a enchaîné pas mal de galères. Au départ, Venturi n’était pas une équipe de course. Gildo (Pallanca-Pastor, le propriétaire, ndlr) a démarré sur une feuille blanche. Il est venu me chercher et on a commencé à bosser ensemble. Malgré les désillusions qui s’enchaînaient, en 2014-2015, j’y ai toujours cru. Voilà, ce team, récemment restructuré, figure maintenant, parmi les meilleurs du paddock. Il mérite amplement ce résultat.

Peut-on parler d’un effet Luigi Mazzola? Que vous apporte ce nouveau directeur technique?
Son immense expérience forgée chez Ferrari pendant 20 ans constitue un atout majeur, forcément. En endurance, dans le team Toyota, j’ai l’habitude de travailler avec des gens comme lui. Pour résumer, Luigi est un vrai directeur technique. L’homme dont on avait besoin. Dès son arrivée, il a posé un cadre de travail, une méthode mariant rigueur et professionnalisme. Il analyse tout, ne néglige aucun détail. De quoi faire un grand bond en avant.

Sentez-vous désormais l’équipe Venturi en mesure de marquer des gros points régulièrement?
On a franchi un palier, c’est clair. Mais rien n’est écrit d’avance et je ne tire aucun plan sur la comète. Après avoir concrétisé son potentiel, Venturi doit confirmer son aptitude à se battre régulièrement aux avant-postes lors des courses à venir. À nous de savoir faire ce qu’il faut.
En Formule E, les écarts sont infimes. Chaque petit travers se paye cash au prix fort, surtout face à de tels concurrents, des constructeurs nommés Audi, Renault, DS...

Quel domaine devez-vous améliorer en priorité ? La gestion de l’énergie en course?
Exact. À ce niveau-là, en matière de récupération de l’énergie, nous sommes encore un cran en dessous par rapport aux écuries de pointe. Côté châssis, quelques réglages peuvent aussi être optimisés, sans doute, pour gagner en motricité, en adhérence, notamment sur les vibreurs.

Votre nouveau coéquipier?
On roulait déjà ensemble chez Toy’. Nous voilà voisins de stands en Formule E. Bref, on est inséparable! Blague à part, Mike (Conway) est un pilote très rapide. Pour l’instant, il découvre la voiture et le championnat. Attendez-vous à le voir bientôt lutter devant. On s’entend super bien. C’était déjà le cas fin 2015 avec Jacques (Villeneuve), dont le départ résulte d’un désaccord avec l’équipe.

À titre personnel, quelle cible visez-vous désormais? Une première victoire ?Le top 3 du championnat?
Aujourd’hui, je suis cinquième au général provisoire. Donc ces deux objectifs paraissent accessibles. Mais mieux vaut rester humble. L’ambition, à vrai dire, c’est d’aider Venturi à poursuivre sa progression.

La Formule E débarque à Paris cette semaine. Courir dans les rues de la capitale, ce sera un frisson spécial?
Ah oui! Si on m’avait dit cela il y a deux ans, j’aurais répondu : « Même pas en rêve! » Paris, c’est fantastique. Juste génial. On va participer à un grand événement. Et j’ai hâte de voir à quoi ressemble le tracé de l’intérieur. Sur le papier, il a l’air pas mal, avec ses quatorze virages. Un profil sinueux qui peut nous convenir...

 

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