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En immersion sur les

Mis à jour le 26/01/2018 à 05:33 Publié le 26/01/2018 à 05:33
Difficile d'en mener large au moment de grimper dans la Citroën C3 de Kris Meeke pour dévorer les routes du Mont Agel. Mais au final, quel pied !
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

En immersion sur les

À quelques heures du départ officiel du Rallye Monte-Carlo et juste avant la présentation des pilotes et bolides place du Casino, nous avons joué les copilotes de Kris Meeke au Mont Agel

Dément. Voilà le mot qui convient le mieux à ma première immersion en rallye, hier, en tant que copilote du Britannique Kris Meeke (Citroën C3 WRC) sur la route militaire du Mont Agel.

6 km de pure adrénaline. 6 km de bitume avalés à tombeau ouvert sur des portions de route parfois si étroites que les rétroviseurs chatouillaient les rails et autres murets de pierre. 6 km d'un parcours aller-retour sinueux, tortueux, montueux, épineux… Bref, dangereux pour le commun des mortels - au point d'être limité 40 km/h - mais dévalé assurément à plus de 100 km/h en pointe. Sur une chaussée humide…

Un exercice d'équilibriste pourtant vécu en totale sérénité de la ligne de départ au drapeau à damiers, tant mon pilote - 4e des essais la veille à Gap - inspire la maîtrise volant en mains. Et l'habitacle, aussi spacieux que sécurisé, le confort.

Galanterie… Non merci

À l'arrivée sur site, dans la grisaille et l'humidité, les premières images d'un invité asiatique pris de haut-le-cœur à la fin de son tourniquet mécanique, n'invitait pourtant pas à une totale quiétude. Ma compagne de navette, une journaliste serbe, me cédant alors volontiers la primeur de cette immersion.

Peut-être se souvenait-elle, alors, avoir signé une décharge de responsabilité quelques minutes plus tôt au Café de Paris. Là où le luxueux Salon Bellevue, transformé en arrière-base du Rallye Monte-Carlo, faisait office de cabine d'essayage pour les combinaisons ignifugées. La mienne sera rouge vif. Pas celle du cheval cabré mais de Citröen.

Après une première expérience dans la voiture ouvreuse du Grand Prix de Formule 1 l'an dernier, j'attendais beaucoup (plus) de cette opportunité de marcher sur les traces des McRae, Loeb ou Ogier, eux-mêmes porte-étendard de Citröen dans les années 2000. En tête, les images de bolides nerveux et de tracés chaotiques domptés par des pilotes au sang aussi froid que la gomme de leurs pneumatiques brûlantes.

Une dextérité bluffante

C'était sans imaginer la puissance réelle de ces engins. Alors que je pensais les harnais de sécurité serrés au maximum avant le départ - pied au plancher -, le premier freinage propulsait tête et torse vers l'avant. Sans altérer la sensation permanente de sécurité dans des baquets « emmitouflants ».

Arrivé au terme de la phase aller de cette immersion, Kris Meeke s'enquérait de mon bien-être avant d'exécuter un demi-tour fulgurant. « C'est dingue ! J'adore mon boulot ! », ai-je lâché dans l'euphorie, vantant en quelques mots sa dextérité bluffante. Une phrase et des éloges qui sonnaient comme un passeport direct pour un retour tout aussi express. Une phase descendante tout aussi impressionnante, voire plus dans les sorties de virages.

« C'est vraiment délicat »

Depuis ma place, délesté de la tâche d'indiquer le tracé à mon chauffeur comme tout bon copilote - heureusement pour lui -, impossible de voir le compteur, tout juste l'affichage des rapports, grimpant aussi vite que les étages défilent dans un gratte-ciel !

Spectaculaire !

Et dire que cette petite virée n'était qu'une balade pour Kris Meeke. « Ce n'est pas vraiment une route représentative du rallye », glissera dans un sourire la responsable de communication Citroën. La ligne franchie et le masque de la concentration tombé, mon idole du jour me confiera, lui, l'exigence et la difficulté du mythique « Monte-Carle ». « C'est vraiment délicat, on passe d'un temps sec à la pluie, puis à la neige. » La première étape d'un circuit de 13 rallyes cette saison pour Kris Meeke. La dernière pour moi. Mais si un baquet traîne l'année prochaine…

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