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Eric Camilli reprend son élan pour le 85e rallye de Monte-Carlo

Mis à jour le 17/01/2017 à 05:18 Publié le 17/01/2017 à 05:18
Retour à la case R5 pour Eric Camilli et Benjamin Veillas qui ont fait connaissance avec la Ford Fiesta du team M-Sport dimanche sur le tapis blanc du col du Noyer, près de Gap.

Retour à la case R5 pour Eric Camilli et Benjamin Veillas qui ont fait connaissance avec la Ford Fiesta du team M-Sport dimanche sur le tapis blanc du col du Noyer, près de Gap. Michel Truc

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Eric Camilli reprend son élan pour le 85e rallye de Monte-Carlo

De retour dans l'antichambre du WRC après une saison d'apprentissage au top niveau, le pilote niçois du team M-Sport (Ford Fiesta R5) se doit de briller d'emblée, cette semaine à domicile

Reculer pour mieux sauter. Qui ne connaît pas cette expression vieille comme le monde ? Usée jusqu'à la corde, ou presque, oui !

Aujourd'hui, Eric Camilli la fait sienne, avec la ferme ambition de démontrer qu'elle reste d'actualité. Un an pile après sa découverte du top niveau au terme d'une ascension pour le moins fulgurante, le Niçois redémarre à l'étage inférieur. Retour à la case R5 pour le pilote du team M-Sport, victime collatérale du retrait de Volkswagen fin 2016.

"J'ai ruminé ça deux ou trois jours"

Alors qu'il devait « passer la deuxième » dans le baquet de la Ford Fiesta WRC 2017, cette fois au côté de l'Estonien Ott Tänak, promu pilote officiel en lieu et place de Mads Ostberg, le protégé azuréen de Malcolm Wilson a vu sa feuille de route modifiée du jour au lendemain, dès la signature de Sébastien Ogier apposée en bas du contrat tendu par le boss de la structure britannique.

« Forcément, on savait que le départ de VW aurait des répercussions sur les compositions des quatre équipes en lice », explique le lauréat Rallye Jeunes 2012. « ça devait tomber sur un débutant. Et voilà... Bien sûr, quand la nouvelle m'a été annoncée, j'ai accusé le coup. J'ai ruminé ça deux ou trois jours. Pas plus, grâce à la famille, les amis proches, mon manager, Nicolas Bernardi, un entourage précieux que je remercie. »

À l'instar de l'espoir finlandais Esapekka Lappi, le champion en titre WRC2, qui a vu son compatriote Jari Matti Latvala s'installer dans le baquet de la Toyota Yaris WRC lui étant initialement destiné, Camilli doit donc aujourd'hui s'armer de patience. Et surtout reprendre son élan au sortir de cette saison 2016 en dents de scie durant laquelle il a payé cash son manque d'expérience. « On me demande parfois si les portes du WRC ne se sont pas ouvertes trop tôt. Moi, je ne me pose pas la question. Cette proposition reçue il y a un an, je ne pouvais que la saisir. Ma carrière est ainsi faite. DS3 R1, 208 R2, DS3 R3, 207 S2000, Fiesta R5 : on a gravi les échelons à toute vitesse. Je me doutais que le WRC serait une autre histoire. Quand vous affrontez des gars comme Ogier, il n'y a pas de cadeau, pas de pitié. Il faut prendre des risques. »

"Poursuivre ma progression"

Au moment d'évoquer le bilan, l'ambassadeur de l'ASA Grasse ne se cache pas derrière son petit doigt. « D'un côté, j'ai démontré ma pointe de vitesse sur tous les terrains. Par exemple en Sardaigne, où je signe mon premier temps scratch alors qu'il s'agit seulement de ma douzième course sur terre. De l'autre, d'accord, il y a des erreurs qui me font mal, comme celle du Rallye d'Allemagne (sortie de route dans l'ES1, ndlr). Plusieurs passes difficiles que j'ai réussi à surmonter. En WRC, pour performer, il faut être à 100 % dans tous les virages. D'autres pilotes ont traversé des périodes compliquées : Neuville, Latvala, Meeke... Mads (Ostberg), lui, il reste toujours sur la route, mais il ne gagne jamais... L'an dernier, d'un bout à l'autre, j'ai beaucoup appris. Maintenant, la vie continue. Je suis toujours pilote M-Sport. Mon objectif, c'est de poursuivre ma progression. De démontrer que je mérite une place en WRC. »

Autrement dit, rebondir sur le tremplin WRC2, suivre les traces d'Elfyn Evans, le jeune Gallois du camp Ford qui avait subi le même sort il y a un an et a fait le nécessaire (cinq podiums dont trois victoires en 2016) pour obtenir une deuxième chance à présent, aux commandes de la Fiesta WRC portant les couleurs du manufacturier de pneumatiques D-Mack.

"La bagarre s'annonce féroce"

« Avec pas moins de 26 R5 en lice, dont 12 inscrites en WRC2, le plateau du Monte-Carlo a fière allure », glisse le pilote de la Fiesta numéro 39 prêt à redémarrer plus fort en compagnie de l'ami Benjamin Veillas. « La bagarre s'annonce intéressante. Féroce. Il y a Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia), Bryan Bouffier (Fiesta), deux garçons qui ont déjà obtenu des super résultats à Monaco, mais aussi Kevin Abbring (Hyundai i20), entre autres. À nous de réussir à tirer notre épingle du jeu. »

S'il sait qu'on l'attend au tournant, à 29 ans, Eric Camilli ne se fait pas une montagne du sommet à venir. « OK, c'est une course mythique. Une épreuve à domicile, en outre. Mais je l'aborde comme les manches suivantes. Elle attribue autant de points que la Suède ou le Mexique, non ? »

Sa cible prioritaire se profile au-delà des premières échéances 2017. Bientôt, une troisième Fiesta WRC engagée par M-Sport prendra le train en marche. Nul doute qu'elle lui tendra les bras en cas de départ en fanfare...


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