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EPrix et Grand Prix de F1 2019: pourquoi les commissaires de piste seront numérisés

Mis à jour le 08/05/2019 à 08:54 Publié le 08/05/2019 à 13:21
Désormais, le dossier numérisé des commissaires de piste contient leur photo d’identité. A l’avenir, il pourrait contenir des données médicales d’urgence comme le groupe sanguin.

EPrix et Grand Prix de F1 2019: pourquoi les commissaires de piste seront numérisés

Les deux tiers des commissaires de piste du Grand Prix de Formule 1 seront déjà de service, ce samedi 11 mai, pour le 3e ePrix de Monaco. Un corps dont la gestion tend à se moderniser sous la houlette de l'Automobile Club.

Hommes et femmes de l’ombre du ePrix et du Grand Prix de Monaco, les quelque 600 commissaires de piste de l’Automobile Club de Monaco (ACM) ont eux aussi droit à leurs habits de lumière. Un uniforme orange qui fait la fierté du corps dirigé par Jean-Michel Matas, et de chacun de ses composantes.

Avant d’être épiés par les caméras du monde entier, chacun(e) de ces anges gardiens du sport auto a ainsi récupéré, combinaison, gants, casque, chaussures et autres matériels, samedi dernier, dans un des hangars de stockage de l’ACM.

Là-bas, au pied de la route de La Turbie, dans l’entrepôt Richelmi, l’atmosphère et le décor rappellent d’emblée l’imminence de la grand-messe de l’automobile en Principauté. Dès l’entrée, plots de signalisation et rubalise rouge et blanche définissent le parcours à suivre par ces bénévoles fondus de courses automobiles.

Une organisation militaire, carrée, à l’image de l’ACM, et parsemée d’humains. Des petites mains réparties sur différents points d’étape pour un rituel quelque peu bouleversé en ce 90e anniversaire du Grand Prix de Monaco.

"L’embryon d’un nouveau système"

La révolution, ou plutôt ses prémisses, intervient au troisième check-point. Le seul doté d’un ordinateur. Un indice de la volonté de modernisation - et de simplification - entreprise par l’ACM, institution d’une Principauté désormais affublée d’une étiquette de "Smart City".

Face à une webcam, les bénévoles défilent pour se faire tirer le portrait numériquement. "La période du papier est finie. C’est l’embryon d’un nouveau système informatisé pour lequel nous collectons et centralisons les données sur les commissaires de piste", résume Jean-Michel Matas.

Le système, développé bénévolement par un membre, Julien - aidé ce jour-là par Arnaud -, ne bénéficie pas encore d’une réelle interface mais promet d’optimiser la gestion de l’ACM. Et pourrait même sauver des vies!

Respect des libertés

Concrètement, les fiches d’information papier remplies par les commissaires ont, cette année, été garnies d’un code-barres. Une fois scanné, ce dernier permettra d’accéder à distance aux informations personnelles de chacun et de disposer d’une photo d’identité.

À terme, ce code-barres cèdera la place à un QR Code. Une précieuse balise qui pourrait contenir groupe sanguin et rhésus, sous réserve d’autorisation de la Commission de contrôle des informations nominatives (CCIN).

En cas de feu vert, Monaco et l’ACM pourraient asseoir un peu plus leur image de précurseur en matière d’organisation d’événements et de gestion de leurs troupes.

"L’usage se fera uniquement en intranet, en respectant des conditions relatives au RGPD (Règlement général sur la protection des données)", précise dès à présent Julien.

De nouveaux usages qui n’ont pas du tout heurté les concernés, posant tour à tour avec un grand sourire. Une procédure qui n’aura, de plus, pas rallongé le parcours d’enregistrement. "On a fait le test ce matin, il faut entre 35 et 40 minutes pour passer toutes les étapes", assure Jean-Michel Matas, précisant que les premiers arrivants étaient au rendez-vous à 6 h 30… soit une heure avant l’ouverture !

Primeur aux anciens

À l’accueil, une vérification des fiches signalétiques est opérée, avant qu’un code-barres ne soit apposé sur ce dossier papier. Les mensurations, pointure et taille, sont aussi vérifiées avant de passer à l’étape 2, celle de la première remise de matériel. Combinaison, ceinturon, imperméables… avec un code couleurs selon la fonction du commissaire en bord de piste. Sautons l’étape 3, celle de la numérisation (lire plus haut), pour arriver au check-point 4 : la remise du casque. Protection qui fait l’objet d’une attention toute particulière, comme le rappelle Jean-Michel Matas. "Ceux des chefs de corps, avec les radios intégrées, valent 2 euros pièce. Et tous les casques doivent être lavés, désinfectés et séchés entre chaque course."

Enfin, après avoir récupéré leurs chaussures, neuves cette année - et, cela va soi, personnelles - chacun a fini son parcours par le Graal tant attendu: l’obtention d’invitations pour le Grand Prix, dont le nombre varie selon l’ancienneté.

Carré et juste.


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