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Charles Leclerc rendra-t-il la monnaie de sa pièce à Carlos Sainz en 2022 sur les circuits de F1?

Devancé par son nouveau coéquipier espagnol au championnat pilotes en 2021, le Monégasque entame une saison charnière ce week-end au Grand Prix de Bahreïn. Trois ans après ses deux premières victoires sans lendemain dans l’habit de lumière de la Scuderia Ferrari, retrouvera-t-il le chemin du succès ?

Gil Léon Publié le 17/03/2022 à 15:15, mis à jour le 17/03/2022 à 15:14
Chez Ferrari, Charles Leclerc et Carlos Sainz entament leur saison 2 côte à côte. Photo Scuderia Ferrari

Pour lui, à 24 ans, ce n’est pas l’heure de vérité qui va sonner. Après deux saisons de vaches maigres indignes du cheval cabré, Charles Leclerc entame carrément une année de vérité, ce week-end à Bahreïn. Combien de fois le héros monégasque des GP de Belgique et d’Italie 2019l’a-t-il martelé depuis qu’il doit se contenter d’un rôle de simple figurant dans l’ombre des deux cadors des maisons d’en face, Mercedes et Red Bull? La révolution technique de 2022 offre à Ferrari l’opportunité de revenir sous les feux des projecteurs. Aujourd’hui, tous les tifosi retiennent donc leur souffle avec l’espoir chevillé au corps de voir cette splendide F1-75 gagner beaucoup plus qu’un premier prix de beauté.

Permettra-t-elle à l’iconique Scuderia de redorer son blason? Et au petit prince de Maranello de tutoyer à nouveau les sommets? Encore faudrait-il que celui-ci réussisse à prendre l’ascendant sur son coéquipier.

Il y a un an, pas grand monde n’aurait osé prédire que Carlos Sainz se ferait une place au soleil si vite, si tôt, dans le coin rouge du paddock. Après des expériences contrastées chez Toro Rosso, Renault et McLaren, le Madrilène a pourtant enclenché la vitesse supérieure. Jusqu’à s’immiscer dans le top 5 final (5e) avec 164,5 points et 4 podiums au compteur.

Jamais bousculé de la sorte par un voisin de stand jusque-là, en F1 mais aussi aux étages inférieurs, Leclerc (7e, 159 pts, 1 podium, 2 pole positions) ne se cache pas derrière son petit doigt quand on l’interroge sur le sujet. "Ça fait mal de finir derrière son équipier, bien sûr", répond l’ambassadeur de la Principauté qui avait auparavant poussé sans ménagement Sebastian Vettel vers la sortie. "Qu’il s’agisse d’une course ou du championnat, un pilote a toujours envie de battre le seul homme disposant du même matériel que lui. Carlos s’est montré très régulier alors que de mon côté, j’ai loupé des opportunités, tantôt à cause d’un manque de réussite, tantôt par ma faute. J’ai parfois été trop optimiste. Ça m’a coûté pas mal des points. J’ai payé le prix et j’ai retenu la leçon. Maintenant, on regarde droit devant avec l’envie de prolonger et d’accélérer la progression amorcée par Ferrari en 2020."

 

En rendant au passage la monnaie de sa pièce à l’encombrant señor Sainz?

Le chiffre

Sur le plateau de l’émission "Canal Sports Club" diffusée en direct le samedi 5 mars sur Canal +, Charles Leclerc a répondu sans se débiner à la question posée par le voisin niçois champion du monde MotoGP Fabio Quartararo.

« - Alors, Charles, combien de victoires cette saison?

- 23, j’aimerais bien (Rires). Mais objectivement, euh... Disons 5! Ce serait déjà un bon score. »

La phrase

"Vous me dites toujours: ‘’Donnez une voiture à Charles!’’ La voilà... Maintenant, voyons ce qu’il va faire."

 

De Mattia Binotto, le directeur de la gestion sportive, lors d’une interview pour la chaîne Sky Sport samedi dernier dans le paddock des essais hivernaux, à Bahreïn.

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