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Essai transformé pour le Monégasque Frédéric Lajoux au Grand Prix de France Historique

Mis à jour le 11/07/2017 à 07:54 Publié le 11/07/2017 à 05:19
Manifestement, Frédéric Lajoux a assimilé à toute vitesse le mode d'emploi de cette Arrows A1 presque quadragénaire. Première course, premier podium !

Manifestement, Frédéric Lajoux a assimilé à toute vitesse le mode d'emploi de cette Arrows A1 presque quadragénaire. Première course, premier podium ! Photo DR

Essai transformé pour le Monégasque Frédéric Lajoux au Grand Prix de France Historique

Alors qu'il considérait son baptême du feu à bord d'une Arrows A1 de 1978 comme un simple entraînement, le Monégasque s'est invité en première ligne et sur le podium à Magny-Cours

Au départ, dans son esprit, il s'agissait juste d'une séance d'essais grandeur nature. « Bien sûr, le Grand Prix de France Historique relancé cette année à Magny-Cours constituait une échéance particulière, celle de mon baptême du feu à bord d'une F1 ancienne », raconte Frédéric Lajoux. « Mais moi, je l'envisageais vraiment comme l'une des étapes préparatoires jalonnant mon chemin vers l'objectif ultime fixé désormais dans une dizaine de mois. Ni plus, ni moins... »

En route pour réaliser son rêve numéro 1 sur le tourniquet enchanté du prochain GP de Monaco « vintage » (11-13 mai 2018), l'ambassadeur de la Principauté imaginait-il un instant pouvoir faire d'emblée jeu égal avec les meilleurs spécialistes du FIA Masters Historic Formula One présents en terre nivernaise les 1er et 2 juillet ? « Vu le plateau (22 F1 des années 70 et 80 en lice, ndlr) composé de gars roulant leur bosse depuis longtemps, dont certains à bord de F1 plus récentes et perfectionnées que la nôtre, non, je ne songeais pas aller aussi haut. D'autant plus que ma prise en main de l'auto lors des trois séances accomplies en Italie - cinq heures de roulage grand maximum - n'était pas spécialement axée sur Magny-Cours. Pour tout dire, sans fausse modestie, la cible initiale, elle figurait plutôt entre la 5e et 10e places... »

De l'eau bénite...

Finalement, l'Arrows A1 millésime 1978 cravachée jadis par Riccardo Patrese et Jochen Mass aura fait beaucoup mieux. Essai transformé de belle manière pour le lauréat monégasque du Trophée F3 Classic Interseries 2016 qui s'est d'abord invité en première ligne (2e), puis a converti son avantage en podium (3e) au terme de la course 1. « Je crois que la pluie, plus ou moins présente durant tout le week-end, a joué en ma faveur. Quand la piste oscille entre humide et détrempée, certains concurrents se lâchent moins, limitent la prise de risque. Cela dit, je suis content d'avoir réussi à exploiter l'auto de la sorte. Juste avant la mise à feu, je rigolais sous le casque en m'interrogeant intérieurement : mais que doivent-ils penser, ces habitués qui voient un débutant démarrer devant eux ? Ensuite, j'ai réussi à conserver la 2e place lors des trois premiers tours. Le ciel a alors fermé ses vannes. Sur une trajectoire séchante, impossible de résister au come-back du Belge Loïc Deman qui pilote une ancienne Tyrrell de Jean-Pierre Jarier. Le vainqueur, Michael Lyons, un Britannique de 26 ans, courait quant à lui à bord d'une Williams ex-Alan Jones de 1980. C'est un jeune qui possède un bon coup de volant et déjà pas mal d'expérience. Intouchable. »

S'il n'est pas parvenu à rééditer pareille performance le lendemain, en raison d'un stop and go provoqué par un problème de moteur durant le tour de lancement suivi d'une panne éliminatoire, le « rookie » de 55 ans tire un bilan largement positif de cette expérience. « Sous l'averse de la seconde course, je me sentais vraiment à l'aise. Dommage de ne pas avoir pu conclure, mais les progrès enregistrés avec l'écurie italienne Historic Project Club qui m'accompagne toujours sont de bon augure pour la suite. »

En quête de zénitude

Et maintenant ? Cap sur le Nürburgring ! La cinquième manche du Masters F1 l'attendra au tournant les 11, 12 et 13 août. « Là-bas, il y aura deux priorités : côté voiture, il faudrait arriver à générer plus d'appuis, d'effet de sol. Sans doute en modifiant le réglage des suspensions. Et puis moi, au volant, je dois être plus zen, plus lucide, histoire de négocier encore mieux ces virages qui vous sautent à la figure. »

Une certitude en guise de mot de la fin : Fred Lajoux n'est pas pressé d'arriver au bout de son rêve. « Si tout va bien, France Toner, mon partenaire, me permettra peut-être d'étoffer le programme 2017 avec une troisième course à Estoril cet automne. Mais quelle que soit la feuille de route, je veux qu'elle dure le plus longtemps possible, histoire de savourer pleinement chaque instant... »


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