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Formule 1: le plus dur commence pour Charles Leclerc

Mis à jour le 08/03/2016 à 05:11 Publié le 08/03/2016 à 05:11
Charles Leclerc : « Désormais, on va regarder mes faits et gestes de très près. Donc il me faudra être performant en permanence et bosser encore plus. »

Charles Leclerc : « Désormais, on va regarder mes faits et gestes de très près. Donc il me faudra être performant en permanence et bosser encore plus. » Marc de Mattia

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Formule 1: le plus dur commence pour Charles Leclerc

Le cheval cabré a décidé de miser sur lui ! Membre de la Ferrari Driver Academy et pilote de développement F1, à 18 ans, Charles Leclerc savoure ce coup d'accélérateur sans s'enflammer

Certains étrennent leur permis de conduire en signant un constat d’accident. Lui vient de parapher un tout autre document. Un visa pour la galaxie Ferrari. À 18 ans, Charles Leclerc fait un nouveau pas en avant sur les traces de Jules Bianchi, ce regretté parrain sportif qui l’avait très tôt pris sous son aile.

Il s’agit même d’un bond de géant puisque le Monégasque vient d’intégrer la fameuse Driver Academy du cheval cabré en même temps que Giuliano Alesi, le fils de « Jean d’Avignon ». Tenu en très haute estime - à juste titre - par l’état-major de la Scuderia, le meilleur débutant du championnat d’Europe FIA F3 2015 (4e avec 4 victoires au compteur), managé par Nicolas Todt comme son modèle autrefois, se voit aussi promu pilote de développement F1.

En escale express au circuit Paul-Ricard, samedi dernier, de retour de Magny-Cours où il avait pris en main la GP3 millésime 2016 de l’écurie ART GP, celui-ci s’est arrêté un instant sur la voie des stands pour évoquer ce sacré coup d’accélérateur loin de constituer un aboutissement à ses yeux.

Charles, devenir pilotede développement F1chez Ferrari à 18 ans,ça fait quoi?
Évidemment, c’est beaucoup de bonheur. Qu’une grande maison telle que Ferrari m’ouvre ses portes... (Silence) D’un côté, ça booste le moral, la motivation. Mais en même temps, ça ne change rien dans ma tête. Aujourd’hui, je ne roule pas en Grand Prix. Je suis un pilote de GP3. La suite de ma carrière dépendra d’abord des résultats que je vais obtenir lors des prochaines courses. Pour tout dire, le plus dur commence, car on va regarder tous mes faits et gestes de très près, désormais. Il faudra donc être performant en permanence, travailler encore plus.

On imagine que l’intérêt que vous porte Ferrarine date pas d’hier. Quand cette perspective a-t-elle commencé à se dessiner?
Jules leur a très tôt beaucoup parlé de moi, alors je savais qu’ils suivaient ma progression. Après le départ très positif en Formule 3, la saison dernière, dans le courant du mois de juin, M. Arrivabene (le directeur de la gestion sportive de la Scuderia, ndlr) m’a demandé de venir le rencontrer à Maranello. Notre échange s’est très bien passé. Ensemble, on a notamment évoqué la Ferrari Driver Academy.  Il m’a dit qu’il pensait à moi pour l’intégrer et qu’il me recontacterait cet hiver si ma saison se terminait bien.

C’était votre première visite à Maranello?
Non, je m’étais déjà rendu là-bas une fois, en 2012. J’avais accompagné Jules qui devait réaliser une interview télé sur place. Ce fut juste un passage éclair.

« Il est possible que je roule bientôt à Fiorano »

Et maintenant?

Depuis un mois, j’y vais chaque semaine, du lundi au jeudi. Avec les trois autres membres de la FDA (Alesi Junior, l’Italien Antonio Fuoco et le Chinois Guan Yu Zhou), on enchaîne préparation physique et séance de simulateur. Parfois, il y a aussi des réunions de travail et des roulages en karting.

En quoi consiste votre rôle de pilote de développement F1?Des échéances sont-elles déjà planifiées?
Dans un premier temps, je pense qu’il y aura surtout du simulateur. Pour l’instant, je ne l’ai utilisé qu’en mode GP3 afin de prendre mes repères sur certaines pistes.  Il est également possible que je roule une première fois, bientôt, sur le circuit de Fiorano. Mais rien n’est encore fixé.

Ce baptême tant attendu qui se profile à l’horizon, très franchement, vous y pensez un peu, beaucoup ou pas du tout?
On ne va pas se mentir.  Ce jour-là, un rêve deviendra réalité. Donc impossible de ne pas y songer de temps en temps. Oui, cette première expérience F1 figure dans un coin de mon esprit. Mais il ne s’agit pas d’une obsession. Autrement dit, ça ne m’empêche pas d’être concentré à 200 % sur mon objectif, les GP3 Series 2016.Le communiqué Ferrari diffusé la semaine dernière mentionne que vous serez amené à collaborer avec la nouvelle écurie américaine Haas F1.

Pourriez-vous devenir leur troisième pilote?
(Sans hésiter) Tout le monde sait que Ferrari a conclu un partenariat technique avec Haas. Concernant mon éventuelle implication et ses modalités, c’est à Ferrari de décider. La seule chose dont je suis sûr, c’est qu’ils feront le meilleur choix pour moi, pour mon avenir. 

« Si j’en suis là à présent, c’est aussi grâce à Jules »

Vous croiserez aussi Fuoco et Alesi lors des week-ends de course où ils seront vos adversaires. Est-ce que ça chambre déjà un peu entre vous?
À Maranello, non.  Tout simplement parce qu’on bosse! Dans les paddocks, en revanche, il y aura à coup sûr des petites vannes qui fuseront, histoire de se pousser mutuellement. Ce sont deux bons pilotes et deux gars sympas. On vient de faire connaissance et on s’entend bien. Contrairement à Giuliano et moi,

Antonio compte déjà une saison d’expérience en GP3. Nul doute qu’il figurera parmi les cinq ou six principaux prétendants au titre...
En vous voyant franchir cette étape, naturellement, on pense encore plus fort à Jules. Là-haut, il a dû être content d’apprendre que vous prenez le relais, non?
(Il cherche ses mots) Chaque fois que j’arrive à Maranello, l’image de ce déplacement avec lui rejaillit. Je nous revois ensemble, lui tout de rouge vêtu. (Nouveau silence)  Si j’en suis là à présent, vous savez, c’est aussi grâce à Jules. Il ne manquait pas une occasion de placer mon nom. Très souvent, j’y pense et je le remercie.

 

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