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Elles représenteront Monaco au prochain Rallye des Princesses

Sandra Murcia Robert et Elisabeth Mousny y participeront au volant d’une Mercedes de collection entre Paris et La Baule, le tout aux couleurs du Musée océanographique.

Cédric Verany Publié le 09/05/2022 à 10:00, mis à jour le 09/05/2022 à 09:51
Sandra Murcia Robert et Elisabeth Mousny se sont inscrites pour cette 21e édition. Photo Jean-François Ottonello

C’est l’histoire de deux amies sportives dans la vie, qui se sont lancé un défi: celui d’accomplir un rallye. Sandra Murcia Robert et Élisabeth Mousny ont jeté leur dévolu sur le Rallye des Princesses et s’aligneront sur la grille de départ, le 14 mai prochain, place Vendôme à Paris.

La 21e édition de cette course réservée à des équipages 100% féminins prévoit un parcours de 300 à 350 kilomètres par jour en quatre étapes après Paris de la côte d’Opale à la cote Atlantique: Le Touquet, Deauville, Dinard et l’arrivée sur la plage de La Baule. Et la centaine d’équipages naviguera dans des voitures de collection.

C’est tout ce mélange qui a séduit les deux amies de Monaco pour y prendre part au volant d’une Mercedes-Benz 190 SL décapotable de 1958, dégotée chez leur sponsor, Klausen Cars en Suisse. Un bolide rétro qu’il a fallu apprivoiser…

"Paradoxalement, je trouve cette Mercedes plus facile à conduire que les voitures d’aujourd’hui. Je la sens, je conduis au bruit. Je suis beaucoup plus dans la sensation, je sens les vibrations, c’est très intéressant. Et je la trouve très féminine", souligne Sandra Murcia Robert qui pilotera la voiture. Le tandem s’entraîne depuis trois mois sur les petites routes de La Turbie ou de Roquebrune pour apprivoiser cette conduite. Avec comme coach, trois fois par semaine pendant trois heures, un ancien commandant de police, qui a officié pendant 36 ans à la Sûreté publique et apprend aux deux concurrentes les subtilités de la route.

La régularité recherchée

S’il n’est pas question de vitesse - elle est limitée pendant la course à 40 km/h - la compétition se fait dans la régularité. Et la lecture du roadbook qui dévoile un tracé particulier chaque matin est à assimiler. "Bien sûr il y a la technologie, mais nous serons sur des petites routes, il faut savoir appréhender les distances, se fier à nos sensations, à notre propre comptage. Tout cela, nous l’avons travaillé, et nous essayerons aussi de prendre du plaisir."

 

En parallèle, les deux amies ont décidé de donner une portée caritative à leur défi. Elles participeront sous la bannière monégasque et celle du Musée océanographique pour étendard.

"Nous avons choisi le Musée océanographique, car je me passionne pour la nature, la terre, aux indigènes de mon pays, la Colombie, que j’ai étudié", souligne Sandra Murcia Robert, expliquant sa formation de psychologue clinicienne, et qui compte aussi parmi les mécènes du Temple de la mer. "Les causes que le Musée océanographique porte, en lien au respect de l’humain, font écho à mes convictions. Et le rallye est cette année sur le thème de la mer, donc cela prenait du sens."

Le duo monégasque finit ces jours-ci ses étapes préparatoires avant la plongée dans le grand bain et le départ pour Paris, en avion, pour récupérer la voiture et entamer la compétition. Une compétition qui aura ses bons côtés: toutes les nuits, les concurrentes feront escale dans des hôtels quatre ou cinq étoiles sur le chemin du rallye. Qui porte bien son appellation, de princesse.

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