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Embarquez avec nous au eRallye Monte-Carlo. Dernier épisode: nuit d’ivresse

Mis à jour le 28/10/2018 à 15:08 Publié le 28/10/2018 à 13:40
Conditions dantesques pour les deux dernières spéciales du 3e eRallye, dont l’épreuve mythique du col du Turini.

Conditions dantesques pour les deux dernières spéciales du 3e eRallye, dont l’épreuve mythique du col du Turini. Photo Jo Lillini

Embarquez avec nous au eRallye Monte-Carlo. Dernier épisode: nuit d’ivresse

Partenaire média du 3ème eRallye Monte-Carlo qui est achevé dans la nuit de samedi à dimanche en Principauté, Nice-Matin était au cœur de la course. Vécu à bord de la Renault Zoé n°32 du groupe Nice-Matin et de Radio Vinci Autoroutes.

"On a failli toucher un mur, non?". Dans l’habitacle à peine éclairé par la lumière blafarde du plafonnier, ma copilote serre les dents.

Au beau milieu de la vertigineuse descente détrempée du Turini, la voix blanche, elle continue à égrener les temps de passage pour faire en sorte que nous collions le plus possible à la moyenne imposée de 39 km/h et des poussières.

>>RELIRE. VIDEO. Embarquez avec nous au eRallye Monte-Carlo. Episode 1: la chance des débutants

J’avoue que je préfère être à ma place, au volant, qu’à la sienne, dite du mort (de trouille). Pour être ballotté de cette manière d’un lacet à l’autre, conduit par un pilote amateur dans la spéciale la plus connue au monde, mieux vaut avoir le cœur bien accroché. L’estomac au bord des lèvres, Virginie est crispée mais assure.

La cata dans les lacets

Ultime étape de ce 3e eRallye Monte-Carlo, la ZR 10 (zone de régularité) entre Lantosque et Sospel est interminable. Si la pluie s’est un peu calmée depuis notre départ de Monaco à 21h19, la visibilité est nulle.

Épatante pendant tout le rallye, nerveuse, fiable et scotchée à la route, notre Renault Zoé n’éclaire rien. Dans la nuit du haut-pays, ses phares ne permettent absolument pas de distinguer le tracé de la route.

>>RELIRE. VIDEO. Embarquez avec nous au eRallye Monte-Carlo. Épisode 2: l’erreur se paye cash

Dans les épingles, c’est le trou noir. Dans les lacets, la cata. A chaque freinage appuyé, les murs qui inquiètent Virginie se rapprochent dangereusement.

Sur la chaussée détrempée, il faut en permanence déjouer les pièges. Les flaques, les ornières, les feuilles et les pierres (voire les rochers!) qui jonchent le bitume en cette soirée de déluge.

Ma hantise, outre la sortie de route ou le gros câlin à un muret: heurter un caillou et crever un pneu, ce qui vient d’arriver à l’équipage d’une Tesla. D’autant que je ne suis pas totalement persuadé d’avoir une roue de secours...

>>RELIRE. VIDEO. Embarquez avec nous au eRallye Monte-Carlo. Episode 3: douche froide

Dieux du volant

Même à moins de 40 km/h de moyenne, disputer une telle spéciale de nuit est une épreuve. Imaginer que les pilotes de WRC montent et descendent le Turini à 100, 150 km/h, si ce n’est plus, dépasse l’entendement.

Ces gens-là sont des dieux du volant. De notre côté, même si nous avons beaucoup appris depuis le départ de Nevers mercredi, nous ne sommes pas devenus en quatre jours des dieux du chrono. Nos moyennes sont désespérément médiocres.

Nos approximations et nos erreurs d’orientation dans deux zones de régularité nous ont coûté cher et notre classement au terme de l’épreuve (34e sur 37 classés et 40 au départ) ne nous destine pas franchement à une glorieuse carrière dans le championnat du monde de la spécialité.

Nous garderons, outre la plaque de rallye qui témoigne de notre épopée épique, des souvenirs intenses et des images inoubliables. Et nous resterons impressionnés par le niveau d’exigence d’un rallye organisé par des femmes et des hommes, bénévoles ou non, incroyablement professionnels, disponibles et humains.

Mention particulière pour notre Zoé électrique numéro 32 qui ne nous a pas lâchés et que nous avons ramené à Automobile club sans une égratignure. Une vraie sportive qui s’ignore. Comme nous.

>>RELIRE. Embarquez avec nous au eRallye Monte-Carlo. Episode 4: le jeu des mille bornes


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