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F1: Bottas le Grand Prix de Monaco, un nouveau succès pour Valtteri Bottas?

Mis à jour le 24/05/2017 à 08:40 Publié le 24/05/2017 à 05:21
Quatre départs, zéro point : guère en réussite à Monaco durant ses années Williams, Valtteri Bottas espère trouver la lumière cette semaine avec l'étoile Mercedes.

Quatre départs, zéro point : guère en réussite à Monaco durant ses années Williams, Valtteri Bottas espère trouver la lumière cette semaine avec l'étoile Mercedes. AFP

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F1: Bottas le Grand Prix de Monaco, un nouveau succès pour Valtteri Bottas?

En quête de ses premiers points à Monaco, le successeur de Nico Rosberg chez Mercedes, déjà assis sur une pole et une victoire, trouvera-t-il enfin la bonne étoile pour briller cette semaine ?

C'était hier. Le 29 mai 2016. Il y a un an. Une éternité si on mesure le sacré bout de chemin accompli depuis par Valtteri Bottas.

Ce jour-là, tandis que Lewis Hamilton s'adjuge l'épisode monégasque de la guerre des étoiles aux dépens de son meilleur ennemi Nico Rosberg, future tête couronnée, il faut plonger dans les abysses du classement pour trouver l'empreinte pâlichonne du Finlandais.

Douzième à un tour du héros du jour, qui plus est pénalisé de 10 secondes pour avoir été jugé responsable d'un accrochage avec Esteban Guttierez, celui-ci vient de parcourir un nouveau chemin de croix dans les rues de cette Principauté où il a élu résidence comme nombre de ses pairs.

Quel mage extralucide peut alors imaginer un instant que le compatriote de Kimi Räikkönen verra les portes de l'ascenseur Mercedes s'ouvrir devant lui huit mois plus tard ?

Si Bottas tutoie les étoiles de la galaxie F1 aujourd'hui au volant d'une Flèche d'argent, c'est peu dire qu'il ne le doit pas à ses coups d'éclat à Monaco. Avec une 10e place comme meilleur résultat en qualification (2016), et trois arrivées hors du top 10 en quatre participations sous la bannière Williams, son tableau de chasse au pied du Rocher sonne creux, pour le moins...

L'arme fatale

Qu'en sera-t-il dimanche prochain ? Seule certitude : à 27 ans, ce passionné de ball-trap dispose maintenant de l'arme fatale puisque le rouleau compresseur Mercedes, souverain en Principauté depuis 2013, vise la passe de cinq.

Attendu au tournant du début de saison, le successeur nordique de Nico Rosberg se devait d'abord de démontrer qu'il ne flotterait pas dans le baquet laissé vacant par le champion du monde sortant. « Le bonheur est au creux de ma main, à moi de savoir le saisir », avait-il ainsi avancé le 16 janvier dernier, jour de sa nomination.

N'en déplaise aux nombreux observateurs qui ne donnaient pas cher de sa peau, à la lumière du bilan en demi-teinte chez Williams (9 podiums, 0 victoire en l'espace de 4 saisons), le nouveau serviteur du constructeur allemand tient le cap, pour l'instant. En attestent la pole position claquée dès son troisième Grand Prix, à Bahreïn, et l'éblouissante victoire initiale conquise deux semaines plus tard en Russie.

La tête froide

A ce jour, personne d'autre que lui ne s'est invité à la table des ogres Vettel et Hamilton. L'erreur « de débutant » commise auparavant à Shanghai (6e) - où il était parti en tête à queue au ralenti derrière le safety car, piégé par des pneus pas assez chauds - aurait pu plomber durablement son mental. Mais non ! Bottas le taiseux a gardé la tête froide. Autre moment de solitude, mêmes nerfs d'acier sur le circuit de Sakhir quand son team lui intime l'ordre de laisser passer l'illustre voisin de stand, alors dans un meilleur rythme pour tenter d'anéantir l'échappée belle de Vettel.

« Il a pris le risque de devenir le coéquipier de Lewis Hamilton et de piloter la voiture du champion 2016. Jusqu'à présent, Valtteri a été à la hauteur du challenge. Il réalise un travail exceptionnel. » Le compliment est signé Toto Wolff. Investisseur chez Williams il y a dix ans, l'actuel patron de Mercedes F1 avait flairé le talent chez cet espoir qui affûtait son coup de volant en Formule Renault 2.0. Aujourd'hui, il ne regrette de lui avoir mis le pied à l'étrier du top niveau.

« Son succès à Sotchi, dans des conditions très complexes, malgré la forte pression exercée par Vettel en fin de course, démontre qu'il n'usurpe pas sa place », abonde le président non-exécutif de l'équipe de Brackley, Niki Lauda. « Croyez-moi, en F1, la première victoire s'avère toujours la plus dure à obtenir. Maintenant qu'il a franchi ce palier, sa vie est plus facile... »

« La même cible »

Conseillé par un autre ancien numéro 1 en la personne de Mika Häkkinen, son voisin à Monaco, Valtteri Bottas l'a prouvé d'emblée : il n'est pas le simple porteur d'eau de Lewis Hamilton. Toutefois, le premier abandon encaissé à Barcelone par la faute d'un turbo faiblard l'a relégué au rang de « meilleur des autres », loin des deux stars de la course au titre 2017.

Mieux vaudrait donc pour lui qu'il parvienne à marquer ses premiers points à Monaco. Et même des gros, tant qu'à faire... « Cette épreuve constitue toujours un défi ardu », concède-t-il. « Sur un tel circuit à l'ancienne qui ne pardonne aucune erreur, pas évident de trouver le juste équilibre, les réglages optimums. Si les éditions précédentes ne m'ont pas vraiment souri, là, je regarde devant. Et je vise la même cible que partout ailleurs. »

Qui sait ? Entre le virage du Portier et la chicane du Port, le bout du tunnel se profile peut-être enfin à l'horizon...


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