E-Rallye de Monte-Carlo, jour 4: les gaffes, la galère et la gagne

Au cœur du E-Rallye, jour 4. Partenaire média du 6e E-Rallye Monte-Carlo, « Monaco-Matin » était dans la course. Nos impressions à bord de la BMW i4 de Nice-Matin et Radio Vinci Autoroutes.

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Denis Carreaux Publié le 29/10/2022 à 22:25, mis à jour le 29/10/2022 à 22:34
Très belle 3e place pour la BMW de l’équipage médias dans la 2e spéciale de la journée, juste derrière Bruno Saby, le vainqueur du Monte-Carlo 1988. (Photo ACM/Philippe Magoni) Photo D.C.

En ce dernier jour du E-Rallye, la voiture numéro 9 n’est plus seulement celle de l’équipage médias, mais bien aussi celle des rois de la gaffe.

Deux minutes avant le départ, nous frôlons l’élimination. Impossible de mettre la main sur le carnet de pointage que nous devons impérativement présenter aux commissaires de l’Automobile club de Monaco au moment de partir de la Principauté, à 7h38 précises.

Le précieux carton gît par terre à quelques mètres de là, échappé du vide-poches de notre BMW. Sans l’intervention d’une bonne âme, l’aventure s’arrêtait net pour nous.

Montagnes russes

Mais le meilleur est à venir. 8h52. Au moment d’écraser la pédale d’accélérateur au départ de la première spéciale des Alpes-de-Haute-Provence, rien ne se passe.

Le contact n’est tout simplement pas mis. Le temps de comprendre ma bévue et de relancer la machine, j’ai déjà perdu quinze secondes avant de mettre enfin la gomme. L’erreur est vite rattrapée.

Malgré l’étroitesse de routes copieusement garnies de gravillons frais, nous réalisons le 3e temps, juste derrière Bruno Saby, le vainqueur du Monte-Carlo 1988. Incroyable!

Dans la deuxième zone de régularité (ZR) entre Lambruisse et Barrême, nous enchaînons les galères. Une mauvaise interprétation du road-book nous fait retomber dans nos travers de débutants. La punition tombe: un 42e temps et une pénalité maximale de 1800 points qui pèsera très lourd au classement général.

Après cette matinée façon montagnes russes, nous effectuons une prestation correcte (21e) dans la troisième ZR qui nous conduit dans les Alpes-Maritimes via le col du Buis.

De retour sur nos terres maralpines, Virginie et moi donnons tout dans la dernière spéciale entre Saint-Auban et Andon. Presque aussi futés que les bisons de la Réserve des Monts-d’Azur devant laquelle s’achève cette épreuve, nous signons une honorable 8e position.

Bilan contrasté

Moins bien classés au général que l’an passé (31e sur 53 contre 21 sur 52 en 2021) malgré une auto bien plus performante, nous avons pêché par manque de régularité (un comble!) et payons comme toujours notre absence de préparation. Nous nous consolons en constatant que nous avons tout de même figuré 6 fois sur 15 dans le Top 10.

Au-delà de ce bilan contrasté, cette quatrième participation nous aura permis de constater les progrès réalisés par les véhicules électriques en l’espace d’un an.

Au volant de notre BMW i4, l’autonomie n’est presque plus un problème. Parcourir près de 500km d’une traite à allure raisonnable est désormais possible (et plus seulement avec une Tesla), ce qui réduit considérablement l’écart avec le thermique. Dans le même temps, les bornes de recharge ont fleuri sur le bord des routes.

Enfin, le succès grandissant du E-Rallye Monte-Carlo, pour lequel l’Automobile Club de Monaco a dû refuser une quinzaine d’inscriptions, prouve que l’association entre électrique et sport automobile fonctionne de mieux en mieux. L’année prochaine, il faudra songer à voir encore plus grand.

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